samedi, 26 décembre 2009

2009: la fusée Usain Bolt illumine l'année sportive

Reuters Patrick Vignal



La fusée Usain Bolt a éclairé l'année sportive 2009, laissant dans son sillage d'autres exploits majeurs mais moins supersoniques.



LA FUSÉE BOLT ILLUMINE 2009 



Roger Federer a eu beau égaler puis dépasser le record de Pete Sampras pour compter désormais 15 titres du grand chelem dont, enfin, Roland-Garros, l'homme de l'année, ce n'est pas lui.

C'est, bien sûr, le Jamaïcain, surprenant mélange de décontraction et d'explosivité, qui a réécrit dans la bonne humeur l'histoire de l'athlétisme en quelques jours au mois d'août à Berlin avec deux records fabuleux, 9"58 sur 100 m et 19"19 sur 200.

Son talent unique et sa légèreté, dans la vie comme sur la piste, font de lui un antidote parfait à la grisaille ambiante et un rêve pour les annonceurs qui ne peuvent plus vraiment compter sur Tiger Woods, rattrapé par la banalité et devenu soudainement humain.

L'acharnement médiatique dont a été victime le phénomène du golf consolera peut-être un peu Thierry Henry, montré du doigt pour une faute de main qui a fait couler beaucoup d'encre.

Le fameux barrage face à l'Irlande restera dans les mémoires tandis que le débat autour d'un Raymond Domenech de plus en plus impopulaire auprès de 60 millions de sélectionneurs promet de se poursuivre jusqu'à la Coupe du monde 2010 en Afrique du Sud.

Thierry Henry ne sera sans doute jamais Ballon d'Or mais son coéquipier au Barça Lionel Messi, lui, risque de l'être plusieurs fois. L'Argentin de poche a commencé sa collection cette année et raflé pas moins de cinq titres dont la Ligue des champions avec le club catalan.

 

SCHUMACHER REVIENT

La surprise de l'année vient de la Formule Un, où personne n'aurait misé sur l'écurie Brawn ni sur Jenson Button, pourtant sacrés tous deux au terme d'une saison folle marquée par la déroute des ténors.

Même si la réduction des coûts change la donne et que la liste des constructeurs qui retirent leurs billes ne cesse de s'allonger, un retour à l'ordre est possible en 2010 avec un Michael Schumacher sorti de la retraite.

Les sportifs qui ont goûté à l'ivresse des sommets ont du mal à s'en passer, ce qu'illustre le retour de Schumacher après ceux, en tennis, de Kim Clijsters puis Justine Hénin.

Amélie Mauresmo, elle, a choisi de tirer sa révérence, de même que Laure Manaudou. Deux belles carrières tourmentées s'achèvent qui laisseront toutes deux un arrière-goût d'inachevé.

Il n'y a pas que la F1 à se replonger dans le passé. Les nageurs, eux aussi, arboreront un look rétro en 2010 avec le retour des traditionnels maillots de blanc en lieu en place des combinaisons, responsables d'une pluie de records mais coupables d'avoir fait basculer la natation au rayon des sports mécaniques.

Tout ne va pas changer en 2010. Yelena Isinbayeva continuera sans doute de battre des records du monde à la perche et Clermont perdra peut-être encore une finale de Top 14.

Surtout, l'excitation des années paires est déjà perceptible avec, au coin de la rue, les Jeux de Vancouver et le Mondial sud-africain. Il est temps de refermer le livre de 2009 mais la page Usain Bolt restera marquée à jamais.

jeudi, 24 décembre 2009

Hénin: "Je suis devenue adulte"

24/12/2009 -


"Je suis devenue adulte"
Eurosport


Avant son retour à la compétition en janvier, Justine Hénin s'est confiée à Eurosport. Avec une grande sincérité, la Belge le reconnait, arrêter sa carrière fut une erreur. Elle n'y était pas prête. Au prix d'une introspection parfois douloureuse, elle revient aujourd'hui pleinement épanouie.


JUSTINE HENIN, Quelques semaines après l'annonce de votre retour, que ressentez-vous: excitation, nervosité", angoisse?

J.H. : C'est beaucoup d'émotion. Je pensais que "moi sur un court de tennis" appartenait au passé. Alors, c'est vrai que je ressens toutes ces émotions. Excitation, impatience et une grande faim de tennis. C'est vraiment magique. Je reviens avec un état d'esprit différent. Je veux que cette nouvelle carrière soit plus sereine. Je veux prendre davantage de plaisir. Je veux réaliser à quel point cette vie est précieuse. Par le passé, j'avais l'habitude d'accomplir les choses dans la souffrance. J'ai tiré beaucoup de forces des évènements douloureux qui me sont arrivés dans la vie. Je me connais beaucoup mieux. J'ai beaucoup appris ces deux dernières années. J'ai finalement réussi à m'accepter comme je suis, avec mes forces et mes faiblesses.


Cette notion de plaisir, ce sera vraiment la grande différence entre l'ancienne et la nouvelle Justine Hénin?

J.H. : Bien sûr. Vous savez, quand j'ai arrêté ma carrière, ce fut un choc pour beaucoup de gens. Mais pour moi, c'était un soulagement. J'avais besoin de sentir que j'étais vivante en dehors du tennis. Ce sport vous prend énormément d'énergie. J'avais besoin de me poser les questions qu'une personne normale de 25 ans se pose. Mais j'étais encore jeune, alors j'ai pu recharger mes batteries, physiquement, mentalement, émotionnellement.


Ce retour, est-ce une décision subite ou mûrement réfléchie?

J.H. : J'ai commencé à me demander si cette décision d'arrêter était définitive. Comment est-ce venu? C'est difficile à décrire. Une petite voix dans ma tête. Federer qui gagne Roland-Garros et me fait réaliser que, de mon côté, je dois encore remporter Wimbledon. Mais j'ai pris ma décision seule. Je n'en ai parlé à personne, pas même à Carlos (NDLR: Rodriguez, son coach). Et c'est ce qui est bien. J'ai été capable de décider par moi-même. Quand vous avez cinq ou six ans, vous voulez devenir une championne mais ça n'a rien de logique, vous ne savez pas ce que c'est. Aujourd'hui, je fais un choix en mesurant pleinement ce qu'il implique. Je suis enfin devenue une adulte.


Avez-vous ressenti que vous n'étiez pas prête à changer de vie?

J.H. : Exactement. Je suis impatiente, c'est mon problème. Je veux tout en même temps. Six mois avant d'arrêter ma carrière, j'ai commencé à me poser des questions. J'ai brûlé les étapes. J'étais impatiente de fonder une famille, avoir une vie normale, plus équilibrée. Puis j'ai réalisé que j'avais commis une erreur. Je ne suis pas pire ou meilleure qu'une autre. Je suis juste différente. J'ai toujours de l'ambition. J'ai besoin d'adrénaline, d'émotion et je n'étais pas prête à embrasser une vie calme et normale. Je m'étais inscrite dans un certain confort qui ne me correspond pas.


Y a-t-il eu des moments difficiles au cours de votre période d'inactivité?

J.H. : Oui. Surtout au bout de quatre mois. Au début, c'était l'euphorie. J'étais libre. Libre de faire tout ce que je n'avais jamais pu faire, sans excès bien sûr. Le simple fait de profiter de la vie sans contrainte horaire, passer du temps avec ceux que j'aime. Mais au bout de quatre ou cinq mois, vous êtes vide. Vous devez reprendre à zéro pour savoir comment fonctionner. Vous devez reprendre confiance en vous sans une raquette de tennis. J'ai réussi à le faire et c'est ce qui me permet de revenir aujourd'hui. Mais j'ai ressenti des moments de grande solitude.


Assimileriez-vous cela à de la dépression?

J.H. : Bien sûr. Je suis passée par ces moments. Je n'ai aucune honte à l'admettre. C'est humain et je l'accepte. Dans ces moments, peu importe si vous êtes très entourée, vous vous sentez quand même seule. C'est normal. Il faut accepter de traverser cette période où vous vous cherchez. Si vous êtes assez courageux pour franchir ce cap, tout devient plus facile après ça.


Etes-vous heureuse aujourd'hui?

J.H. : Oui, complètement. J'ai toujours des doutes, bien sûr, mais je vois clairement où je vais. Je me connais beaucoup mieux et ça n'a pas de prix. Je ne vois plus les choses en noir et blanc. Je ne suis plus tolérante aussi, plus mature. J'ai évolué. Après ma première exhibition, j'ai senti que j'étais capable de m'exprimer beaucoup mieux et plus librement.


Qu'avez-vous pensé du retour de Kim Clijsters et de sa victoire à l'US Open?

J.H. : C'est très impressionnant. Elle est quasiment la seule à pouvoir accomplir quelque chose comme ça. Elle est imprévisible. Je la connais depuis longtemps et il y a une part d'elle qui est un peu folle, dans le bon sens du terme, et ça l'aide sur le court. Sa victoire veut-elle dire qu'il y a une faiblesse générale dans le tennis féminin? Peut-être. En partie. Mais ça reste une performance incroyable. Revenir en Grand Chelem comme ça et rester maîtresse de ses émotions, franchir toutes les marches, battre les deux soeurs Williams à New York... Vraiment, chapeau. C'est une source de motivation pour moi. Kim et moi, nous n'aurions jamais été aussi fortes si l'autre n'avait pas été là. Je sais qu'elle pense la même chose. On se motive. Nous n'avons pas beaucoup de choses en commun en dehors du tennis, mais il y a beaucoup de respect entre nous et nous n'avons jamais perdu ça. J'espère que nos chemins vont vite se croiser sur les courts...


D'après votre entourage, vous êtes en forme comme jamais...

J.H. : J'ai été opérée des yeux et du genou. J'ai laissé mon corps se reposer. D'un autre côté, il va devoir se réhabituer à une certaine tension, à la pression. Votre cerveau doit aussi se trouver en état d'alerte d'une certaine manière. Je fais ça en reprenant quelques habitudes. Je dois faire de la prévention par rapport aux blessures, car à 27 ans, je ne peux plus tout me permettre.


Eurosport - Propos recueillis par Jean-Christophe LABRUNYE

mercredi, 23 décembre 2009

«Clijsters, la belle histoire»

«Clijsters, la belle histoire»


Kim Clijsters Kim Clijsters a donné un peu de couleur à la saison WTA (DPPI)

Pour Patrice Dominguez, la saison 2009 a été vraiment passionnante chez les garçons. Elle fut en revanche beaucoup plus terne et pas au niveau chez les filles malgré le retour remarqué de Kim Clijsters.

par Rédaction Sport24.com, le 19-12-2009


«Chez les garçons, la saison est partie en fanfare pour Rafael Nadal, qui était n°1 mondial. Mais la machine s’est enrayée : son physique l’a lâché à partir du mois de mai. Du coup, Roger Federer a atteint ses objectifs, qui étaient de gagner Roland Garros, de battre le record de Grands Chelems, de terminer l’année à la place de n°1… 2009 a donc été grâce à lui une saison d’émotions. On retiendra également l’avènement d’un joueur comme Juan Martin Del Potro, qui incarne une forme de tennis nouvelle : un grand gabarit, gros frappeur, qui fait peur et qui l’a plus ou moins confirmé au Masters en atteignant la finale.


Le masters de Doha ? Une erreur

Côté tennis féminin, on ne sait pas trop ce que l’on a vu cette année... Dinara Safina n’a jamais confirmé sa place de n°1 mondiale (place que je ne remets pas en cause- mais le fait étant que, n’ayant gagné ni Roland Garros ni l’Open d’Australie où elle était en finale, elle a plombé l’ambiance, et a calé systématiquement dans les moments importants, puis s’est littéralement effondrée en fin de saison). Le titre revient finalement à celle qui a gagné deux Grands Chelems et le Masters : Serena Williams. Je pense que le Masters à Doha est une erreur : cela n’intéresse plus personne. On est incapable de dire qui était en finale contre Serena… Certes, il faut jouer dans des grandes capitales, des endroits où il y a du public. C’est bien de s’ouvrir au monde. Mais pas dans n’importe quelles conditions…


Côté féminin, je dirais donc que l’année 2009 ne fut pas très palpitante, tant au niveau international que national… Ce fut une année de transition. Un petit éclair montre que, malgré tout, tout est possible : le retour de Kim Clijsters, qui est maman, et qui regagne (comme dans les années 70-80, où des joueuses faisaient un bébé et étaient capables de revenir et de gagner). Ça a un côté humain, c’est une belle histoire. Cela donne beaucoup d’espoir pour le reste, et montre qu’en tennis, chacun (ou chacune) a ses armes. J’aurais pu dire la même chose d’un petit gabarit comme Davydenko, pétri de qualités, qui a énormément de vitesse, et qui est capable de battre les grands, les gros, les plus puissants, les plus costauds…»


Propos recueillis par Krystel Roche

Federer-Roddick, le match de l'année

21/12/2009



Le match de l'année
Reuters


Vous n'y échapperez pas. Avant de servir un cotillon sur le T avec votre coupe de champagne, il faut jeter un dernier coup d'oeil dans le rétro de la saison 2009. Vous avez choisi le match de l'année : Federer-Roddick. Ça tombe bien, nous aussi.


LE BEST- OF DE LA SAISON 2009

Quel est le meilleur match de l'année ?

VOTRE VOTE (pour un total de 110 votes enregistrés) :

1. Federer-Roddick à Wimbledon : 45 votes
2. Nadal - Verdasco à l'Open d'Australie : 21 votes
3. Nadal - Federer à l'Open d'Australie : 17
4. Federer-Del Potro à l'US Open : 11
5. Nadal - Djokovic à Madrid : 5
6. Nadal-Soderling à Roland-Garros : 5
7. Federer-Del Potro à Roland-Garros: 3
8. Söderling-Gonzalez à Roland-Garros, Gonzalez-Hewitt à l'Open d'Australie, Monfils-Djokovic à Bercy : 1.


VOS REACTIONS :

"Certes les finales de Grand Chelem offrent une intensité dramatique inégalable dans un Master 1000, dans lequel on ne peut pas voir un 5e set réglé 16-14... Mais d'un point de vue technique, spectaculaire, et objectif, indépendamment de l'enjeu , Nadal - Djokovic était pour moi le plus beau match de l'année . Plus de 4h de match en 3 sets, aucune faute directe, des échanges improbables d'intensité ..." De xamlop | 21/12/2009 - 12:55.


LE CHOIX D'EUROSPOR.FR : Roger Federer (SUI, 2) bat Andy Roddick (EU, 6) 5-7, 7-6 (8/6), 7-6 (7/5), 3-6, 16-14 (Wimbledon)

POURQUOI ?

Après la finale fantastique de 2007 et le match sublime, un des plus beaux de l'histoire du tennis, de la finale 2008, les organisateurs de Wimbledon ont réussi l'exploit d'obtenir pour la troisième année consécutive un des matches les plus spectaculaire de l'année. Parfois moins intense que la demi-finale de l'Open d'Australie entre Rafael Nadal et Fernando Verdasco, mais avec un finish sensationnel. Andy Roddick a donné le meilleur de lui-même. On ne peut oublier qu'il ne perdit qu'une seule fois son service et que cela lui fit perdre le titre... Roger Federer, sacré une sixième fois, avait discrètement réussi de son côté 50 aces ! Les confrontations entre Juan Martin Del Potro et Federer n'ont pas connu une fin aussi palpitante malgré cinq sets à chaque fois à l'US Open et à Roland-Garros. Vous avez également plébiscité le match Nadal-Federer à Melbourne, mais le scénario se rapproche trop pour nous de celui de la finale de l'US Open, avec un Federer nettement moins en contrôle lors du set décisif. Quant à Nadal-Soderling, au-delà du résultat, il ne nous a pas laissé une empreinte indélébile, en raison du piètre niveau de jeu de l'Espagnol, privé d'explosivité ce jour-là.


LE CHOIX D'EUROSPORT.COM (Grande-Bretagne) : Federer - Roddick (Wimbledon)

Deux jeux décisifs et 30 jeux dans le dernier set, cela dit tout.


LE CHOIX D'EUROSPORT.ES (Espagne) : Nadal - Federer (Open d'Australie)

11 mois ont passé et cette rencontre est désormais yun peu loin de nous, mais ce à quoi nous avons assisté était la fin d'un cycle. Bien sûr, Federer est revenu au sommet après Wimbledon. Mais la finale de l'Open d'Australie fut incroyable : cinq sets et les images d'un Federer en pleurs. Ce fut d'ailleurs sans nul doute une des images de l'année tous sports confondus.


LE CHOIX D'EUROSPORT.CN (Chine) : Nadal - Verdasco (Open d'Australie)


LE CHOIX D'EUROSPORT.SE (Suède) : Söderling - Nadal (Roland-Garros)

Après quatre années de domination à Paris, Nadal est battu par Söderling. Le Suèdois réalise le premier grand exploit de sa carrière. Nous pensons que peu de joueurs ont frappé aussi fort en coup droit que Robin ce jour-là contre Nadal.


LE CHOIX D'EUROSPORT.DE (Allemagne) : Del Potro - Federer (US Open)

Bien sûr, nous devons citer l'incroyable finale de Wimbleon, mais nous optons pour celle de Flushing Meadows. Le "grand coup de l'année" réussi par Juan Martin Del Potro. Ce dernier, est, selon nous, en chemin pour devenir N.1 mondial. En finale, il a eu un sang-froid remarquable pour remporter deux jeux décisifs et le cinquième set.


LE CHOIX D'EUROSPORT.RU (Russie) : Söderling - Nadal (Roland-Garros)

Robin Söderling a brisé le règne de Rafael Nadal à Roland-Garros de façon assez spectaculaire. Sachant que les deux hommes n'avaient pas de bonnes relations, la victoire du Suèdois parait encore plus significative. Nous citons également Davydenko face à Federer au Masters de Londres.


A savoir : cet article s'enrichira au fur à mesure de vos contributions et de celles de nos collègues...

Eurosport - Julien CARRASCO

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Federer et Serena honorés

22/12/2009 -



Federer et Serena honorés
Imago


Le Suisse Roger Federer et l'Américaine Serena Williams, qui ont terminé l'année en positions de N.1 aux classements ATP et WTA, ont logiquement été désignés joueurs de tennis de l'année par la Fédération internationale (ITF), mardi.


Roger Federer, 28 ans, a reçu cette distinction pour la cinquième fois de sa carrière, Serena Williams pour la deuxième. La cadette des soeurs Williams, 28 ans, a été également désignée joueuse de double de l'année, en compagnie de son aînée Venus Williams, 29 ans. Elle est la première femme depuis la Suissesse Martina Hingis, il y a dix ans, à être désignée meilleure joueuse de l'année à la fois en simple et en double. Chez les messieurs, le double de l'année pour l'ITF est également américain, avec les frères jumeaux Bob et Mike Bryan, 31 ans, distingués pour la sixième fois. Cette année 2009 a vu Federer, vainqueur de deux tournois du Grand Chelem (Roland-Garros pour la 1er fois, Wimbledon pour la sixième) et finaliste des deux autres (Open d'Australie et US Open), reprendre le leadership mondial à Rafael Nadal, qui n'a remporté qu'un Grand Chelem, l'Open d'Australie.


L'année des Williams


Serena Williams, joueuse ITF de l'année pour la deuxième fois après 2002, a aussi remporté deux titres du Grand Chelem en 2009, l'Open d'Australie et Wimbledon. En double dames, les soeurs Williams ont raflé trois titres du Grand Chelem: l'Open d'Australie, Wimbledon et l'US Open. Les frères Bryan n'ont, eux, remporté qu'une levée du Grand Chelem, l'Open d'Australie, mais ont été finalistes à Wimbledon et ont disputé tous les matches des Etats-Unis en Coupe Davis, dont ils sont sortis invaincus. Daniel Berta, 17 ans, désigné meilleur junior de l'année, est le premier Suédois à obtenir cette distinction depuis Thomas Enqvist en 1991. Son année 2009 a été marquée par un titre en Grand Chelem, à Roland-Garros, et une première sélection chez les grands, en équipe de Suède de Coupe Davis contre Israël, en qualité de cinquième homme.


A SAVOIR : La lauréate des juniors filles est la Française Kristina Mladenovic, 16 ans, victorieuse à Roland-Garros et finaliste à Wimbledon. La précédente Française désignée meilleure junior de l'année avait été en 1996 Amélie Mauresmo, qui vient de prendre sa retraite à 30 ans. Tous ces lauréats recevront leur trophée le mardi 1er juin prochain, au cours d'une cérémonie organisée pendant le tournoi de Roland-Garros, à Paris.


Eurosport - AFP

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mardi, 22 décembre 2009

L'autre joueur de l'année : Del Potro

21/12/2009



Best-of 2009 : Del Potro
Eurosport


Non, ce n'est pas un crime de lèse-majesté envers Roger Federer et Rafael Nadal, dont nous détaillerons les exploits plus tard. Nous vous avons simplement demandé qui d'autres que les deux légendes vivantes méritait ce titre en 2009. Là encore, nous sommes d'accord : Juan Martin Del Potro s'impose.


LE BEST- OF DE LA SAISON 2009

Quel joueur ou joueuse a selon vous marqué la saison outre Nadal et Federer ?

VOTRE VOTE (sur 93 votes comptabilisés)

1. Juan Martin Del Potro : 55
2. Robin Söderling : 17
3. Novak Djokovic : 5
4. Andy Roddick, Nikolay Davydenko, Fernando Verdasco : 3
7. Gaël Monfils : 2
8. Andy Murray, Tommy Haas : 1
+
Serena Williams, Kim Clijsters, Yanina Wickmayer : 1

VOS REACTIONS :
"Del Potro qui enlève un titre du Grand Chelem au couple Nadal/Federer. C'est seulement le quatrième à réussir cet exploit depuis 2004, après Gaston Gaudio à Roland-Garros en 2004, Marat Safin à l’Open d'Australie en 2005 et Novak Djokovic à l’Open d'Australie en 2008 ! " (dams580)


LE CHOIX D'EUROSPORT.FR : Juan Martin Del Potro , N.5 mondial

POURQUOI ?

Sur le circuit, il est désormais impossible de ne pas voir Juan Martin Del Potro. Sa carrure en imposait (1.98 m), le voilà en haut de l'affiche. Malgré tous les efforts d'Andy Murray, qui a quand même touché du doigt la place de N.2 mondial pendant deux semaines au mois d'août, mais qui est loin de faire l'unanimité en France (seulement 1 petit vote ici), malgré ceux de Novak Djokovic, excellent en fin de saison, Del Potro tient le haut du pavé derrière Federer et Nadal. Attendu, l'Argentin n'a pas déçu. Il a appris ce qu'il fallait à Roland-Garros (demi-finale face à Roger Federer) et il a montré de quel métal il était fait à Flushing Meadows. Deux jeux décisifs, et un sang-froid impérial face à Federer, ce fut impressionnant. Mieux, après 2009, son style direct, percutant, avec ces coups à plats à peine recouvert façon rouleau-compresseur, symbolise plus que jamais le futur proche du tennis.


LE CHOIX D'EUROSPORT.ES : Nikolay Davydenko

Difficile de ne pas mentionner Del Potro, mais nous choisissons Nikolay Davydenko. Le Russe a prouvé depuis des années qu'il mérite son statut de top 10, voire plus. Sa dernière partie de saison a été époustouflante. Ses victoires à Shanghai et Londres laissent à penser qu'il pourrait gagner un Grand Chelem. Il est difficile de trouver un joueur aussi performant avec aussi peu d'atouts dans son jeu.


LE CHOIX D'EUROSPORT.CN : Del Potro

Comme Marat Safin, Del Potro a remporté l'US Open dans sa 20e année. L'Argentin va prendre le relais du Russe. L'année prochaine, il va défier le "big four" du tennis.


LE CHOIX D'EUROSPORT.SE : Robin Söderling

L'énorme réussite de Robin Söderling en 2009 a remis la Suède au milieu de la carte du tennis. Pour la première fois depuis près d'une décennie, nous avons un joueur capable de gagner un titre Grand Chelem.


LE CHOIX D'EUROSPORT.IT : Del Potro

Cinquième mondial à 21 ans, le joueur de Tandil nous a impressionné en finale de l'US Open en jouant comme un patron face au... patron incontesté des lieux, Roger Federer.


LE CHOIX D'EUROSPORT.RU : Del Potro et Soderling

Les deux joueurs ont produit un tennis offensif et spectaculaire, avec succès.


LE CHOIX D'EUROSPORT.DE : Nikolay Davydenko

Il n'a vraiment débuté sa saison qu'en juillet mais dès lors, le Russe a remporté 5 tournois et laminé l'élite au Masters de Londres.


LE CHOIX D'EUROSPORT.COM : Kim Clijsters

Alors que la WTA possède un grand nombre de formidables talents qui manque toutes d'une détermination suffisante pour rester au sommet, le retour de Kim Clijsters, une des joueuses les plus sympathiques sur le circuit, a provoqué une vague d'enthousiasme rafraichissante. Après sa victoire à l'US Open, elle promet une saison 2010 excitante avec une autre de ses rivales, Justine Henin, va revenir.

A savoir : cet article s'enrichira au fur à mesure de vos contributions et de celles de nos collègues...

Eurosport - Julien CARRASCO

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jeudi, 17 décembre 2009

Richard Gasquet blanchi par le TAS

Créé le 17.12.09 par 20minutes.fr


Le tennisman français Richard Gasquet, à l'Open d'Australie, le 24 janvier 2009
Le tennisman français Richard Gasquet, à l'Open d'Australie, le 24 janvier 2009/SIPA



L'épisode des «galoches» à la cocaïne est désormais derrière lui. La soirée à Miami dans les bras de Pamela, les prélèvements capillaires et les menaces de suspension pour dopage, Richard Gasquet ne devrait plus en entendre parler.

Jeudi, le Tribunal arbitral du sport (TAS) a totalement blanchi le joueur français, contrôlé positif à la cocaïne le 28 mars en marge du tournoi de tennis de Miami. «Le joueur a été exonéré de toute faute ou négligence et le TAS a rejeté les appels déposés par l’ITF et l’AMA», indique le TAS sur son site internet.

Il garde ses points et ses primes
Richard Gasquet, qui a purgé une suspension provisoire de deux mois et demi entre mai et le 15 juillet, conserve tous les points et les primes gagnés sur les terrains entre mars et mai. Le joueur avait été sanctionné par le tribunal antidopage de la fédération internationale de tennis. Mais, au côté de l'agence mondiale antidopage, celle-ci avait fait appel de la décision qu'elle jugeait clémente. En se présentant devant le TAS, le Français pouvait craindre, dans le pire des cas, une suspension de deux ans.


La rédaction sport

lundi, 30 novembre 2009

«C’est incroyable»

«C’est incroyable»

Nikolay Davydenko ATP Masters Nikolay Davydenko a remporté le Masters 2009 à Londres (DPPI)

 

Premier Russe à triompher lors d’un Masters, Nikolay Davydenko était sur son nuage après la rencontre. A 28 ans, il peut désormais savourer son premier titre majeur, acquis contre Del Potro (6/3 6/4), en finale d’un tournoi que Davydenko a amplement mérité de remporter.

par Cédric Drouet, le 30-11-2009

A Londres

Nikolay, vous resterez le premier Russe vainqueur d’un Masters, qu’est ce que cela vous inspire ?
Nikolay Davydenko : C’est incroyable, c’est ma 5e tentative, mais je voulais vraiment gagner ce trophée depuis l’an dernier et ma finale perdue contre Djokovic. Quand on regarde tous les grands noms qui ont gagné, il y a Pete Sampras, Roger Federer, Djokovic... En 2009, ce sera Davydenko le vainqueur, pour toujours. Voir mon nom au milieu de tous ces grands anciens vainqueurs, c’est génial. J’espère que ma cote augmentera un peu en Russie, ça compte beaucoup pour moi. Quand j’ai joué contre Marat Safin par le passé, tout le monde le supportait, ça m’a déçu. J’espère que les gens vont un peu plus apprécier mon jeu maintenant.

 

Avez-vous été surpris de la tournure de la finale ?
Nikolay Davydenko : Oui, j’ai gagné en 1h24, je ne pensais pas à un scénario comme celui-là avant le match. J’ai été surpris parce qu’avant j’avais joué deux matches serrés, en trois sets, contre Soderling et Federer, des parties difficiles. Je suis arrivé sur ce match concentré à 100% dès le premier point, ça a fait la différence aujourd’hui.

 

Vous attendiez-vous à voir Del Potro évoluer à un meilleur niveau ?
Nikolay Davydenko : Juan Martin est un très grand joueur, qui a effectué un tournoi incroyable. Il sert bien, il cogne fort. Il voulait gagner cette finale, comme moi. Mais il est jeune, il a déjà gagné l’US Open, il gagnera beaucoup d’autres tournoi dans le futur. Avant le match, je ne savais pas comment j’allais jouer, si j’allais gagner un set. J’ai juste essayé de me battre sur chaque point.

 

Vous avez remercié «vos» fans anglais. Etes-vous touché par cette popularité naissante ?
Nikolay Davydenko : J’ai été très encouragé toute la semaine, c’est très intéressant pour la suite. Gagner ici le dernier tournoi de la saison, c’est incroyable. Tout le monde a été super, mes fans russes, mes fans locaux. Tout le monde s’intéresse toujours à Nadal et Federer. Avant de jouer Nadal, j’entendais «Nadal, Nadal, Nadal…» Tant mieux, parce que comme ça je peux mieux me concentrer. Mais maintenant, je vais être plus connu à Londres. C’est bien. Je sais que le Masters se déroulera encore cinq ans ici, à Londres. Je sais que c’est un stade super, avec une ambiance de folie. Tout a été parfait et je serai heureux de revenir l’an prochain. J’espère que l’organisation sera identique, peut-être même mieux encore.

 

Maintenant, allez-vous tenter de remporter un tournoi du Grand Chelem ?
Nikolay Davydenko : J’ai désormais battu les dix meilleurs joueurs du monde, depuis ma demi-finale contre Federer. Mais c’était un tournoi en deux sets gagnants. Sur un tournoi en trois sets gagnants, ça serait génial, mais je ne sais pas si je peux frapper comme Del Potro le fait pendant cinq sets. Aujourd’hui, j’ai été plus fort que lui, mais sur la durée, je ne sais pas. L’an prochain, je veux continuer à gagner des points, me qualifier pour le Masters le plus vite possible. Je vais me préparer pour faire évoluer mon classement. N’importe qui peut devenir numéro 1 mondial, ce n’est pas une question de taille ou de force. On peut aussi retourner, courir, venir au filet, et pas seulement servir fort.

Le Masters en images :

«Nikolay est un grand champion»

«Nikolay est un grand champion»

Juan-Martin Del Potro ATP Masters Londres Juan-Martin Del Potro s'est incliné en finale du Masters (DPPI)

 

L’Argentin Juan-Martin Del Potro, vaincu en finale du Masters, a reconnu la supériorité de Nikolay Davydenko. Le joueur de Tandil, qui avait peu joué depuis sa finale gagnée à l’US Open, reste satisfait de son tournoi, et n’a trouvé aucune excuse à son ultime défaite.

par Cédric Drouet, le 30-11-2009

A Londres

Juan-Martin, vous pouviez succéder à votre compatriote David Nalbandian, vainqueur du Masters en 2005. Que ressentez-vous après cette finale perdue ?
Juan-Martin Del Potro : Je suis déçu, c’est certain. L’année se terminait par cette finale, et quand je suis en finale, c’est pour la gagner. Ici, il y avait tous les plus grands noms du tennis, Federer, Nadal, Djokovic, Murray… Que des grands joueurs, et je suis arrivé en finale, contre toute attente. C’était une belle semaine. J’avais dit que je voulais finir fort après ma défaite contre Murray, le premier jour, j’y suis presque arrivé. Je suis déçu pour tous ceux qui me supportent.

 

Comment avez-vous trouvé Davydenko ?
Juan-Martin Del Potro : Nikolay est un grand champion. Je le connais bien, et je suis content pour lui. Il fait un beau champion pour le Masters, car il a battu les meilleurs joueurs (Ndlr : en battant Nadal, Federer et Del Potro cette semaine, le Russe s’est imposé contre les vainqueurs des quatre tournois du Grand Chelem en 2009). Je reconnais qu’il a été meilleur que moi. Il joue vite, se bat sur chaque point, comme à la Playstation. Sur salle, ou sur surface dur, je me suis toujours incliné contre lui. Personne ne sait comment le prendre.

 

Etes-vous d’accord avec la faute de pied de la première manche (Ndlr : à 2-1, l’Argentin a commis une faute de pied avant de se faire breaker) ?
Juan-Martin Del Potro : C’est arrivé contre Federer et Soderling, avec cet arbitre de ligne déjà. Je ne sais pas si je l’ai vraiment fait, peut-être. Mais c’était un moment très important, j’ai perdu mon service ensuite. Puis Nikolay a eu le contrôle du match.

 

Auriez-vous préféré jouer cette finale le soir, après votre-demi-finale disputée samedi tard ?
Juan-Martin Del Potro : Bien sur, mais c’est comme ça. Je dois accepter la situation. Vous savez, Davydenko a joué vendredi, samedi, dimanche. Moi, je n’ai pas joué vendredi, après mon match contre Federer, mais samedi soir, je me suis couché vers 3 heures du matin. C’est comme ça. Nikolay mérite son succès, il a très bien joué.

 

Quels sont vos prochains objectifs après une année 2009 si réussie ?
Juan-Martin Del Potro : Je dois progresser dans certains secteurs de mon jeu : le coup droit, le service, pour m’améliorer et devenir plus régulier. C’est dur de dire ce que je ressens. Je vais retourner en Argentine, ça ira mieux. La saison a été longue, ces derniers mois surtout, il y a eu l’US Open, le Masters… J’ai besoin de vacances pour récupérer de tous mes efforts.

Le Masters en images :

Serena devra se contenir

Serena devra se contenir

Serena Williams Serena Williams pourrait être privée d'US Open durant 3 ans en cas de récidive (DPPI)

 

Sanctionnée d’une lourde amende suite à son comportement lors de sa demi-finale perdue face à Kim Clisters lors du dernier US Open, Serena Williams a également écopé d’une mise à l’épreuve de deux ans.

par Aurélien Billot, le 30-11-2009

13 septembre 2009. Court Arthur-Ashe de Flushing Meadows. Tenante du titre et grande favorite de la compétition après les éliminations prématurées de Dinara Safina, d’Elena Dementieva ou encore de sa sœur aînée, Venus, Serena Williams, qui n’avait pourtant pas laissé un seul set en route jusque-là, se fait sortir sans ménagement par la revenante Kim Clijsters en demi-finales (6/4 7/5). Pas de quoi fouettez un chat me direz-vous. Sauf si l’on s’attarde sur les dernières minutes de la partie… Menée 6/4 6/5 et 15-30 sur son service, l’Américaine est sanctionnée d’une faute de pied sur une deuxième balle. Une décision qui offre deux balles de match à son adversaire. Frustrée par le scénario d’une rencontre où elle n’a jamais semblé en mesure de s’imposer, la cadette des sœurs Williams entre alors dans une colère noire à l’égard de la juge de ligne.

 

«Cette put… de balle dans ta put… de gorge»

«Je vais prendre cette put… de balle et te la fourrer dans ta put… de gorge», lui aurait-elle notamment lancé en brandissant sa raquette. Le juge de ligne s’empressant de rapporter ses propos à l’arbitre central, elle écope logiquement un avertissement pour «conduite antisportive». Le problème, c’est que c’est son deuxième de la partie après celui reçu à la fin du premier set pour avoir jeté sa raquette. Et comme au tennis deux avertissements équivalent à un point perdu sur l'échange suivant, le match s’arrête-là. «Je reconnais être en tort. Je veux dire clairement à tous les jeunes que je me suis conduite de manière inappropriée et ce n'est pas la bonne façon de se montrer en public, que vous perdiez ou gagniez, que l'arbitre ait tort ou raison, dans quelque sport que ce soit», avait finalement reconnu la numéro 1 mondial deux jours plus tard après avoir dans un premier temps refusé de s’excuser.

 

Trois ans sans US Open en cas de récidive

Des regrets qui n’avaient toutefois pas empêché l’ouverture d’une procédure disciplinaire dont l’issue a été révélée ce mardi par la Fédération internationale de tennis (ITF) : 82 500 dollars d’amende (environ 55 000 euros) et une mise à l'épreuve pendant deux ans. En clair, si elle fait un nouvel écart de conduite de ce genre, Serena sera automatiquement suspendue pour les trois éditions suivantes du Grand Chelem new-yorkais. L’amende, elle, grimperait alors à 175 000 dollars (environ 117 000 euros). Si le côté financier de la sanction n’est presque qu’un détail pour celle qui avec 6 545 586 dollars (4,4 millions d'euros) a établi un nouveau record de gains sur le circuit féminin l’an passé, l’autre partie risque en revanche de s’avérer plus délicate à gérer pour la caractérielle américaine…


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