vendredi, 18 décembre 2009
Revue de presse Asie / A la Une : au Pakistan, malaise après la décision de la Cour suprême d’annuler l’amnistie générale de 2007
The Dawn estime ce matin que ce rebondissement va éprouver la solidité des amis du président Zardari. En invalidant l’amnistie générale de 2007 pour examiner un ancienne affaire de corruption, la Cour suprême a mis la pression sur l’exécutif. Et si le président procède à une « purge », si il exige la démission de certains membres de son gouvernement, c’est le Premier ministre, et finalement lui-même, qui se retrouveront en première ligne, indique le quotidien de Karachi. The Dawn décrit une situation de grand embarras et d’intenses consultations avec les députés du principal parti au pouvoir (le PPP), au sein duquel les vieux notables préparent déjà leur retour et commencent à appeler à un remaniement ministériel.
Philippines : finalement, c’est une femme qui va instruire l’affaire du massacre politique de Maguindanao
Désigner un juge pour instruire l’affaire, dans le contexte philippin, à 5 mois des élections, a été une affaire compliquée. L’article du Philippine Star raconte les détails de la négociation : comment les juges philippins se sont défilés, comment le magistrat désigné s’est désisté, l’atmosphère de peur qui règne sur cette affaire et qui décourage l’exercice de la justice.
Les commentaires soulignent le courage de Jocelyne Solis-Reyes. Elle refuse toute protection policière, indique le quotidien philippin, et entend traiter ce dossier comme une « affaire ordinaire ». Rappelons que c’est un véritable carnage qui a été commis ce 23 novembre contre le clan Mangudadatu : 57 morts, pour mémoire.
Parallèlement, la presse s’arrange pour pourrir la réputation du juge Cortez qui s’est défilé. « C’est un lâche et il devrait au moins être viré », déclare en substance une association de lutte contre le crime et la corruption qui envisage d’éclaircir son comportement devant les tribunaux.
Les menaces sur la sécurité des témoins, des accusés et du personnel judiciaire sont prises très au sérieux alors que doivent démarrer dès aujourd’hui les premières audiences préliminaires de la famille Ampatuan, ainsi que de leurs complices présumés, parmi lesquels figurent 25 officiers de police incarcérés. Le Philippine Star précise que la justice devrait rendre un rapport préliminaire dans les 60 jours dans lequel devraient être déterminées les causes du massacre et qui devrait fournir des indications sur l’implication des responsables présumés.
Thaïlande : l’enquête sur l’avion nord-coréen saisi la semaine dernière sur l’aéroport de Bangkok est prolongée
Encore une ou deux semaines, indique le responsable de l’enquête au Bangkok Post. Il y avait 30 tonnes d’armes à bord, et l’équipage affirme toujours qu’il ne savait pas ce qu’il transportait, souligne le quotidien. La cargaison et l’avion ont été saisis vendredi. Evidemment, personne n’est venu réclamer la restitution de la cargaison, précise l’article. L’équipage est composé de cinq membres : un Biélorusse et quatre Kazakhs. L’avion est de fabrication russe, c’est un Ilyouchine 76, mais il a appartenu à une compagnie kazakh avant d’être loué à une compagnie néo-zélandaise basée à Auckland. Les armes sont nord-coréennes et, huit jours après, on ignore toujours quelle était la destination de la cargaison.
Australie : avis de tempête sociale pour le réveillon
Les Australiens de la région de Sydney vont devoir différer leurs courses de Noël en raison de la grève des conducteurs de bus. Les négociations salariales sont au point mort après le rejet des propositions par les syndicats. Et, à une semaine du réveillon, explique The Australian, ça va compliquer la vie des gens !
D’ailleurs l’article décrit un contexte social tendu en Australie. Les mécaniciens de la compagnie aérienne Qantas entame de leur côté cinq jours de grève et les retards dans la maintenance des avions risquent de menacer le trafic au mois de janvier si ils ne parviennent pas à un accord avec leur direction, précise le Daily Telegraph.
Le quotidien indique d’autre part que Qantas préfère finalement employer des prisonniers plutôt que des handicapés. Depuis 15 ans, la compagnie aérienne confiait le reconditionnement des écouteurs distribués aux passagers à une entreprise de réinsertion d’handicapés. En septembre, Qantas a relancé l’appel d’offre et c’est une entreprise de réinsertion de prisonniers qui a formulé la meilleure proposition.
L’information a provoqué de nombreuses réactions indignées, après 15 années de bons et loyaux services de la part de la société qui emploie les handicapés. Les autorités régionales s’en sont mêlées et avant que ça ne dégénère pour la notoriété de Qantas un moyen terme a été trouvé : les handicapés s’occuperont de la « classe économique », tandis que les prisonniers s’occuperont de la « business class ».
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jeudi, 12 novembre 2009
Revue de presse Asie : Libération d’un prêtre irlandais aux Philippines
Le Père Michael Sinnott avait été kidnappé le 11 octobre dernier dans le sud du pays par le Front de Libération Moro Islamique. Il a été libéré ce jeudi matin et la presse philippine est très réactive : c’est le premier gros titre des journaux en ligne. « Il va aussi bien que possible sachant que le prêtre souffre de problèmes cardiaques » affirment les journaux philippins. Dans The Inquirer, les autorités irlandaises affirment qu’aucune rançon n’a été payée alors que le MILF réclamait 2 millions de dollars. « Payer une rançon aurait mis en danger tous les autres travailleurs humanitaires dans la région ainsi que les citoyens irlandais » a expliqué le ministre des Affaires étrangères irlandais, Michael Martin, toujours cité par l’Inquirer. Le Manilla Bulletin rappelle lui que le père Sinnott a été libéré à la veille de l’arrivée ce jeudi aux Philippines de la secrétaire d’Etat américaine, Hillary Clinton.
D’une religion à l’autre et d’un religieux à l’autre… En Inde, c’est le Dalaï Lama qui a des problèmes avec les autorités
Et là aussi ça fait la Une de la presse. C’est le Times of India qui l’annonce : bien qu’il ait promis de ne pas interférer dans le voyage du Dalaï Lama dans la province d’Arunachal Pradesh, le gouvernement indien a tout de même fini par demander au chef spirituel des tibétains de restreindre son programme et il a ordonné aux journalistes qui couvraient ce voyage de quitter les lieux. Le gouvernement indien demande notamment au Dalaï Lama de transformer le discours public qu’il doit faire ce jeudi en prière religieuse. « C’est que la région est sensible » explique le Times of India. L’Arunachal Pradesh est en effet une région revendiquée par la Chine. D’où le caractère sensible de la visite du Dalaï Lama. La Chine avait d’ailleurs tenté de s’opposer à ce déplacement.
Toujours au chapitre religieux, cette déclaration du secrétaire général du Parti Démocratique du Japon, le parti au pouvoir…
Et reprise par l’Asahi Shimbun : Ichiro Osawa estime que la chrétienté et l’Islam sont deux religions très exclusives. « Au contraire, dit-il toujours cité par l’Asahi, le bouddhisme est une religion très ouverte, tolérante, c’est une tournure d’esprit » et il ajoute : « La façon dont vit la société occidentale montre bien qu’une civilisation basée exclusivement sur la chrétienté stagne ». Les Occidentaux apprécieront la réflexion qui engage le tout nouveau parti au pouvoir au Japon…
Le ton monte entre les deux Corées après l’incident naval de mardi…
Rodong Sinmun, l’organe officiel du Parti communiste nord-coréen affirme que l’échange de tir entre les deux navires est une conspiration du Sud pour détériorer les relations entre les deux Corées à travers une provocation militaire. Je vous rappelle que mardi matin, un navire sud-coréen a lance des sommations puis a ouvert le feu contre un bateau nord-coréen qui aurait franchi la frontière maritime entre les deux pays. Une frontière fixée par les Nations Unies et que le Nord ne reconnait pas.
Les Etats Unis ont accepté d’envoyer un émissaire spécial pour discuter directement avec la Corée du Nord mais ne renoncent pas pour autant aux sanctions contre la Corée du Nord.
Ils seraient même en train, selon le Chosun Ilbo, de chercher un moyen de priver Kim Jong il de l’accès à ses comptes courants. « Le 4 août dernier, écrit le Chosun Ilbo, alors que la Corée du Nord invitait à Pyongyang l’envoyé spécial américain Stephen Bosworth et que l’ancien président Bill Clinton était en Corée du Nord pour obtenir la libération des deux journalistes américaines, l’émissaire américain chargé des sanctions contre la Corée du Nord était, lui, à Moscou pour demander au gouvernement russe d’arrêter les activités d’une branche de la mafia qui alimente les comptes de Kim Jong-il ». « Les services secrets sud-coréens et américains, écrit encore le Chosun Ilbo, sont convaincus que la Corée du Nord a récemment reçu des devises étrangères toutes fraiches qui proviennent du trafic d’ivoire en Afrique, du trafic de faux dollars ainsi que de la vente de faux viagra et de drogue ».
Tension entre la Thaïlande et le Cambodge à propos de l’ancien Premier ministre Thaksin, la polémique n’est pas terminée…
« No, no, no, no ». Quatre fois «non» c’est le premier titre ce jeudi du Bangkok Post qui explique : « Le Cambodge a donné quatre raisons pour lesquelles il n’extradera jamais Thaksin Shinawatra ». C’est fois c’est donc officiel : le Cambodge refuse d’extrader l’ancien Premier ministre thaïlandais qui est sous le coup d’une condamnation dans son pays. Je vous rappelle qu’au Cambodge, le premier ministre Hun Sen a accueilli Thaksin et lui a même offert un poste de conseiller économique. Ce que la Thaïlande considère comme une provocation. « Du coup, raconte le Bangkok Post, le gouvernement thaïlandais a décidé de revoir sa coopération avec le Cambodge ».
A Hong Kong, le South China Morning Post se range du côté thaïlandais.
« Dans un monde parfait, écrit le quotidien, les pays voisins devraient se respecter les uns les autres. Malheureusement dans la région du Mékong, on est loin de cette utopie. Et le Premier ministre cambodgien Hun Sen aurait du s’abstenir d’accueillir l’ancien premier ministre Thaksin » écrit le South China Morning Post. Tandis que le journal thaïlandais The Nation estime lui que ce différent illustre aussi une différence de style entre ses dirigeants. « Une différence de génération » explique le journal. « Le vieux leader Hun Sen contre le jeune Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva » explique The Nation.
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mercredi, 11 novembre 2009
Revue de presse Asie et Pacifique : la crise entre la Thaïlande et le Cambodge à propos de l’ancien Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra
Le Premier ministre cambodgien, Hun Sen, semble beaucoup apprécier le Premier ministre thaïlandais renversé. Il l’a invité au Cambodge et vient de lui offrir un poste de conseiller économique. Thaksin est arrivé hier à Phnom Penh et cela fait les gros titres de la presse cambodgienne.
Cambodge Soir rappelle par exemple que Thaksin est sous le coup d’une condamnation par contumace à deux ans de prison pour corruption. Qu’il a été chassé du pouvoir par les militaires en 2006. Et que la Thaïlande, qui a pris cette nomination comme une provocation, a aussitôt rappelé son ambassadeur, et que le Cambodge a fait de même, car malgré les accords signés entre les deux pays, le Cambodge n’a pas l’intention d’extrader Thaksin. Le gouvernement cambodgien estime que sa condamnation est politique.
Toujours du côté de la presse cambodgienne, le Phnom Penh Post cite Thaksin lui-même qui, sur son blog, affirme que son séjour au Cambodge n’est pas une provocation vis-à-vis de la Thaïlande, que pendant sa mission, il parlera de la pauvreté et de la situation économique, qu’il préservera les intérêts de la Thaïlande, qu’il n’est pas au Cambodge pour engager un bras de fer avec le gouvernement thaïlandais.
Mais rien n’y fait, du côté thaïlandais, la colère gronde
Le Bangkok Post annonce que l’Alliance du peuple pour la démocratie, le principal parti d’opposition à Thaksin, organisera dimanche prochain une manifestation pour protester contre l’attitude de l’ancien Premier ministre qui a en plus accordé une interview au journal britannique The Times dans laquelle il critique la monarchie et estime qu’elle doit être réformée.
L’éditorialiste du Bangkok Post se félicite lui que la réponse du gouvernement thaïlandais ait été mesurée. « Il faut que cela reste ainsi », estime le journal. « La Thaïlande pourrait perdre son influence diplomatique dans la région et ailleurs dans le monde en s’engageant dans le piège tendu par Thaksin ». « Mais le Premier ministre, Abhisit Vejjajiva, a d’ores et déjà refusé de jouer le jeu de Hun Sen, le rappel des diplomates pour consultation est une mesure diplomatique et ne va pas vers une confrontation », conclut l’éditorialiste.
Dans la presse coréenne ce matin, l’incident naval d’hier fait les gros titres
C’est le Joong-ang Daily qui résume le mieux ce qui s’est passé hier : « les deux Corées ont eu leur premier accrochage naval depuis sept ans quand un navire nord-coréen a franchi la frontière maritime. Le bateau nord-coréen qui a été touché par un échange de tirs a dû faire demi-tour et le gouvernement nord-coréen exige maintenant des excuses. Il n’y a aucun blessé ni dégât côté sud-coréen », explique encore le journal. L’échange de tir a duré environ deux minutes le long de cette frontière nord, mais ce que ne rappelle pas la presse sud-coréenne c’est que cette limite a été fixée par les Nations unies après la guerre entre les deux Corées, mais qu’elle est contestée par la Corée du Nord. Le Joong-ang Daily rappelle que la Corée du Nord a tendance à multiplier les provocations à la veille de moments importants. Or cet incident intervient quelques jours avant la visite de Barack Obama en Corée du Sud et le sommet avec le président Lee Myung-Bak.
Pour le Korea Herald qui a interrogé des experts militaires il y a deux hypothèses : ou bien la Corée du Nord a planifié cet incident avant la visite de Barack Obama, ou bien le navire nord-coréen n’était tout simplement pas synchronisé avec le commandement militaire et a dépassé la frontière sans s’en apercevoir.
Le Chosun Ilbo est lui plus inquiet : le journal qui cite une source militaire affirme que ces derniers mois, la Corée du Nord a doublé son artillerie dans cette zone. Les militaires sud-coréens estiment que le Nord pourrait se préparer à une confrontation avec le Sud.
Au Pakistan, les jours se suivent et les titres de la presse se ressemblent : nouvel attentat du côté de Peshawar
Ce sont presque les mêmes photos qui font la une des journaux pakistanais : une voiture carbonisée au milieu d’un spectacle de désolation. Et toujours des bilans effrayants. Hier un kamikaze a tué au moins une trentaine de personnes sur un marché très fréquenté de Charsadda, dans la banlieue de Peshawar. Trente personnes qui viennent s’ajouter aux 2 500 qui ont été tuées dans cette vague de terreur qui frappe le pays depuis deux ans. Et c’est un peu comme si les éditorialistes pakistanais avaient épuisé toutes les analyses, tous les commentaires.
Alors à défaut, Dawn donne la parole aux talibans. L’un de leurs porte-parole affirme qu’ils sont engagés dans une guérilla qui sera dure et longue contre l’armée pakistanaise au Sud-Waziristan. Face à l’armée qui annonce qu’elle progresse et marque des points, le porte-parole des talibans, Azam Tariq, affirme que les soldats pakistanais n’ont que le contrôle des routes alors que les insurgés tiennent les forêts et les montagnes. Impuissant, Dawn reconnaît qu’il n’y a aucun moyen de vérification indépendant.
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vendredi, 06 novembre 2009
A la une : La question des gaz à effet de serre
Cette question devrait de nouveau agiter le sommet du Forum de coopération de l’Asie Pacifique (l’APEC) la semaine prochaine, des agronomes ont peut être mis au point la pelouse magique à Wellington. Belle photo de vache sur le site du New Zeland Herald ce vendredi matin. Des paddocks de gazon génétiquement modifié permettraient, d’après ces scientifiques et si c’est au goût de l’animal bien sûr… Cette herbe génétiquement transformée permettrait de réduire… et oui les pets de vache accusés comme vous le savez de contribuer à l’effet de serre. Nos bovidés seraient moins ballonnés et du coup cela réduirait d’autant la production de méthane. Pour l’instant le laboratoire qui a émis l’idée n’en est qu’au stade du projet. Mais déjà, les protecteurs de la nature s’inquiètent. La Nouvelle-Zélande est un grand producteur de lait, les OGM dans l’herbe pourraient nuire à la qualité du produit disent-ils et la réputation du pays.
Valse des ambassadeurs
La valse des diplomates -Bangkok qui rappelle son ambassadeur à Phnom Penh et dans la foulée, évidemment, Phnom Penh qui fait de même-, est un signe de plus de la tension qui monte entre les deux pays. Et à chaque fois, les deux mêmes noms se retrouvent à la Une : Celui de l'actuel Premier ministre cambodgien Hun Sen et celui de son ami, l'ancien premier ministre thaïlandais, Thaksin Shinawatra, condamné pour corruption dans son pays. Hun Sen lui a offert le gîte et le couvert et même un boulot à son ami Thaksin, en le nommant conseiller économique du gouvernement. Ce qui évidemment ne plaît pas du tout au gouvernement thaïlandais.
Sourire côté cambodgien, agacement côté Thaïlandais
Comment réagit la presse dans chacun des pays ? La presse cambodgienne donne un compte rendu plutôt plat de l'affaire, à peine ici où là une pointe d'ironie. Selon le Phnom Penh Post, Thaksin a dit qu’il ne viendrait pas au Cambodge. Alors, c'est ballot semble s’étonner le journal ! Comment va faire Thaksin pour conseiller le gouvernement cambodgien sur les affaires économiques s’il n’est pas là ? Réponse du journal qui cite le porte-parole du gouvernement à Phnom Penh: « Avec les autoroutes de l'information, Thaksin peut travailler depuis n'importe où dans le monde affirme le haut fonctionnaire et aider ainsi le Cambodge à se développer ». Il fallait y penser.
Côté thaïlandais le ton est nettement moins amusé
Comment réagit la presse dans chacun des pays ? La presse cambodgienne donne un compte rendu plutôt plat de l'affaire, à peine ici où là une pointe d'ironie. Selon le Phnom Penh Post, Thaksin a dit qu’il ne viendrait pas au Cambodge. C'est ballot fait semblant de s’étonner le journal : Comment va faire Thaksin pour conseiller le gouvernement cambodgien sur les affaires économiques, s’il n’est pas là ? Réponse du journal qui cite le porte-parole du gouvernement à Phnom Penh: « Avec les autoroutes de l'information, Thaksin peut travailler depuis n'importe où dans le monde et aider ainsi le Cambodge à se développer ». Il fallait y penser. Côté thaïlandais le ton est nettement moins amusé, semble-t-il. Visiblement The Nation n'est pas du côté des « chemises rouges », ces militants pro-Thaksin qui continuent de soutenir l'ancien premier ministre en Thaïlande. The Nation qui s'inquiète et s'interroge : « Que prépare Thaksin désormais » demande le journal ? Un peu comme s'il s'agissait d'un mauvais garçon, à qui il fallait faire la leçon. Il aurait dû se taire explique The Nation mais « il a préféré accuser le gouvernement Thaïlandais d'en faire trop, de suréagir comme un enfant ». Il faut dire aussi que cette polémique arrive dans un contexte d'instabilité en Thaïlande et de fébrilité à la frontière entre les deux pays. Faut-il alors s'inquiéter ? Oui confie ce responsable politique thaïlandais qui visiblement ni d’humour, ni de répartie. Vous lirez ses propos dans le Bangkok Post. Si (Thaksin) est conseiller du gouvernement à Phnom Penh alors dit-il : « Il faut s’inquiéter pour les dommages qu'il va infliger à l'économie… Cambodgienne ».
Ouïgours privés d’internet
Les habitants du Xinjiang sont toujours privés d’Internet en Chine. Le problème est résumé par dessin dans le China Daily. Le dessin d'un ordinateur portable avec sur l’écran, un panneau d’interdiction et ces mots : « Accès refusé ». Le quotidien en ligne reprend la version officielle : le réseau a cessé de fonctionner 24 heures après le début des émeutes, entre ouïgours musulmans et les Hans en juillet dernier, qui ont fait près de 200 morts. « Le gouvernement central a bloqué les accès au web dans la province du Xinjiang parce que c'était un outil vital pour les meneurs (de la révolte) » poursuit le journal. Depuis cette date tous les habitants de la province sont coupés du net et rouspètent. Il y a cet homme d'affaire qui explique qu'il a dû délocaliser son bureau pour communiquer avec ses clients. Il y a cette mère qui s'inquiète pour sa fille qui « devait s'inscrire à la faculté en Australie sur internet ». Et puis il y a tous ceux parmi ces habitants du Xinjiang, que le China Daily n’a pas interrogé. Les Ouigours eux aussi sont coupés du net et même bien plus que cela.
Discriminations en Corée du Sud
Ils sont nombreux les cas de discrimination dans ce pays. La presse nous en donne deux exemples ce vendredi matin. D'abord ce travailleur égyptien sans papiers qui obtient gain de cause en justice. L'histoire est racontée par le Korea Times. Mustafa a 29 ans. Il a été blessé après avoir été molesté par l'un de ses collègues sur un chantier. Le court administratif de Séoul a jugé qu'il devait être dédommagé pour cet acte raciste. Et puis autre histoire, celle de ce professeur d’université indien Bonojit Hussain, et sa compagne coréenne Han Ji-sun. Leur récit est dans le Korea Herald. Le quotidien y consacre cinq pages très émouvantes. Oh c’est une histoire malheureusement banale. Hussain et sa compagne se font agresser verbalement puis physiquement un jour dans un bus. Hussain porte plainte pour insultes racistes, mais la police doute de sa qualité d'enseignant et même de la légalité de son titre de séjour. La presse s'est emparée de l'histoire en Inde et en Corée et ça donne ce long récit à lire ce matin dans le Korea Herald.
Prison qui danse au Philippines
Quand les matons filment, les prisonniers dansent au Philippines. Pour finir de vous réveiller et puisque nous sommes vendredi je vous conseil cette vidéo sur le site du Daily Telegraph. C'est en Australie mais par définition si c'est sur internet, c'est aussi chez vous. Allez-y cliquez, ça vous mettra de bonne humeur. Des centaines de prisonniers aux philippines sont alignés dans la cour de la prison en combinaison orange. Queen et les autres rugissent dans les hauts parleurs et hop, tout le monde se met à danser ! La chorégraphie a été enregistrée fin octobre au pénitencier de Cebu. C’est un prisonnier condamné à la prison pour crime en série qui a réglé la chorégraphie. La vidéo a déjà fait plusieurs fois le tour du web. A la fin certains prisonniers se retrouvent même en tutus -bleus et verts fluo-. « I want to break free » dit la chanson. Croyez-moi, ça donne un style !
10 villes pour 2010
Et on termine par un conseil à nos auditeurs internautes voyageurs. Le site du Sydney Morning Herald propose dix villes à découvrir cette année. Il y a de très belles photos, c’est en partenariat avec le guide Lonely Planet avec parfois des choix étonnants. Oubliez Paris, Londres, Rome, New York ou encore Berlin qui ne font pas partie de la liste. Le Sydney Herald conseil d’avantage Kyoto, Singapour, Istanbul, Sarajevo ou Abu Dhabi pour les amateurs de shopping. Et puis des villes moins attendues telles que Charleston aux Etats-Unis, Lecce en Italie la florence des Pouilles ou encore Cuenca la troisième ville d’équateur que les Incas il y a bien longtemps la « terre aussi grande que le paradis ». Si voyager au paradis vous dit. Allez-y, jetez un œil au Sydney Morning Herald.
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samedi, 24 octobre 2009
Asean / Sommet de Hua Hin : Tensions entre la Thaïlande et le Cambodge
Par RFI. Article publié le 24/10/2009
Les Premiers ministres thaïlandais Abhisit Vejjajiva (G) et cambodjien Hun Sen (D) au sommet de l'Asean à Hua Hin, au sud de Bangkok, le 23 octobre 2009.
( Photo : Sukree Sukplang/ Reuters )
Avec notre envoyé spécial à Hua Hin, Arnaud Dubus
Le gouvernement thaïlandais est habitué aux dérapages verbaux du Premier ministre cambodgien Hun Sen, mais cette fois ci la pilule est tout de même un peu dure à avaler.
A peine le pied posé sur le sol thaïlandais, Hun Sen s’est répandu en déclarations sur l’ancien Premier ministre Thaksin. Il l’a qualifié de « victime politique » et l’a comparé à la dirigeante de l’opposition birmane Aung San Suu Kyi. Le Premier ministre cambodgien a également invité Thaksin à devenir son conseiller économique.
Jusqu’à présent, le Premier ministre thaïlandais Abhisit Vejjajiva avait plus ou moins ignoré les déclarations d’Hun Sen, faites à Phnom Penh, sur son « cher ami Thaksin », pour lequel il a préparé une belle résidence dans la capitale cambodgienne.
Mais les propos prononcé à Hua Hin, en plein sommet de l’Asean sont une gifle pour le gouvernement thaïlandais, pays hôte du sommet. Abhisit semble commencer à perdre patience. Il a demandé à Hun Sen de bien réfléchir à ses actes, et de considérer s’ils étaient dans l’intérêt de la coopération entre les deux pays.
Les relations entre Bangkok et Phnom Penh sont déjà tendues à cause de la controverse territoriale sur le temple frontalier de Preah Vihear. Il reste à voir si Hun Sen va en rester au niveau de la provocation verbale, comme c’est souvent le cas, ou s’il va traduire ses paroles en actes.
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samedi, 12 septembre 2009
Des milliers de Hmongs vont être rapatriés au Laos
Par RFI. Article publié le 12/09/2009
Avec notre correspondant à Bangkok, Frédéric Belge
Le Premier ministre thaïlandais a réitéré vendredi sa volonté de renvoyer au Laos quelque six mille réfugiés hmongs d’ici la fin de l’année, cela en application d’un accord entre les deux pays signé récemment.
Le problème de ces réfugiés n’est pas nouveau en Thaïlande, mais le renvoi systématique de ces derniers suscite bien des critiques notamment du côté des organisations humanitaires qui craignent pour leur vie.
Les Hmongs vivent en effet depuis près de 30 ans dans les camps de réfugiés du nord-est de la Thaïlande avec pour principal crainte d’être rapatriées dans leur pays d’origine où ils sont persécutés pour avoir aidé les Américains à combattre les communistes durant la guerre du Vietnam. Des allégations que le gouvernement laotien infirme alors que sur le terrain au Laos, le sort de ces rapatriés n’est pas clair, peu d’ONG ayant accès à cette minorité ethnique sur place.
Une chose est sûre, la poignée de Hmongs qui vivent cachés dans les forêts du Laos sont depuis trois décennies à la merci d’une armée qui les traque sans cesse.
La Thaïlande, de son côté, affirme que ces réfugiés le sont pour des raisons économiques et ne risquent rien de rentrer dans leur pays. Le porte-parole du gouvernement thaïlandais affirmant même que les rapatriements qui ont lieu depuis près d’un an ont été faits de manière volontaire alors que sur le terrain les spécialistes, notamment Médecins sans frontières (MSF), ont clairement dénoncé le caractère forcé de ces déplacements.
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lundi, 17 août 2009
30.000 "chemises rouges" pro-Thaksin manifestent à Bangkok, pétition au roi
AFP, 17.08.2009 |
![]() | © AFP Des manifestants pro-Thaksin entonnent des slogans, lle 17 août 2009 à Bangkok |
Plus de 30.000 "chemises rouges", surnom des partisans de l'ex-Premier ministre thaïlandais Thaksin Shinawatra, ont manifesté lundi à Bangkok pour demander au roi de gracier leur dirigeant en exil condamné pour corruption, a indiqué la police.
M. Thaksin, homme d'affaires de 60 ans qui a gouverné la Thaïlande de 2001 à 2006 avant d'être renversé par des généraux royalistes, s'est adressé à ses supporters, grâce à une liaison par vidéo, pour souligner qu'il restait "loyal" à la monarchie et au souverain Bhumibol Adulyadej, âgé de 81 ans.
La manifestation, sous un ciel menaçant, s'est déroulée sur la place Sanam Luang, près du Grand Palais, où d'importantes forces de sécurité avaient été déployées pour parer à toute éventualité.
Les organisateurs ont affirmé disposer d'une pétition rassemblant plus de 3,5 millions de signatures demandant au roi Bhumibol d'accorder sa grâce à M. Thaksin, condamné par contumace en octobre dernier à deux ans de prison pour "conflit d'intérêt".
"Nous sommes ici aujourd'hui pour informer notre père, le roi de tous les Thaïlandais, que nous souhaitons l'unité et la réconciliation", a déclaré M. Thaksin qui portait lui-même une chemise rouge sur les images retransmises par un site web de l'opposition.
![]() | © AFP Des manifestants "chemises rouges" chantent des slogans, le 17 août 2009 à Bangkok |
Le mouvement des "chemises rouges" avait été réprimé par l'armée en avril dernier à la suite de violentes manifestations lors d'un sommet asiatique à Pattaya, puis à Bangkok. Il a repris depuis sous une forme pacifique avec des rassemblements réguliers et la pétition qui a finalement été déposée lundi après-midi dans un bureau du Grand Palais.
Les documents rassemblant les millions de signatures avaient été placés dans dix boîtes enveloppées dans un tissu rouge. "La pétition a été remise pour demander une assistance royale afin de mettre fin aux souffrances du peuple", a déclaré Nattawut Saikur, un des lieutenants de M. Thaksin.
Abhisit Vejjajiva, devenu Premier ministre en décembre dernier à la faveur d'un renversement d'alliance au Parlement, a averti les "chemises rouges" que leur campagne n'avait aucun fondement légal et que seuls M. Thaksin et des membres de sa famille étaient en mesure de demander en personne la grâce du roi.
Depuis début 2006, la Thaïlande est secouée par d'incessantes manifestations entre partisans et adversaires de M. Thaksin qui reste populaire dans les régions rurales du nord d'où il est originaire. Il est, en revanche, détesté par une bonne partie des élites de Bangkok.
13:42 Publié dans LES DEPÊCHES | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thaïlande, thaksin shinawatra, bhumibol adulyadej, monarchie
mardi, 21 juillet 2009
Thaïlande/Etats-Unis : Le rapprochement Corée du Nord-Birmanie inquiète les Américains
Des photos récupérées par l'opposition birmane en exil attestent de l'existence de cette ville souterraine, comprenant salles de commandement, réseau de communication par fibre optique et alimentation électrique autonomes.
Hillary Clinton a aussi évoqué la possible assistance apportée par Pyongyang à la mise au point d'un programme nucléaire militaire en Birmanie – programme qui, selon certains milieux d'opposition, serait bien avancé. Le ministre birman des Affaires étrangères sera présent lors du Forum régional de sécurité, la Corée du Nord se contentant, elle, d'envoyer un diplomate de second rang.
Arnaud Dubus
Source : RFI
Article publié le 21/07/2009
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Hillary Clinton en Thaïlande pour parler Corée du Nord et Birmanie
Publié le 21/07/2009 par AFP

La secrétaire d'Etat américaine Hillary Clinton est arrivée d'Inde en Thaïlande mardi, pour un forum sur la sécurité en Asie, où le nucléaire nord-coréen, les droits de l'Homme en Birmanie et le terrorisme devraient dominer les débats.
"Nous sommes profondément préoccupés par les informations de violations continues des droits de l'Homme en Birmanie et particulièrement par des actions qui sont attribuées à des militaires birmans concernant des mauvais traitements et des abus sur des jeunes filles", a-t-elle déclaré.
Par ailleurs, les Etats-Unis prennent "très au sérieux" les préoccupations sur une coopération militaire entre la Birmanie et la Corée du Nord, a-t-elle également affirmé.
A Bangkok, Mme Clinton doit rencontrer le Premier ministre thaïlandais, Abhisit Vejjajiva, pour parler de changement climatique, lutte contre le terrorisme ou encore de sécurité régionale, a annoncé le porte-parole du Département d'Etat, Ian Kelly.
Elle est attendue mercredi sur l'île de Phuket (sud) pour le Forum régional de l'Association des Nations d'Asie du Sud-Est (Asean) sur la sécurité (ARF). L'ARF regroupe les dix de l'Asean (Thaïlande, Malaisie, Singapour, Indonésie, Philippines, Brunei, Vietnam, Laos, Birmanie, Cambodge) et 17 pays ou bloc dont aussi l'Union européenne, la Russie ou la Chine.
Selon des responsables américains, l'un des objectifs de sa première participation à ce Forum sera de tenter de ramener la Corée du Nord à la table des négociations sur sa dénucléarisation.
Mme Clinton devrait rencontrer un par un les chefs de la diplomatie des pays impliqués, comme les Etats-Unis, dans ces pourparlers: Chine, Japon, Russie, Corée du Sud.
Pyongyang, qui a quitté les négociations après avoir été condamnée par l'Onu pour un tir de fusée en avril et qui a encore fait monter la pression avec un deuxième essai nucléaire en mai, n'envoie qu'un ambassadeur à Phuket.
La Birmanie et la répression politique exercée par sa junte devraient aussi être au coeur des discussions des ministres des Affaires étrangères de l'ARF.
Le pays, l'un des plus pauvres et isolés d'Asie du Sud-Est, membre de l'Asean depuis 1997, a provoqué un tollé international en incarcérant mi-mai l'opposante Aung San Suu Kyi pour violation présumée des règles de son assignation à résidence. En procès, elle encourt jusqu'à cinq ans de prison.
A Phuket, l'ARF se penchera encore sur la menace terroriste, quelques jours après les deux attentats qui ont fait sept morts et tué leurs deux auteurs vendredi.
Mme Clinton devrait aussi signer un pacte de non-agression avec l'Asean, signe selon des analystes et diplomates de la volonté des Etats-Unis de renforcer des liens avec une région où la Chine a déjà largement avancé ses pions.
Elle devrait encore rencontrer, dans une réunion inédite, ses homologues vietnamien, laotien et cambodgien pour discuter de problèmes sanitaires et environnementaux dans le bassin du Mékong.
Durant son voyage de cinq jours en Inde, la responsable américaine a assuré ses hôtes que le président démocrate Barack Obama voulait renforcer le "partenariat stratégique" avec la dixième puissance économique mondiale, devenue un acteur majeur sur les questions de prolifération nucléaire, de réchauffement climatique, de libéralisation du commerce ou de terrorisme.
Seules avancées concrètes de cette visite, les deux pays ont conclu un accord de défense pour doper les ventes d'armements américains à New Delhi et sont convenus de deux sites en Inde pour implanter des centrales nucléaires civiles américaines. Le Premier ministre Manmohan Singh a accepté une invitation du président Obama le 24 novembre.
14:36 Publié dans INTERNATIONAL | Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thaïlande, corée du nord, birmanie, hillary clinton
mardi, 09 juin 2009
Thaïlande : L'armée nie être impliquée dans l'attaque meurtrière d'une mosquée
Par RFI. Article publié le 09/06/2009
Des villageois musulmans enterrent leurs morts après l’attaque d'une mosquée du district de Cho-ai-rong de la province de Narathiwat, au sud de la Thaïlande, le 9 juin 2009.
(Photo : Reuters)
Une centaine de fidèles entamaient la prière du soir quand six hommes armés et masqués sont entrés dans la mosquée et ont tiré sur la foule.
Dans le sud de la Thaïlande, les violences sont récurrentes depuis 2004 entre les populations musulmanes et bouddhistes. Ces derniers temps, elles se sont amplifiées : on a dénombré 27 morts et 68 blessés en une semaine seulement, suite à de multiples attentats.
Alors que les Thaïlandais sont en majorité bouddhistes, les habitants du sud du pays, eux, sont en majorité musulmans. Depuis plusieurs années, des groupes armés issus de cette communauté s'opposent au pouvoir de Bangkok. Et s'attaquent aux bouddhistes et aux forces armées.
Cette fois, une mosquée a été visée et, pour les villageois, il est évident que l'armée est derrière cette attaque. L'armée, elle, affirme qu'il s'agit d'un coup monté, d'une manoeuvre des séparatistes pour embarrasser les forces de sécurité.
L'attaque de la mosquée est intervenue quelques heures après qu'un accord a été signé entre la Thaïlande et la Malaisie voisine. La Malaisie, à majorité musulmane, s'est engagée à aider les communautés du sud de la Thaïlande dans leur développement économique. Pour les deux pays, c'est là un facteur clé pour apaiser les tensions dans le sud de la Thaïlande.
18:20 Lien permanent | Commentaires (0) | Envoyer cette note | Tags : thaïlande









