lundi, 23 novembre 2009

Souffle d'optimisme pour la libération de Gilad Shalit

Article publié le : lundi 23 novembre 2009


A Jérusalem, les Israéliens accrochent des messages de soutien près du portrait de Gilad Shalit, en détention depuis 1 000 jours.
(Photo : Reuters)
A Jérusalem, les Israéliens accrochent des messages de soutien près du portrait de Gilad Shalit, en détention depuis 1 000 jours.




Par RFI

A l’issue d’une visite éclair au Caire ce dimanche, le président israélien Shimon Peres a déclaré que les négociations pour la libération du soldat franco-israélien Gilad Shalit, prisonnier du Hamas, était en «progrès». La censure militaire israélienne impose un blocus sur les informations concernant cette affaire mais selon la chaîne de télévision Al Arabiya, le Hamas, qui détiendrait le jeune homme, doit se réunir pour discuter d’un prochain échange de prisonniers.

Avec notre correspondant au Caire, Alexandre Buccianti

L’échange du soldat israélien Gilad Shalit contre des prisonniers palestiniens pourrait avoir lieu après la fête islamique d’Al Adha, qui commence ce vendredi et dure quatre jours. C’est la chaîne d’information panarabe Al Arabiya qui a donné la nouvelle de son siège à Dubaï. « Selon des sources informées du Hamas, un progrès notable a été réalisé en ce qui concerne le projet d’échange de prisonniers » a indiqué la chaîne citant un responsable du mouvement islamiste.

Le médiateur allemand a remis au Hamas une liste des prisonniers qu’Israël accepte de libérer en contre partie du soldat Shalit, enlevé en juin 2006. Les responsables du Hamas tiendront lundi une réunion pour examiner les détails de la transaction a ajouté la chaîne. Le journal Al Qods al Arabi précise que le Hamas remettra Gilad Shalit à l’Egypte en contrepartie de la libération de 350 à 450 prisonniers palestiniens. Certains de ces prisonniers seront immédiatement libérés, d’autres quand Shalit rentrera en Israël. Certains, enfin, devront s’exiler en dehors des territoires palestiniens.

mercredi, 11 novembre 2009

Ramallah rend hommage à Yasser Arafat

Article publié le : mercredi 11 novembre 2009

Des Palestiniens commémorent à Ramallah la mort de Yasser Arafat.
Reuters/Darren Whiteside


Par RFI

Des milliers de Palestiniens se sont rassemblés ce mercredi à Ramallah (Cisjordanie), pour le cinquième anniversaire de la mort de Yasser Arafat. Ce leader historique de la cause palestinienne est décédé le 11 novembre 2004, à l’âge de soixante-quinze ans à l’hôpital de Clamart, près de Paris.

Le mouvement islamiste palestinien Hamas a interdit toute commémoration de l’anniversaire de la mort de Yasser Arafat dans la bande de gaza, zone qu’il contrôle depuis l’éviction en juin 2007 du Fatah, l’organe fondé par le président défunt. Mais à Ramallah, le mausolée blanc d’Abou Ammar, surnom de Yasser Arafat, est devenu un lieu de recueillement.

« Lorsque Abou Ammar était là, le monde entier nous respectait. Mais à présent, nous sommes faibles », lance cet habitant venu rendre hommage au président défunt. Sali Abou Nadir, trente-six ans, enseignant à Naplouse, exprime son amertume : « Nous sommes comme un ballon de foot dans lequel tout le monde tape ».

Même si le Hamas, mouvement radical, interdit toute commémoration de la mort de Yasser Arafat dans la bande de Gaza, certains de ces responsables lui rendent hommage : « Il croyait à l’option de la résistance comme une des options stratégiques pour permettre au peuple palestinien de recouvrer ses droits », déclare un représentant du Hamas, accusant au passage Mahmoud Abbas, le successeur de Yasser Arafat de ne pas avoir réussi à incarner les rêves de paix d’un Etat palestinien indépendant.

Des négociations sans résultat concret

Avec la poursuite des activités de colonisation, la solution fondée sur le principe de deux Etats n'est plus d'actualité. Pour le négociateur en chef palestinien Saeb Erekat, c'est le constat que doit désormais dresser l'Autorité palestinienne, cinq ans après la mort du chef incontesté de la cause palestinienne. Et en décidant de ne pas briguer un second mandat, Mahmoud Abbas n'a fait que constater son incapacité, contrairement à Yasser Arafat, à faire accepter à son peuple des négociations sans résultat concret.

Depuis la mort du dirigeant historique de l'OLP puis de l'Autorité palestinienne, les habitants de Cisjordanie occupée et de Gaza ont vu s'éloigner la promesse de voir s'établir un Etat palestinien indépendant et viable. Plus grave, la situation économique n'a cessé de se dégrader alors que se poursuivait la confiscation de terres palestiniennes pour la construction d'un mur de séparation ou de nouvelles colonies juives.

Dépourvu du charisme de son prédécesseur, Mahmoud Abbas a préféré tenter un dernier geste politique. Les Palestiniens espèrent désormais que ce véritable appel de détresse de celui qui reste président de l'Autorité palestinienne sera entendu par le gouvernement israélien, seul en mesure d'offrir une solution crédible pour le règlement de ce conflit israélo palestinien.

vendredi, 06 novembre 2009

Quel avenir pour Mahmoud Abbas ?

Article publié le : vendredi 06 novembre 2009

Le président palestinien Mahmoud Abbas.
(Photo: Fari Arouri/ Reuters)



Par RFI

Le président palestinien, élu en 2005, a annoncé jeudi qu'il ne briguerait pas un nouveau mandat lors des élections générales prévues en janvier. Une décision qu'il a qualifiée d'irrévocable. « Ce n'est pas une manoeuvre », a-t-il précisé. Son retrait, qui survient sur fond de blocage du processus de paix israélo-palestinien et aussi sur fond de division entre Palestiniens, signifie-t-il la fin de sa carrière politique ?

Mahmoud Abbas ne devrait pas s'effacer d’un coup de la scène politique palestinienne. Rappelons qu'il a convoqué tout récemment des élections présidentielle et législatives dans les Territoires palestiniens. Elles sont programmées pour le 24 janvier prochain. Mais le Hamas a immédiatement annoncé qu'il n'organiserait pas ce scrutin dans la bande de Gaza dont il a le contrôle. On voit donc mal comment les élections pourraient avoir lieu. Mahmoud Abbas, qui n'a pas parlé de démission jeudi, devrait rester en poste, jusqu'à un horizon inconnu à l'heure actuelle.

Ce qui pourrait commencer dès vendredi, en revanche, c'est une crise de succession au sein de l'Autorité palestinienne comme au sein du Fatah (le parti majoritaire au sein de l'OLP) dont Mahmoud Abbas est un des membres fondateurs aux côtés de Yasser Arafat, auquel il a succédé en 2005.

Pas de justification claire, mais les profondes divisions entre Palestiniens et le blocage du processus de paix peuvent sans doute expliquer la décision de retrait de Mahmoud Abbas. En tout cas, dans son discours jeudi soir, il a vivement critiqué l'attitude d'Israël et aussi celle du Hamas. C'est sous la présidence de Mahmoud Abbas que les islamistes du Hamas ont remporté les élections législatives de 2006 puis ont pris le contrôle de la bande de Gaza l'année suivante. Depuis, la fracture entre les frères ennemis empêche les Palestiniens de faire front.

Du côté du dialogue avec Israël, là aussi, Mahmoud Abbas prend acte du blocage : échec du processus d'Annapolis lancé en 2007 par George Bush et, plus récemment, refus israélien de geler la colonisation malgré les pressions de Barack Obama. Dans son discours, le président palestinien a d'ailleurs aussi critiqué l’administration Obama pour son soutien à Israël.

Retrait d'Abbas : les réactions de la presse israélienne

Avec notre correspondant à Jérusalem, Michel Paul

En Israël officiellement, on se contente d’affirmer que la décision du président palestinien est le résultat de pressions internes au sein de l’Autorité palestinienne, mais dans l’entourage du Premier ministre Benyamin Netanyahu, on dit maintenant ce qui n’a pas été dit depuis la mise en place de l’administration israélienne, « Mahmoud Abbas est un partenaire du processus de paix ». « Le fait que le président palestinien reste à son poste est un intérêt israélien », souligne même une source bien placée.

Pour Yediot Aharonot, « C’est le début du déluge ». Maariv parle du « show menaçant du président palestinien », avec ce commentaire qui en dit long : « Israël risque sous peu de le regretter ».

« La décision de Mahmoud Abbas est-elle sérieuse ou bien s’agit-il d’un subterfuge ? », demande la presse dans son ensemble.

Pour Haaretz, Israël avait Mahmoud Abbas dans son « collimateur », mais la victoire temporaire de Netanyahou risque de se transformer rapidement en un nouveau fiasco pour la politique extérieure israélienne.

Et surtout ce que l’on trouve ce matin dans tous les journaux israéliens, c’est la liste des candidats palestiniens à la succession de Monsieur Abbas. Et celui qui arrive en tête de liste, c’est Marwan Barghouti, à l’heure actuelle derrière les barreaux en Israël.

Et de l’avis quasi-général, les dirigeants israéliens vont devoir choisir : le libérer ou alors céder le terrain au Hamas.

mercredi, 04 novembre 2009

Hillary Clinton en voyage d'explication au Caire

La secrétaire d’Etat américaine Hillary Clinton s’apprête à quitter Marrakech afin de se rendre au Caire pour rencontrer le président égyptien Hosni Moubarak.
Jean Blondin / Reuters


Par RFI

Hillary Clinton est attendue au Caire pour une rencontre mercredi avec le président égyptien Hosni Moubarak. Une visite annoncée à la hâte alors que la responsable de la diplomatie américaine est l’objet de nombreuses critiques dans le monde arabe au sujet des colonies israéliennes.

Hillary Clinton aura du mal à convaincre les dirigeants arabes. Le président américain Barak Obama lui-même, dans son discours du Caire le 4 juin dernier, lors d'un discours à destination du monde arabe et musulman avait affirmé solennellement que la colonisation des Territoires palestiniens devait cesser.

Or à Jérusalem, après un entretien avec Benyamin Netanyahu, le Premier ministre israélien, Hillary Clinton avait eu ces mots : « Israël offre un gel partiel de cette colonisation, c'est une offre sans précédent », comprenez : il faut que les Palestiniens et le monde arabe s'en contentent.
L'autorité palestinienne a déjà rejeté cette offre qu'elle qualifie de dupe : pas question de négocier quoi que ce soit dans ces conditions, dit-elle.

Le recul de Washington sur cette question a également provoqué la colère de la Ligue arabe. Ce sont d'ailleurs ces réactions qui obligent la secrétaire d'Etat américaine à faire le voyage pour le Caire. Elle a beau répéter que « Les Etats-Unis n'acceptent pas la légitimité de la poursuite des implantations israéliennes », rien n'indique que l'explication de texte qu'elle présentera sera convaincante.

vendredi, 16 octobre 2009

Le Fatah signe l'accord de réconciliation, le Hamas réclame un délai

16 Octobre 2009 - Par france24.com

Alors que le Fatah du président de l'Autorité palestinienne, Mahmoud Abbas (photo), annonce avoir signé l'accord de réconciliation interpalestinien proposé par l'Égypte, le parti islamiste Hamas demande davantage de temps pour examiner le texte.

 

AFP - Le parti Fatah du président palestinien Mahmoud Abbas a annoncé jeudi avoir remis aux médiateurs égyptiens l'accord de réconciliation interpalestinien signé, alors que les rivaux du mouvement islamiste Hamas réclament plus de temps pour examiner le texte.

"J'ai remis l'accord signé, et dit ce que j'avais à dire", a indiqué à l'AFP Azzam al-Ahmad, le négociateur du Fatah.

"Maintenant, nous attendons la réponse du Hamas. C'était aujourd'hui la date limite pour signer l'accord. Il y aura une autre réunion cette nuit pour étudier quelles doivent être les prochaines étapes", a-t-il déclaré, à l'issue de son entretien avec les médiateurs égyptiens.

Il a en outre demandé au Hamas d'arrêter de servir "les intérêts de la droite israélienne et de l'administration américaine". "Israël et l'administration américaine ne veulent pas la fin des divisions", a-t-il dit à la presse.

De son côté, le Hamas a demandé davantage de temps pour examiner l'accord et exigé l'inclusion d'une clause reconnaissant le "droit de résister" à Israël.

"Le Hamas a officiellement demandé à l'Egypte de lui donner deux à trois jours pour achever ses consultations internes", a déclaré à Gaza Taher al-Nounou, porte-parole du gouvernement du Hamas à Gaza, sans autre détail.

Auparavant, une coalition d'organisations palestiniennes basées à Damas, dont fait partie le Hamas, avait fait savoir dans un communiqué qu'elle refusait de signer l'accord en l'état.

"Les factions palestiniennes ne signeront l'accord (proposé) par l'Egypte que si le texte inclut les principes et les droits palestiniens, notamment le droit à la lutte contre l'occupation sioniste", a indiqué leur porte-parole Khaled Abdel Majid.

La signature de l'accord interpalestinien devait initialement avoir lieu le 26 octobre au Caire. Mais le Hamas, qui contrôle la bande de Gaza, avait demandé d'en repousser la date accusant le président Abbas d'avoir accepté il y a deux semaines, sous pression américaine et israélienne, le report d'un vote au Conseil des droits de l'Homme de l'ONU sur le rapport Goldstone.

Ce rapport accuse Israël de "crimes de guerre" lors de son offensive contre la bande de Gaza l'hiver dernier.

Le Conseil des droits de l'Homme de l'ONU à Genève a commencé jeudi l'examen du rapport, à la demande de l'Autorité palestinienne qui a fait volte-face sous la pression du Hamas et au sein même de l'Autorité.

Aux termes d'un compromis proposé par l'Egypte, le Fatah et le Hamas sont censés entériner séparément l'accord de réconciliation avant le 15 octobre minuit.

A Ramallah (Cisjordanie), le président Abbas a déclaré que le Fatah attendait une réponse officielle du Hamas.

Interrogé par les journalistes lors d'une conférence de presse avec le chef du gouvernement espagnol, José Luis Rodriguez Zapatero, il a répété que si les deux parties ne parvenaient pas à un accord, il convoquerait des élections pour le 24 janvier plutôt que le 28 juin, une date proposée par l'Egypte.

"La Loi fondamentale (qui fait office de Constitution) stipule que des élections doivent se tenir le 24 janvier 2010. S'il y a accord, ça peut-être reporté au 28 juin 2010. S'il y a accord, nous le respecterons. S'il n'y en a pas, nous nous conformerons à la Loi fondamentale".

lundi, 12 octobre 2009

Rapport Goldstone: un conseiller d'Abbas sanctionné

Par rfi.fr. Article publié le 12/10/2009


Pour avoir critiqué le président Abbas sur le report d'un vote devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU concernant le rapport Goldstone, Nabil Amr (photo) s’est vu retirer ses gardes du corps.(Photo : Abdel Mageed/AFP)

Pour avoir critiqué le président Abbas sur le report d'un vote devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU concernant le rapport Goldstone, Nabil Amr (photo) s’est vu retirer ses gardes du corps.
(Photo : Abdel Mageed/AFP)


A la demande des Etats-Unis, le président de l’Autorité palestinienne Mahmoud Abbas a consenti le 2 octobre le report du vote du Conseil des droits de l'homme de l'ONU sur une résolution condamnant Israël pour n'avoir pas coopéré avec la commission d'enquête internationale dirigée par le magistrat sud-africain Richard Goldstone. Cette décision a été vivement critiquée par le mouvement islamiste Hamas, mais aussi au sein de la propre formation du président palestinien, le Fatah.


Avec notre correspondant à Ramallah, Karim Lebhour

Nabil Amr fait partie des officiels palestiniens qui ont ouvertement critiqué le président Abbas pour avoir accepté de reporter un vote devant le Conseil des droits de l’homme de l’ONU concernant le rapport Goldstone sur la guerre de Gaza.

Ce conseiller de Mahmoud Abbas a jugé incompréhensible que le président palestinien tarde à s’expliquer sur une décision qui a déclenché une tempête politique dans les Territoires palestiniens. Conséquence de son franc-parler : Nabil Amr s’est vu retirer ses gardes du corps. Quant au ministre de l’Economie, Bassem Khoury, qui avait démissionné en signe de protestation, il a finalement été convaincu de rester au gouvernement et de se taire.

L’Autorité palestinienne tente de clore cette affaire qui empoisonne la vie politique palestinienne : le Fatah a organisé des manifestations de soutien à Mahmoud Abbas auxquelles les fonctionnaires palestiniens ont reçu la consigne de participer.

L’Autorité palestinienne assure par ailleurs vouloir une nouvelle session du Conseil des droits de l’homme des Nations unies pour corriger cette décision qui l’a considérablement affaiblie aux yeux de l’opinion palestinienne.

 

mercredi, 07 octobre 2009

Rapport Goldstone : La volte-face de Mahmoud Abbas

Par RFI. Article publié le 07/10/2009 


Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne.(Photo : Reuters)

Mahmoud Abbas, le président de l'Autorité palestinienne.
(Photo : Reuters)

Le président de l’Autorité palestinienne apporte son appui à la demande formulée par la Libye, au nom du groupe des pays arabes à l’ONU, d’une réunion d’urgence du Conseil de sécurité. Le but étant l’examen du rapport de la commission Goldstone, qui avait mené l’enquête sur l’offensive israélienne « Plomb durci » à Gaza. Cette demande a reçu l’accord des autorités de l’ONU. Mahmoud Abbas fait ainsi volte-face, ayant relégué dans un premier temps, l’examen de ce rapport à une date indeterminée.


Avec notre correspondante à Jérusalem, Catherine Monnet

Depuis longtemps, Mahmoud Abbas n'a plus rien d'un leader populaire. Mais lorsque la délégation palestinienne à l'ONU a accepté, la semaine dernière, sous la pression américaine, de remettre aux calendes grecques l'examen du rapport Goldstone, les critiques et les appels à démission ont atteint une ampleur inégalée. Au point que le président de l'Autorité palestinienne a fait savoir le 6 octobre, par la voix du chef des négociateurs Saeb Erakat, qu'il avait changé d'avis et qu'il allait envisager de « demander au bloc arabe et islamique de présenter officiellement le rapport Goldstone » aux différentes institutions onusiennes et internationales.

Un proche du président Abbas a également reconnu que l'Autorité palestinienne « avait fait une erreur » en acceptant de suspendre la procédure d'examen du rapport Goldstone, à la demande de Washington qui s'inquiétait des répercussions que cela pourrait avoir sur le processus de paix.

Cette volte-face ne mettra peut-être pas un terme aux nombreux appels à démission. Mais elle devrait quand même permettre au président palestinien de reprendre la main, à un moment où les risques d'embrasement à Jérusalem sont très élevés et où l'émissaire américain George Mitchell revient dans la région pour tenter, une nouvelle fois, de relancer les pourparlers de paix.

 

samedi, 22 août 2009

Le Hamas contesté par des islamistes radicaux

Par RFI. Article publié le 22/08/2009 

La mosquée d' Ibn Taymea endommagée, témoigne de la violence des combats à Rafah au sud de Gaza, le 16 aout 2009. ( Photo: Stringer / Reuters )

La mosquée d' Ibn Taymea endommagée, témoigne de la violence des combats à Rafah au sud de Gaza, le 16 aout 2009.
( Photo: Stringer / Reuters )

Une semaine après les affrontements de Rafah avec les forces du Hamas, les islamistes ultra-radicaux crient vengeance. Plus de vingt personnes ont été tuées dans les combats, dont le chef du groupe Jund Ansar Allah (‘Les soldats d’Allah’), Abdellatif Moussa. A Rafah, ses partisans disent toute leur détestation du Hamas qu’ils accusent de ne pas être un « vrai » mouvement islamiste.

Dans les maisons détruites par les combats, les habitants du quartier « Brazil » de Rafah ruminent leur colère contre le Hamas. Nous croisons un homme « Abou Ahmed », un fidèle du cheikh Abdelatif Moussa et de son groupe ' les soldats d’Allah '. Pour lui, aucun doute, la mort du cheikh qui voulait déclarer un Emirat islamique ne restera pas impunie.

« Le cheikh Moussa avait de bonnes relations avec les gens d’Al Qaïda à l’étranger, je crois que s’il y a des attaques ce sera à l’étranger, contre les chefs du Hamas en exil. Les gens avec qui il travaillait vont faire quelque chose, peut-être aussi ici à Gaza. Je peux vous dire que depuis sa mort, 500 bébés sont nés à Rafah et ont été nommés « Abdelatif » »

« Leur religion, c'est le dinar et le dollar »

Abou Ahmed est un déçu du Hamas. Le mouvement, dit-il, ne mérite plus le qualificatif « d’islamiste » : « Avant quand j’entendais parler du Hamas j’étais fier. Si les brigades Ezzedine Qassam faisaient sauter un bus à Tel Aviv j’étais fier. Maintenant si je veux tirer une roquette contre Israël, ce ne sont pas les Israéliens qui me pourchassent, c’est le Hamas ! Leur religion c’est le dinar et le dollar »

La mosquée criblée de balles sera bientôt réparée. Dans une semaine, un nouvel imam, nommé par le Hamas, prendra la place du cheikh Abdelatif Moussa. Abou Ahmed n'y mettra pas les pieds. Les salafistes trouveront un nouveau lieu de culte.

Karim Lebhour

vendredi, 14 août 2009

Le discours de fermeté de Mahmoud Abbas

Par rfi.fr. Article publié le 14/08/2009 

Le Président palestinien Mahmoud Abbas s'adresse aux nouveaux membres du comité central du Fatah à Ramallah, le 13 aout 2009.(Photo: Fari Arouri/ Reuters)

Le Président palestinien Mahmoud Abbas s'adresse aux nouveaux membres du comité central du Fatah à Ramallah, le 13 aout 2009.
(Photo: Fari Arouri/ Reuters)

Mahmoud Abbas exclut toute reprise des négociations avec Israël tant que la colonisation juive ne sera pas gelée. Commentaire fait à l’issue de la première réunion de la nouvelle direction du Fatah. Le président palestinien a également réaffirmé le droit des Palestiniens à la « légitime défense ».


C’est la première fois que Mahmoud Abbas s’exprimait depuis la fin du congrès du Fatah. Plusieurs nouveaux élus à la tête du parti se sont déjà prononcés pour une plus grande fermeté dans les négociations. Mahmoud Abbas a donc martelé qu’il n’y aura pas de reprises du processus de paix sans un arrêt de la colonisation « sous toutes ses formes et sans exception, à Jérusalem et dans le reste des territoires occupés » a t-il précisé.

Un discours de fermeté

Le président palestinien a rappelé qu’il refuserait un Etat aux frontières temporaires. La solution avait été évoquée à plusieurs reprises pendant le processus d’Annapolis. Mahmoud Abbas a également souligné que les Palestiniens se réservent de droit d’avoir recours à la résistance, telle que reconnu par le droit international pour parvenir à la création de leur Etat. Un discours de fermeté. En phase avec le souhait de nombreux délégués du Fatah réunis à Bethléem et qui jugeaient que le Fatah n’avait obtenu que peu de résultats face à Israël, ouvrant ainsi la voie aux islamistes du Hamas.

 

Karim Lebhour

mercredi, 12 août 2009

La vieille garde du Fatah est décimée

12.08.2009 | ArabNews

"Le Fatah semble avoir conforté le pouvoir de Mahmoud Abbas [président de l'Autorité palestinienne] et regagné en légitimité, alors que ses membres ont défait dans les urnes, le 10 août, la 'vieille garde' des dernières années de Yasser Arafat", analyse le quotidien saoudien. A l'occasion du 6e Congrès du Fatah, organisé à Bethléem, 14 des 18 membres du Comité central du parti ont été renouvelés. "Cette direction plus jeune va donner un nouveau souffle au Fatah et consolider la position de Mahmoud Abbas à sa tête", reconduit dans ses fonctions le 8 août lors d'un vote à main levée, ajoute le journal. Parmi les nouveaux venus figure Marwan Barghouti, actuellement emprisonné à vie en Israël.

 

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