mardi, 08 décembre 2009
Teodoro Obiang Nguema investi président de la Guinée équatoriale
Teodoro Obiang Nguema, 67 ans dont 30 au pouvoir en Guinée équatoriale, a prêté serment mardi pour un nouveau mandat de sept ans, a constaté un correspondant de l'AFP à Bata, deuxième ville et capitale économique équato-guinéenne.
"Moi, Obiang Nguema Mbasogo, je jure devant Dieu et pour mon honneur, devant le peuple, d'excercer avec dignité et responsabilité les fonctions de chef de l'Etat que le peuple m'a confiées, d'observer et faire observer la Loi fondamentale, de veiller au bien-être commun et à la prospérité de la République", a-t-il déclaré.
La cérémonie d'investiture s'est déroulée au palais des Congrès, en présence de plusieurs chefs d'Etat, de gouvernement et délégations étrangères.
Parmi les chefs d'Etat présents, figuraient Denis Sassou Nguesso (Congo), Laurent Ggabgo (Côte d'Ivoire), Pierre Nkurunziza (Burundi), Mme Ellen Johnson Sirleaf (Liberia), John Atta-Mills (Ghana), Idriss Deby Itno (Tchad), Faure Gnassingbé (Togo), François Bozizé (Centrafrique) et Fradique de Menezes (Sao Tomé et Principe).
L'Espagne, ex-puissance coloniale, était représentée par la directrice générale de la politique extérieure pour l'Afrique au ministère des Affaires africaines, Maria del Carmen de la Pena Corcuera.
La France était représentée par son secrétaire d'Etat à la Coopération, Alain Joyandet.
Teodoro Obiang Nguema a été déclaré élu à l'issue du scrutin présidentiel organisé le 29 novembre. Selon les résultats officiels, il a remporté 95,37% des voix, loin devant ses quatre autres adversaires en lice.
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mercredi, 02 décembre 2009
Obiang Nguema, un président de 30 ans
Autoritarisme et corruption au pouvoir sur fond d’or noir en Guinée équatoriale

C’est finalement avec 95,19% des voix que le Président Teodoro Obiang Nguema a été réélu à la tête de la Guinée équatoriale. Le ministère de l’Intérieur a en effet annoncé ce mardi les résultats quasi définitifs. Les résultats complets devront encore attendre jeudi. Au pouvoir depuis 30 ans, Obiang règne sans partage sur ce petit Etat pétrolier de 616 000 habitants.
Une élection un peu trop parfaite
Reporters sans frontières (RSF) a dénoncé lundi une campagne présidentielle dominée par le candidat-président. Les médias officiels ont, selon l’organisation, « chanté les louanges du président-candidat », en prenant « soin de très peu relayer les activités de l’opposition ». En termes de liberté de la presse, RSF classe la Guinée équatoriale à la 158e place sur 175.
Le Président Obiang, 67 ans, est peut-être toutefois un peu déçu par son score, lui qui déclarait dimanche dans un meeting qu’il allait sûrement emporter l’élection avec 97% des voix. Placido Mico Abogo, principal opposant, obtient selon les résultats actuels 4,05% des voix. Tous ces chiffres peuvent être mis en doute, puisque le nombre total de votants est légèrement supérieur au nombre d’électeurs inscrits sur les listes, comme l’a relevé mardi l’AFP.
Issu d’une carrière militaire, Teodoro Obiang Nguema est arrivé à la tête du pays en 1979, par un coup d’Etat contre son oncle, Francisco Macías Nguema. Il contrôle depuis le pays d’une main de fer, organisant pour la forme des élections qu’il remporte toujours avec un score supérieur à 95%. Obiang a depuis survécu à une douzaine de tentatives de coups d’Etat, dont quelques uns imaginaires.
Pétrole contre grosses voitures
Nombreuses sont les accusations de détournement contre ce pays classé 12e Etat le plus corrompu par Transparency International. L’argent de la manne pétrolière est au cœur des préoccupations, dans ce pays où d’importants gisements ont été découverts dans les années 1990. Une enquête a ainsi été menée à partir de 2004 par la Securities and Exchange Commission (SEC), l’agent de contrôle des marchés étasunien, sur l’existence de transactions douteuses sur des comptes de la Riggs Bank, à Washington (DC).
Selon la SEC, un total de 700 millions de dollars y a transféré au profit d’Obiang et de ses proches, en provenance des compagnies pétrolières ExxonMobil Corp, Amerada Hess Corp, ChevronTexaco, Devon Energy Corp et Marathon Oil Corp. La banque a été condamnée à une amende record de 16 millions de dollars pour avoir tu le détail des virements, et s’est finalement faite racheter.
Human Rights Watch a détaillé ces accusations de corruption dans un rapport sur la question du pétrole paru en juillet. La Guinée équatoriale est un pays « où les gens devraient avoir un revenu per capita équivalent à celui de l’Espagne ou de l’Italie », explique Arvind Ganesan, responsable de l’élaboration du document. C’est selon lui la corruption qui empêche que la situation économique de la population s’améliore. Le pays se situe à la 29e place mondiale en termes de PIB/habitant. Une situation qui est néanmoins enviable dans la région puisque le pays attire désormais de nombreux immigrés.
Parmi les abus financés par le biais des comptes de la Riggs Bank figure l’achat de deux manoirs en banlieue de Washington, pour 3,8 millions de dollars. Entre 2004 et 2006, le fils aîné d’Obiang, Theodorin, a quant à lui dépensé la modique somme de 43,5 millions de dollars pour des résidences de luxe ou des voitures de sport. Teodoro Obiang Nguema est enfin, avec feu Omar Bongo et Denis Sassou Nguesso, l’un des trois présidents impliqué dans l’affaire française des biens mal acquis, pour laquelle la justice s’est déclarée incompétente à juger sur le fond.
14:17 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée équatoriale, teodoro obiang nguema, corruption, matières premières, election
lundi, 30 novembre 2009
Teodoro Obiang Nguema réélu président avec 96,7 % des voix

Sans surprise, le président équato-guinéen sortant a été reconduit dans ses fonctions avec plus de 96 % des suffrages, lors de la présidentielle organisée dimanche dans le pays. Teodoro Obiang Nguema, 65 ans, le dirige depuis 30 ans.
Le président de la Guinée équatoriale, Teodoro Obiang Nguema, a été réélu avec 96,7 % des voix lors de la présidentielle organisée dimanche dans le pays, selon des résultats provisoires publiés après le dépouillement d’environ un quart des bulletins.
Hier, il avait dit avoir confiance en sa réélection. Arrivé à la tête de la Guinée équatoriale à la faveur d'un coup d'État, Teodoro Obiang Nguema la dirige depuis 30 ans. Il est aujourd’hui âgé de 67 ans.
Selon la mission internationale d'observation du scrutin citée par Reuters, aucun média étranger n'a pu entrer dans le pays pour couvrir l'élection. D’après l’ONG Human Rights Watch (HRW), le gouvernement a par ailleurs "étouffé et harcelé l'opposition politique et imposé de lourdes contraintes aux observateurs internationaux" ces dernières semaines.
Selon Reuters, la participation au scrutin a été faible, dans la capitale du moins. L’agence de presse décrit des bureaux de vote vides, gardés par des soldats, et des rues désertes en raison d'une interdiction de circuler en voiture.
Lors du précédent scrutin présidentiel, en 2002, Teodoro Obiang Nguema avait été élu avec 97,1% des voix.
Le pays est classé à la 12e plus mauvaise place de l'étude publiée chaque année par l'ONG Transparency International sur la perception de la corruption dans 180 pays du monde.
La Guinée équatoriale jouit d’importantes ressources pétrolières. Des entreprises internationales telles que l’allemand E.ON Ruhrgas, l'espagnol Union Fenosa et le portugais Galp Energia se sont établis dans le pays.
En 2004, le président Obiang avait été victime d'une tentative de coup d'État menée par l'ancien officier des forces spéciales britanniques Simon Mann. Cette année, des hommes armés venus dans la capitale par voie maritime ont également attaqué le palais présidentiel.
20:02 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : - Élection présidentielle, guinée équatoriale, teodoro obiang nguema
lundi, 23 novembre 2009
Présidentielle : Obiang annonce la couleur
Teodoro Obiang Nguema avait remporté la dernière présidentielle avec 97,1% des voix© AFP "Nous allons gagner avec plus de 97% des voix" a affirmé le président équato-guinéen Teodoro Obian Nguema à ses partisans lors d'un meeting avant l'élection présidentielle du 29 novembre.
Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, candidat à sa succession au scrutin du 29 novembre dont il est grand favori, a promis une victoire écrasante lors d'un meeting électoral au nouveau stade de Malabo dimanche.
"Nous allons gagner avec plus de 97% de voix", a affirmé Obiang Nguema à environ 4000 partisans.
"Pays développé en 2020"
"Je ne suis pas un nouveau candidat, je suis le candidat du peuple et je ne vois personne qui peut aller contre la volonté du peuple", a-t-il ajouté.
Il a promis que la Guinée se convertirait en pays développé "en 2020": "cela dépend de notre détermination et ce sera possible avec nos propres ressources économiques (. . . ) nous allons soutenir les entreprises nationales pour avoir une économie fluide ou il n'y aura plus de sortie de notre argent".
Lors du meeting, le président a notamment promis de mettre en place "une formation professionnelle pour les jeunes" pour qu'ils puissent travailler "dans des entreprises étrangères". Selon le président "90% des fonds des entreprises étrangères" quittent le pays.
La campagne électorale, qui a commencé le 5 novembre, doit s'achever le 27. Cinq candidats, dont M. Obiang Nguema au pouvoir depuis 30 ans, sont en lice.
En tout, 291. 000 électeurs seront appelés aux urnes dans 1. 324 bureaux de vote.
Protestation de l'opposition
Lors de la présidentielle 2002, M. Obiang Nguema avait remporté 97,1 % des voix devant quatre autres candidats, selon les résultats officiels.
Le 16 octobre, Placido Mico Abogo, le principal opposant, a estimé que les délais retenus pour le calendrier électoral étaient courts, prêtant au parti présidentiel l'intention de programmer un scrutin "irrégulier".
12:38 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée equatoriale, opposition, teodoro obiang nguema, présidentielle, élections
Présidentielle : Obiang annonce la couleur
Teodoro Obiang Nguema avait remporté la dernière présidentielle avec 97,1% des voix© AFP "Nous allons gagner avec plus de 97% des voix" a affirmé le président équato-guinéen Teodoro Obian Nguema à ses partisans lors d'un meeting avant l'élection présidentielle du 29 novembre.
Le président équato-guinéen Teodoro Obiang Nguema, candidat à sa succession au scrutin du 29 novembre dont il est grand favori, a promis une victoire écrasante lors d'un meeting électoral au nouveau stade de Malabo dimanche.
"Nous allons gagner avec plus de 97% de voix", a affirmé Obiang Nguema à environ 4000 partisans.
"Pays développé en 2020"
"Je ne suis pas un nouveau candidat, je suis le candidat du peuple et je ne vois personne qui peut aller contre la volonté du peuple", a-t-il ajouté.
Il a promis que la Guinée se convertirait en pays développé "en 2020": "cela dépend de notre détermination et ce sera possible avec nos propres ressources économiques (. . . ) nous allons soutenir les entreprises nationales pour avoir une économie fluide ou il n'y aura plus de sortie de notre argent".
Lors du meeting, le président a notamment promis de mettre en place "une formation professionnelle pour les jeunes" pour qu'ils puissent travailler "dans des entreprises étrangères". Selon le président "90% des fonds des entreprises étrangères" quittent le pays.
La campagne électorale, qui a commencé le 5 novembre, doit s'achever le 27. Cinq candidats, dont M. Obiang Nguema au pouvoir depuis 30 ans, sont en lice.
En tout, 291. 000 électeurs seront appelés aux urnes dans 1. 324 bureaux de vote.
Protestation de l'opposition
Lors de la présidentielle 2002, M. Obiang Nguema avait remporté 97,1 % des voix devant quatre autres candidats, selon les résultats officiels.
Le 16 octobre, Placido Mico Abogo, le principal opposant, a estimé que les délais retenus pour le calendrier électoral étaient courts, prêtant au parti présidentiel l'intention de programmer un scrutin "irrégulier".
12:37 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée equatoriale, opposition, teodoro obiang nguema, présidentielle, élections
vendredi, 06 novembre 2009
Guinée Equatoriale : lancement timide de la campagne présidentielle
La campagne électorale doit s'achever le 27 novembre© AFP La campagne pour le scrutin présidentiel à un tour du 29 novembre en Guinée équatoriale pour lequel cinq candidats, dont le président sortant Teodoro Obiang Nguema sont en lice, a commencé timidement jeudi, a constaté l'AFP.
Seules quelques affiches et banderoles ont été déployées à Malabo pour un meeting organisé par le Parti démocratique de Guinée équatoriale (PDGE) qui a investi candidat M. Obiang Nguema, au pouvoir depuis 30 ans, a constaté un journaliste de l'AFP.
Celles des quatre autres candidats, les opposants Placido Minko Abogo (Convergence pour la démocratique sociale), Carmelo Mba Bacale (Action populaire de Guinée équatoriale), Achivaldo Montero (Union populaire) et Bonaventura Monsuy Asumu (Parti de la coalition sociale démocrate) n'étaient pas encore visibles.
PDGE omniprésent
La campagne électorale doit s'achever le 27 novembre. Aucune estimation n'avait pu être immédiatement obtenue sur le nombre d'électeurs convoqués aux urnes.
Lors de la dernière présidentielle, organisée en décembre 2002, un peu plus de 215. 000 électeurs étaient inscrits. Le scrutin avait été remporté par M. Obiang Nguema avec 97,1 % des voix devant quatre autres candidats, selon les résultats officiels.
En 2008, le PDGE a obtenu avec ses alliés la quasi-totalité des sièges aux législatives et municipales organisées en mai 2008, laissant présager d'une victoire de son candidat et d'une présidentielle sans enjeu.
Soupçon de fraude pré-électorale
Le 16 octobre, Placido Mico Abogo a estimé dans une déclaration à l'AFP que les délais retenus pour le calendrier électoral étaient courts, prêtant au parti présidentiel l'intention de programmer un scrutin "irrégulier".
M. Obiang Nguema dirige la Guinée équatoriale d'une main de fer depuis un coup d'Etat en 1979, à l'issue duquel il a fait fusiller Francisco Macias Nguema, son oncle et premier président de cette ancienne colonie espagnole.
Le pays est devenu ces dernières années le troisième producteur de pétrole d'Afrique subsaharienne mais l'essentiel de son million d'habitants continue à vivre dans la plus extrême pauvreté.
Source : jeuneafrique.com
12:55 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée equatoriale, politique, élection présidentielle, opposition, teodoro obiang nguema, placido mico abogo
samedi, 17 octobre 2009
Les Equato-Guinéens éliront leur président le 29 novembre
Teodoro Obiang Nguema est investi par son parti depuis 2006© DR
L'élection présidentielle se déroulera le 29 novembre en Guinée-Equatoriale. Le président sortant Teodoro Obiang Nguema est investi par son parti depuis 2006.
La Guinée équatoriale organisera le 29 novembre son élection présidentielle, scrutin à tour unique, auquel participera l'actuel chef de l'Etat, Teodoro Obiang Nguema, investi par son parti depuis 2006, selon un décret diffusé vendredi par les médias publics.
La campagne électorale est prévue du 5 au 27 novembre, d'après le texte signé jeudi à l'issue d'un Conseil des ministres à Bata, deuxième ville et capitale économique du pays où siège désormais le gouvernement.
Le président Obiang dirige d'une main de fer le pays depuis qu'il a renversé en 1979 son oncle F
13:37 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : guinée equatoriale, élection présidentielle, teodoro obiang nguema, campagne, guinée equatoriale
mercredi, 23 septembre 2009
"Biens Mal Acquis" : Obiang Nguema attaque deux associations
Le chef de l'Etat et son épouse lors de la prestation de serment de Jacob Zuma en Afrique du Sud.© AFP Visé dans le dossier dit des « Biens Mal Acquis », le Président de la Guinée Equatoriale vient de déposer plusieurs plaintes, en France, contre le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) et Transparence Internationale France.
L’affaire dite des « Biens Mal Acquis » a connu ce jour un nouveau développement. Le président de Guinée Equatoriale, Teodoro Obiang Nguema, l’un des trois chefs d’Etat visés par ce dossier avec les présidents congolais Denis Sassou Nguesso et gabonais feu Omar Bongo Ondimba, a décidé de contre-attaquer par la voie de ses avocats en portant à son tour plainte contre les associations à l’origine de ce dossier. « Monsieur Teodoro Obiang Nguema Mbasogo se voit contraint d’agir en justice pour défendre l’honneur de son pays et rétablir la vérité », estiment Maîtres Isabelle Thomas-Werner, Olivier Pardo et Ludovic Landivaux, dans un communiqué qui pointe également « l’absence totale de tout élément de preuve tangible » apporté par les associations visant les trois chefs d’Etat.
Dans leur plainte déposée le 2 décembre 2008, le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD) et Transparence Internationale France accusaient nommément Obiang Nguema de « recel de détournement de fonds publics » ; de « blanchiment » ; « d’abus de biens sociaux » et « d’abus de confiance ».
Diffamation et dénonciation calomnieuse
Le chef de l'Etat équatoguinéen a porté plainte pour diffamation devant le Tribunal de Grande Instance de Paris vise le Comité Catholique contre la Faim et pour le Développement (CCFD). La seconde, pour dénonciation calomnieuse concerne Transparence Internationale France. « Monsieur Teodoro Obiang Nguema Mbasogo, ne laissera pas sans réponses les attaques et amalgames dont son pays et lui-même sont victimes depuis de nombreux mois », ajoute le communiqué.
Selon les défenseurs du chef de la troisième puissance pétrolière au Sud du Sahara, toutes les tentatives de règlement à l’amiable ayant échoppé, Obiang Nguema serait contraint de porter l’affaire en justice. « Fait unique où l’on voit le Président d’un pays être obligé d’attaquer ses adversaires pour faire entendre sa voix », selon ses avocats. « Monsieur Teodoro Obiang Nguema Mbasogo n’accepte pas les propos des différentes ONG qui le qualifie de « sanguinaire » et de « dictateur », conclut le texte.
17:42 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : france, corruption, ong, teodoro obiang nguema
mardi, 22 septembre 2009
Qui est ami avec Ali ?
Le président gabonais est en quête d'appuis sous-régionaux © DR Ali Bongo Ondimba n’a pas traîné. Une semaine après l’annonce de sa victoire électorale, il s’est rendu dans six pays de la sous-région : le Cameroun, le Congo, le Tchad, la RD Congo, l’Angola et São Tomé e Príncipe.
La première étape aura été la plus marquante. Paul Biya est venu l’accueillir à l’aéroport. « Il m’a toujours considéré comme son fils », a expliqué le président élu du Gabon. Bref, alors que le contentieux électoral n’est pas encore vidé à Libreville, Ali Bongo Ondimba a été reçu comme un véritable chef d’État. Est-ce l’aveu que le président camerounais a « voté » pour lui ? Pas si simple. À Libreville, depuis le 3 septembre, l’opposant André Mba Obame, qui dit craindre pour sa vie, est réfugié à l’ambassade… du Cameroun. Sans doute le « père » a-t-il conseillé au « fils » de négocier avec ses adversaires.
Dans sa tournée, Ali a négligé deux pays. La Centrafrique, c’est normal. François Bozizé était en voyage en Chine. On s’interroge, en revanche, pour la Guinée équatoriale. Depuis sa visite médiatisée sur l’îlot disputé de Mbanié, en 2003, Ali Bongo Ondimba n’entretient pas les meilleures relations, loin de là, avec Teodoro Obiang Nguema. Pour ne rien arranger, la télévision publique gabonaise a diffusé, le 12 septembre, la vidéo d’un journaliste accusant la Guinée équatoriale d’avoir soutenu le candidat Mba Obame et d’avoir envoyé des mercenaires à Port-Gentil pour « déstabiliser » le Gabon. Protestation et démenti immédiats de Malabo. Pour calmer le jeu, deux ministres gabonais ont reçu l’ambassadeur équato-guinéen à Libreville. Les deux pays ont réaffirmé leur « fraternité ». La première rencontre Bongo-Obiang Nguema sera observée à la loupe.
13:33 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gabon, ali ben bongo, teodoro obiang nguema, paul biya, voyage officiel
samedi, 19 septembre 2009
La présidentielle, une affaire française
Un soldat français devant le portail calciné du consulat de France à Port-Gentil© AFP Après avoir juré ne soutenir personne, Paris a choisi son camp : celui d’Ali Bongo Ondimba. Une semaine avant le scrutin, Alain Joyandet était en discrète mission à Malabo pour le faire savoir.
La scène se passe le 3 septembre. La victoire d’Ali Bongo Ondimba (ABO) vient d’être annoncée, et une foule d’opposants se masse devant la concession Total de Port-Gentil, là où vivent plusieurs dizaines de familles d’expatriés français. Comme les protestataires sont arrivés en même temps de trois endroits différents, les Français soupçonnent l’Union du peuple gabonais (UPG) d’être à la manœuvre. L’ambassadeur de France au Gabon, Jean-Didier Roisin, appelle aussitôt Pierre Mamboundou. Celui-ci vient d’être blessé par les forces de l’ordre à Libreville, mais il prend le diplomate au téléphone. « Monsieur Mamboundou, pouvez-vous faire passer des consignes auprès de vos amis de Port-Gentil pour qu’on évite le pire ? – Écoutez, je vais voir ce que je peux faire, mais je dois vous dire que j’ai du mal à joindre Port-Gentil. » À ce moment-là, les liaisons téléphoniques entre Libreville et Port-Gentil sont pourtant très faciles…
Tentative de neutralité
Cet échange – où l’opposant se paie la tête du diplomate – en dit long sur le ressentiment antifrançais qui anime une bonne partie de l’opinion gabonaise. « Les Français dehors ! », crient alors tous les émeutiers de Libreville et de Port-Gentil (où les violences postélectorales ont fait au moins trois morts, selon un bilan officiel). Pendant la soirée du 3 septembre, il ne fait pas bon être blanc et circuler dans les quartiers de l’est de la capitale. Le caillassage du véhicule est garanti. « La France a choisi de couvrir, en le niant, le coup de force électoral au Gabon », lance sur son site Internet Bruno Ben Moubamba, le franc-tireur de la société civile. Deux mois et demi plus tôt, lors des obsèques d’Omar Bongo Ondimba à Libreville, Nicolas Sarkozy déclarait : « la France n’a pas de candidat », et beaucoup de Gabonais étaient prêts à le croire. Mais le 3 septembre, le message du président français est devenu inaudible. En dix semaines, la France a réussi à tout gâcher…
Au début, quand les principaux candidats sollicitent un entretien à Paris, la présidence française fait pourtant un sans-faute. Elle prend soin de leur réserver un accueil strictement identique – une audience chez Bruno Joubert, le chef de la cellule Afrique, dans son grand bureau du 2, rue de l’Élysée. Paul Mba Abessole est reçu le 26 juin, le général Idriss Ngari (ex-frère ennemi rallié à Ali Bongo) le 30, Casimir Oyé Mba le 1er juillet, Louis-Gaston Mayila (porte-parole de Pierre Mamboundou) le 10 et André Mba Obame le 13. À chacun et à la presse, Paris tient le même discours : « Les liens franco-gabonais sont prioritaires. Quel que soit l’élu, ils le resteront. Donc, la France n’a pas de préférence. » Et un décideur français d’ajouter : « Au demeurant, il faut arrêter de fantasmer sur nos immenses intérêts dans ce pays. La production d’hydrocarbures y est en baisse. Le Gabon n’est que notre 63e partenaire commercial et ne représente que 0,5 % de nos importations pétrolières, loin derrière l’Angola, le Nigeria et même le Brésil ! »
Au ministère français des Affaires étrangères, certains se prennent même à rêver de l’élection d’un adversaire d’Ali Bongo. Pierre Mamboundou ? « Non. Trop imprévisible et incontrôlable », lâche un diplomate. Mais André Mba Obame ? « Pourquoi pas ? C’est quelqu’un de compétent qui a la volonté de marquer une discontinuité avec le régime précédent et qui équilibre mieux les choses sur le plan ethnique », confie un de ses collègues – en référence aux attaches du candidat avec la communauté fang, la première du pays. « En plus, Mba Obame président, ce serait mieux en termes de communication. La succession dynastique, ce n’est jamais bon pour l’image. » Le Quai d’Orsay refait le monde… Mais vite, l’Élysée va siffler la fin de la récréation.
Une semaine avant le scrutin du 30 août, le secrétaire d’État français à la Coopération et à la Francophonie, Alain Joyandet, se rend discrètement en Guinée équatoriale pour y rencontrer le président Teodoro Obiang Nguema. Au centre des entretiens, le Gabon. Depuis qu’Ali Bongo Ondimba a débarqué avec des gendarmes gabonais sur l’îlot Mbanié en février 2003, le torchon brûle entre le chef de l’État équato-guinéen et le ministre gabonais de la Défense. À quelques jours du vote, l’émissaire de Nicolas Sarkozy vient donc à Malabo pour plaider la cause d’ABO… et faire savoir que, si Obiang Nguema cessait de soutenir exclusivement la campagne de son « cousin » fang André Mba Obame, ce serait un signe d’apaisement. Bref, à l’Élysée, on anticipe…
Sarkozy vote Ali
Le 29 août, Paris fait son coming out. C’est Me Robert Bourgi, l’ami et le conseiller de Nicolas Sarkozy, qui dévoile les vraies intentions élyséennes. À la veille du scrutin, il confie au journal Le Monde : « Au Gabon, la France n’a pas de candidat, mais le candidat de Robert Bourgi, c’est Ali Bongo. Or je suis un ami très écouté de Nicolas Sarkozy. De façon subliminale, l’électeur le comprendra. » Huit jours plus tard, il tente de se dédire sur la radio RTL, mais le mal est fait. Tout le monde a compris que l’émissaire du chef de l’État français a vendu la mèche : Sarkozy vote Ali. Au nom de la sacro-sainte « stabilité » des alliés de la France.
Alain Joyandet, Robert Bourgi… En réalité, plus que ces deux hommes, c’est Claude Guéant, l’homme le plus puissant de France après Nicolas Sarkozy, qui tient le rôle central dans cette affaire de succession. Et cela dès 2008, quand Omar Bongo Ondimba présente les premiers signes d’une grave maladie. En juin 2008, à l’occasion du Salon aéronautique du Bourget, le secrétaire général de l’Élysée introduit le ministre de la Défense Ali Bongo dans le bureau du président français. Au début de cette année, il intervient auprès d’Ali Bongo pour faire libérer cinq figures de l’affaire des « biens mal acquis » qui ont été arrêtées sur ordre… du ministre de l’Intérieur André Mba Obame. En mai dernier, Claude Guéant – toujours lui – se rend au chevet de son ami Ali, hospitalisé à Neuilly-sur-Seine, près de Paris. Le 4 septembre, trois jours avant le message écrit de Nicolas Sarkozy, il est encore le premier responsable politique français à appeler le nouveau président gabonais pour le féliciter. En clair, pendant quelques semaines, deux lignes ont cohabité à l’Élysée. Mais Joubert « le rénovateur » n’a pas fait le poids face à Guéant « le conservateur ». La preuve, Bruno Joubert s’apprête à quitter l’Élysée pour l’ambassade de France à Rabat.
Une victoire « plausible »
Qu’elle semble loin, cette année 2005 où Nicolas Sarkozy qualifiait de « mascarade » l’élection au Togo du fils du défunt Gnassingbé Eyadema. « Aujourd’hui, Sarkozy fait du Chirac. Il adoube un fils de président », commente un diplomate sur un ton désabusé. À Paris, les avocats de la « rupture sarkozyste » plaident la bonne foi : « Après tout, qu’est-ce qui prouve qu’Ali a gagné par la fraude ? Quels sont les chiffres de l’opposition ? » Pour eux, la victoire du candidat du parti au pouvoir est « plausible », et la France n’est que « le bouc émissaire d’une opposition qui n’a pas su se rassembler ». Mais à Libreville, beaucoup ne croient pas à la sincérité du scrutin et s’exclament : « Pourquoi Sarkozy proteste-t-il contre les fraudes en Iran et ne dit-il rien sur le voleur de chez nous ? »
10:54 Publié dans AFRIQUE | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : gabon, élection présidentielle, ali ben bongo, alain joyandet, teodoro obiang nguema





