samedi, 12 septembre 2009

AFFAIRE KELLEHER : Un témoin raconte

EXCLU 365 / AFFAIRE KELLEHER : Un témoin raconte

vendredi 11 septembre 2009


Byron Kelleher a été placé en garde à vue vendredi à Toulouse après avoir été mêlé à une rixe et contrôlé en état d’ébriété par la police. Un témoin, internaute de Rugby365, revient sur cette soirée agitée.

« C’était la soirée de clôture d’un bar en plein air. C’était l’endroit où il fallait être hier soir (ndlr : jeudi) à Toulouse. Byron Kelleher était avec des amis. Ils sont sortis de là vers 2h, 2h30. J’étais avec un couple d’amis qui ont une belle voiture qui a été accrochée par celle de Kelleher. Au feu, il y a eu un dialogue entre mes amis et ceux de Kelleher. Ils n’ont pas reconnu que c’était eux qui avaient fait ça et ils sont partis un peu vite et sont allés dans Toulouse. Le couple les a suivis. Et ils se sont arrêtés de nouveau dans Toulouse à un feu. Une discussion s’est engagée. J’ai vu tout ce qui se passait. J’ai vu que la température montait. Dans la voiture de Kelleher, il y avait aussi un jeune et deux autres personnes bien éméchées qui voulaient expédier les choses et avaient envie de partir.

Des petits jeunes se sont arrêtés et ont reconnu Kelleher. Ils étaient admiratifs de pouvoir le croiser. Le premier devait avoir 18, 20 ans, le deuxième un peu plus, environ 25 ans. Ils étaient accompagnés de deux amies. Ça commençait à se chauffer et ils sont allés demander s’il y avait un problème ou un accident. Ils se sont proposés pour aider mais les deux jeunes se sont fait jeter par les amis de Kelleher. Ils ont été bousculés mais ne se sont pas laissé faire. Ils en ont poussé un par terre. Les deux jeunes ont ensuite été coursés par Kelleher et ses amis. Le plus jeune n’a pas été rattrapé. Il faut dire que les autres étaient assez éméchés. Kelleher et ses amis sont revenus vers leur voiture mais, sur le chemin, ils ont retrouvé l’autre jeune qui était plus costaud. Ils lui sont tombés dessus et lui ont mis quelques coups de pied. Mais il s’est relevé et les a tous alignés un par un, y compris Kelleher qui était KO. Un autre était en retrait. Kelleher est resté au sol un bon moment.

Entre temps, le couple qui avait la voiture de sport a appelé la police. Trois ou quatre voitures sont arrivées. Kelleher et ses amis ont retrouvé leurs esprits. Les forces de l’ordre ont mené leur enquête pour reconstituer le puzzle puis ont fait en sorte que ça ne dégénère pas plus. Tout le monde est allé au poste. Je ne sais pas quelle sera l’issue de cette soirée mais Kelleher, qui a une belle image dans le rugby, a été minable hier soir. »

NB : Ce témoignage, exclusif pour Rugby365, ne concerne qu’une des deux parties. Nous laissons notre site ouvert à la version de Byron Kelleher, injoignable après la fin de sa garde à vue.

La réaction de Guy Novès

Le manager toulousain, Guy Novès, n'a pas voulu s'exprimer sur la garde à vue de Byron Kelleher : « Je préfère que toute la lumière soit faite sur cette histoire avant de me prononcer. Des gens compétents, dont c'est le métier, vont être chargés de reconstituer les faits et c'est seulement après que nous pourrons avoir une idée plus précise. Nous lui avions laissé son week-end car il ne faisait pas partie du groupe qui jouera samedi face à Albi. Depuis le début de la saison il avait quasiment joué tous les matchs et il avait besoin de décompresser. D'après ce que j'ai compris c'est un malentendu et sans doute que s'il ne s'agissait pas de Byron Kelleher cela ne ferait pas autant de bruit. »

 

Rédaction Rugby365.fr

lundi, 07 septembre 2009

La 5e journée en bref

07/09/2009

La 5e journée en bref
Other Agency

 

 

La 5e journée a été marquée par la prise de pouvoir du champion de France en titre, Perpignan, qui retrouve sa première place au classement après sa victoire au Racing. Au contraire, avec sa nouvelle défaite à Biarritz, le Stade français pointe à une triste 13e et avant-dernière place.

EN HAUSSE :

Perpignan

Le premier déplacement de la saison du champion de France s'était soldé par une défaite, à Montpellier, au terme d'un match où l'on n'avait pas reconnu les Catalans, totalement apathiques. On attendait donc l'Usap au tournant dimanche à Colombes. Face à l'ambitieux Racing, Perpignan a su laisser passer l'orage avant de poser sa patte sur ce match et signer son premier succès en déplacement. Sans être géniale, l'Usap s'est montrée solide et efficace. La semaine a été productive pour les hommes de Jacques Brunel. Ils sont les seuls à avoir signé trois victoires lors des trois journées disputées en huit jours. Un signe que les Perpignanais se sentent de plus en plus à l'aise dans leur costume de champion. D'ailleurs, au terme de ce cinquième acte, les voilà installés à la première place...

EN BAISSE :

Stade français

Troisième défaite de la saison pour le Stade français sur la pelouse d'Aguilera face au Biarritz Olympique (30-22). Un revers qui fait dégringoler la formation parisienne à la 13e place, ce qui veut dire que le club de Max Guazzini est relégable après la cinquième journée de championnat. Surtout, les hommes d'Ewen McKenzie et de Christophe Dominici ont encore montré des lacunes dans le secteur défensif en encaissant trente points. Le Stade posséde la plus mauvaise défense du Top 14 avec une moyenne effrayante de 31,2 points encaissés par match. La situation est bien compliquée mais le staff technique sait au moins comment faire progresser son équipe.

LE JOUEUR :

Romain Teulet (Castres)

Le joueur historique de Castres, Romain Teulet fêtait sa première titularisation face à Montpellier lors de cette cinquième journée. L'arrière polyvalent, placé à l'ouverture, a répondu présent en inscrivant quatre pénalités, trois transformations et un essai. Son équipe s'est imposé 33 à 18 et "Robocop" s'est rappelé au bon souvenir de ses entraîneurs qui l'avaient peu utilisé depuis le début de la saison puisqu'il n'était entré en jeu que 13 minutes face à Biarritz puis quinze minutes face à Bourgoin.

L'ESSAI :

Vilimoni Delasau (Montauban)

Voilà un essai qui devrait beaucoup faire parler. A la 51e minute, l'ailier de Montauban, Vilimoni Delasau, est servi dans le côté fermé après une mêlée à 5 mètres de l'en-but de Toulon. Le puissant fidjien résiste à trois défenseurs et il étend le bras pour déposer le ballon en terre promise. Pourtant, il semble que le cuir lui échappe au dernier moment. Après consultation de l'arbitre vidéo, cet essai est accordé alors que les images confirment la première impression. Le ballon va vers l'avant et il est difficile de constater une pression de haut en bas. Au final, Montauban s'impose 21 à 18 et Toulon peut avoir des regrets.

LA STAT :

100%

L'ouvreur australien de Clermont, Brock James, n'a pas manqué une seule de ses tentatives de but face à Toulouse. Au total, il a inscrit 14 points. Aussi excellent dans son rôle de chef d'orchestre, il a été un des grands artisans de la victoire clermontoise (19-12).

LA DECLA :

Xavier Péméja (entraîneur de Bourgoin)

Xavier Péméja n'est pas apparu abattu après la lourde défaite du CSBJ sur la pelouse de Bayonne (53 à 6, sept essais encaissés) : "Il fallait que ça pète. On a eu quatre entraînements en 15 jours. Quand on se voyait, c'était pour parler des finances du club. Ce ne sont que des hommes. Il y a une accumulation de stress et ensuite une cassure. C'est peut-être un mal pour un bien que cela arrive aujourd'hui. Maintenant nous allons pouvoir nous concentrer sur la réception de Perpignan."

Rugbyrama - N. A.

LES CHFFRES CLE

Meilleure attaque : Stade français (146 points)
Meilleure défense : Castres (39 points)
Meilleur réalisateur : Jonny Wilkinson, Noël Oelschig (53 points)
Meilleur buteur : Jonny Wilkinson, Noël Oelschig (53 points)
Meilleur marqueur : Benjamin Fall (Bayonne, 4 essais)

jeudi, 27 août 2009

La 3e journée en questions

27/08/2009


La 3e journée en questions
DPPI


En quatre questions, gros plan sur les points chauds de la 3e journée du Top 14 qui se tiendra ce week-end. Quel est le bilan de Toulouse à Aimé-Giral? Y aura-t-il encore des invaincus ce week-end? Le CO peut-être un outsider dans ce Top 14? Le CSBJ peut-il s'en sortir? Tout est là !

Quel est le bilan de Toulouse à Aimé-Giral?

Le premier très gros choc de la saison se tient samedi à Perpignan, où le champion de France en titre accueille son prédécesseur au palmarès, le Stade toulousain. C'est peu dire que les Rouge et Noir n'aiment pas voyager dans le Roussillon. Il faut en effet remonter à la saison 1989-90, soit 20 ans en arrière, pour trouver trace d'une victoire toulousaine sur la pelouse de Perpignan en championnat. Ce jour-là, les Haut-Garonnais s'étaient imposés de justesse (10-12). Depuis, plus rien. Si l'on se réfère à un passé plus récent, soit depuis l'instauration de la poule unique en 2004, Toulouse a subi cinq défaites en cinq matches: 18-16 en 2005, 15-13 en 2006, 30-17 en 2007, 50-6 en 2008, et 32-8 la saison passée. Autant dire que pour le Stade, Aimé-Giral ressemble fort à une citadelle imprenable.

Y aura-t-il encore des invaincus ce week-end?

Après deux journées, quatre équipes peuvent se targuer de ne pas avoir encore connu la défaite: Clermont, Toulouse, Castres et Toulon, soit les quatre premiers du classement. Les trois premiers ont remporté leurs deux premiers matches, le RCT ayant une victoire et un nul à son compteur. Or ces quatre équipes seront toutes en déplacement ce week-end à l'occasion de la troisième journée. Des matches compliquées à gérer, notamment pour Toulouse et Clermont, qui se rendent respectivement à Perpignan et Brive. Sur le papier, l'affaire pourrait être moins compliquée pour Toulon et Castres, en déplacement chez deux équipes n'ayant connu que la défaite, Albi et Montauban. La saison dernière, après trois journées, deux équipes seulement étaient encore vierges de défaite: le Stade français et Bayonne. Il n'est pas impossible qu'il y en ait une de plus cette année au même stade de la compétition, mais il serait étonnant que les quatre invaincus le soient encore tous samedi.

Le CO peut-être un outsider dans ce Top 14?

Voir Toulouse et Clermont à deux victoires en deux matches ne surprendra pas grand monde. Mais Castres fait office de bonne surprise. Après une saison sportivement très compliquée et décevante, et le départ de son capitaine Lionel Nallet, le club tarnais a entamé un nouveau cycle avec l'arrivée d'un nouveau tandem d'entraîneurs, composé de Laurent Travers et Laurent Labit. Jusqu'ici, tout va bien. Après une probante victoire à Biarritz pour commencer, le CO a enchainé avec une victoire à domicile contre Bourgoin. Simple feu de paille ou entame annonciatrice d'une saison de haute volée, comme il y a deux ans? C'est un peu tôt pour le dire. Mais les bases (défense, conquête) ont été solides sur ces deux premières rencontres. Castres va maintenant se déplacer deux fois, à Montauban et Albi, deux équipes en difficulté. Mais deux matches très particuliers, l'un face à l'ancienne équipe de Travers et Labit, l'autre face au voisin tarnais pour un derby toujours très chaud. Si le CO gère bien ces deux rendez-vous, il sera lancé pour de bon.

Le CSBJ peut-il s'en sortir?

Certes, la hiérarchie après deux journées n'est pas forcément révélatrice d'une tendance à long terme. Certes, Bourgoin a dû composer avec un calendrier délicat, avec la réception de Clermont et un voyage à Castres. Il n'empêche. Il y a toutes les raisons d'être inquiet pour le CSBJ, seule équipe à ne pas avoir encore inscrit le moindre point au classement et déjà lanterne rouge. Au-delà de ces deux échecs, c'est évidemment la situation économique désastreuse du club isérois qui compromet son avenir au sien de l'élite. 12 licences de joueurs, recrues ou prolongations de contrat, sont toujours bloquées et le seront encore pour cette 3e journée. La LNR l'a rappelé, à ce jour, la présence du club en Top 14 n'est pas remise en cause. Mais sportivement, il lui sera très dur de s'en sortir en étant privé d'autant d'éléments (d'autant que Bourgoin a déjà perdu à l'intersaison ses deux pépites, Morgan Parra et Yann David) et dans un contexte aussi pesant. "Ce qu'on veut c'est gagner samedi, après on vivra au jour le jour, a commenté Julien Frier. Cette victoire ne suffira sans doute pas à sauver le club. Mais au moins, on aura fait notre métier".

Rugbyrama - Laurent VERGNE

lundi, 24 août 2009

Paillaugue: "Nous devions réagir"

24/08/2009


"Nous devions réagir"
Other Agency

Benoît Paillaugue, l'ouvreur de Montpellier a inscrit les dix-huit points de son équipe pour signer le premier succès du MHR (19-9) face à Perpignan, le champion de France en titre. Une victoire qui permet d'effacer la lourde déconvenue sur le terrain de Brive lors de la première journée.

Comment vous sentez-vous au lendemain de votre victoire sur Perpignan (18-12) ?

Benoît Paillaugue: Je suis fatigué, mais c'est de la bonne fatigue. Je n'avais pas joué un match entier depuis le mois d'avril et ma blessure à Paris. Bien sûr, il y avait eu les matchs amicaux mais ce n'est pas la même intensité.

Comment avez-vous préparé ce match après votre défaite initiale à Brive ?

B. P.: Nous sommes très heureux car nous devions réagir après notre défaite à Brive. Devant notre public, c'était obligatoire et nous avions décidé de revenir aux bases du rugby. Après notre défaite à Brive, nous étions un peu abattus car nous débutions mal la saison et des doutes apparaissaient déjà. Nous avons travaillé toute la semaine pour proposer une défense agressive face à Perpignan. Nous voulions démontrer que nous n'étions pas morts, que notre première défaite était un accident. Mais la tension était tout de même palpable avant le coup d'envoi.

Etiez-vous énervé par les nombreux commentaires qui promettent une saison difficile à Montpellier ?

B. P.: Enervé oui et non. Beaucoup de monde ne compte pas sur nous et certains pensent que nous ne pouvons jouer que le maintien. C'est sans doute positif pour nous car nous ne serons pas attendus. C'est un point positif. Mais nous les joueurs, nous savons ce que nous valons et où nous voulons aller. Donc inconsciemment, cela nous énerve aussi.

Vous avez été titularisé pour ce premier match à domicile. D'un point de vue personnel, est-ce une satisfaction ?

B. P.: Cela m'a fait très plaisir. C'est un signe assez fort d'être titulaire pour le premier match à domicile et surtout face aux champions de France. Je suis très content que l'on m'ait donné ma chance. Avec Julien Tomas et François Trinh-Duc, nous nous entendons très bien aussi bien sur le terrain qu'en dehors. C'est très important d'être amis dans la vie. Mais je n'oublie pas non plus Federico Todeschini. Moi, je veux juste donner le meilleur quand on va faire appel à moi, que ce soit à la mêlée ou à l'ouverture.

Que pensez-vous des commentaires incessants sur votre gabarit à chacune de vos apparitions ?

B. P.: C'est comme cela depuis que je suis tout petit. Cela m'énerve un peu par moment et j'espère que l'on ne va pas me parler de mon gabarit pendant dix ans car je ne ferai jamais 90kg. C'est un défaut mais cela peut aussi être une qualité même si je ne mettrai jamais une énorme percussion en attaque ni un tampon spectaculaire en défense. Mais un joueur comme Elissalde a démontré que l'on pouvait jouer sans faire 90kg.

Rugbyrama - Propos recueillis par Nicolas AUGOT

Perpignan n’est pas prêt

Maxime Mermoz Perpignan Perpignan est en retard dans ce début de championnat (DPPI)

A une semaine du choc face à Toulouse, Perpignan a enregistré sa première défaite à Montpellier (18-12). Jonny Wilkinson, le Bayonnais Benjamin Fall et la chaleur ont été les acteurs majeurs de cette 2e journée du Top 14.

par Florian Egly, le 24-08-2009

Le match de la journée : Toulon-Racing 27-13
Toulon-Racing, c’était le temps des nostalgiques, d’une certaine finale de 1987 et d’une époque, fin des années 80-début des années 90, où les deux équipes jouaient le haut de tableau. Quelques 20 ans plus tard, ce sont deux formations en quête de rédemption, nouvelles ou presque parmi l’élite, qui se retrouvaient samedi à Mayol. C’était l’occasion aussi de voir défiler les stars, Jonny Wilkinson face à Sébastien Chabal, pour ne citer que les deux plus emblématiques. Déjà co-meilleur réalisateur du Top 14 (31 points), le demi anglais a étalé toute sa classe. 14 points au pied, deux passes décisives pour Robinson (2e) et Van Niekerk (40e), un sauvetage décisif face à Cronje (23e), l’ex-meilleur joueur du monde a réussi son intégration (27-13). Et derrière lui, Toulon se prend à rêver de retrouver les sommets.

Il a brillé : Benjamin Fall
Attention grand talent. A 20 ans, le trois-quarts aile bayonnais a éclaboussé le match remporté par les Basques face au Stade Français (38-24). Un premier essai sur un exploit personnel, avec un coup de pied à suivre pour lui-même (19e), puis un deuxième où il a pu faire apprécier sa pointe de vitesse (38e), Benjamin Fall a enchanté le public de Saint-Sébastien, forcément conquis pour le premier match de Top 14 disputé hors du territoire français (38-24). Le XV de France s’est peut-être déniché son futur ailier, même s’il y a concurrence dans ce secteur.

A lire : Anoeta inspire Bayonne

Le flop : Perpignan
Le champion en titre a subi sa première défaite de la saison à Montpellier (18-12). Les Héraultais restaient pourtant sur une piteuse prestation à Brive (30-9). Mais les Catalans ont été incapables de percer la muraille montpelliéraine. Indiscipline, fautes de main, et pour couronner le tout, le premier carton rouge de la saison sorti à l’encontre de Philip Burger en fin de match, pour des propos déplacés. L’USAP n’a pas préparé le choc face au Stade Toulousain, la semaine prochaine, de la meilleure des façons.

A lire : un de chute pour l'USAP

Il a dit…
«C’est bien simple, les vingt dernières minutes, je savais plus où j’étais ! Et si les deux équipes ont beaucoup été pénalisées, c’est aussi du fait de la chaleur, tout comme le manque d’engagement sur certains moments. Pour ma part, j’ai pris un petit coup de chaud». Lionel Nallet n’a pas été le seul à souffrir de la chaleur samedi. Le Montpelliérain Julien Tomas, déshydraté, a été placé sous perfusion. Ces incidents n’alertent pourtant pas la LNR. Cinq matches auront encore lieu samedi prochain en plein cagnard.

A lire : l'interview de Lionel Nallet

La stat : 0
Comme le nombre de points inscrits par Brive à Toulouse (38-0). L’an dernier, seul Montpellier avait connu une bulle, déjà à Toulouse (34-0).

Résultats de la 2e journée :
Vendredi 21 août
Bayonne-Stade Français 38-24

Samedi 22 août
Clermont-Montauban 37-16
Toulouse-Brive 38-0
Montpellier-Perpignan 18-12
Biarritz-Albi 39-6
Toulon-Racing-Métro 27-13
Castres-Bourgoin 29-9

lundi, 17 août 2009

La 1re journée en bref

17/08/2009


La 1re journée en bref
AFP

Lors de la première journée, Brive a pris les commandes du Top 14 en s'imposant avec le bonus offensif face à Montpellier alors que Biarritz tombe de haut face à Castres lors d'une rencontre marquée par le doublé de l'ailier Marc Andreu. De son côté, Patricio Albacete sauve Toulouse in extremis.

EN HAUSSE: BRIVE :

Certes, ça ne garantit rien pour la suite, mais c'est toujours bon à prendre. Brive est le premier leader du Top 14 2009-2010 après sa large victoire à domicile face à Montpellier (30-9). Les Corréziens, qui ont inscrit trois essais sans en concéder un seul, sont les seuls vainqueurs du week-end à avoir glané le bonus offensif, ce qui leur vaut aujourd'hui de trôner au sommet de la hiérarchie avec déjà cinq points au compteur. Après sa 6e place l'an dernier, le CABCL fait partie des ambitieux désormais. S'ils veulent faire aussi bien cette année et se qualifier pour la phase finale, cela passe par ce genre de victoire. Ce succès est d'autant plus intéressant que Brive avait plutôt déçu lors des matches de préparation. Mais l'équipe était prête samedi. Dominatrice en mêlée, puissante et plus cohérente collectivement que bien d'autres équipes sur ce premier week-end, la troupe de Laurent Seigne a fait oublier l'absence de son ouvreur anglais, Andy Goode, parfaitement suppléé par Luciano Orquera. Dans une semaine, Brive ira donc à Toulouse en leader. Et avec une idée derrière la tête

EN BAISSE: BIARRITZ

Battu à Aguilera par Castres, le Biarritz Olympique espérait sans doute une autre entame pour cette saison du rachat. Une bien mauvaise affaire, puisque le BO est le seul des candidats à la phase finale à avoir perdu. Qui plus est à domicile, où les Biarrots avaient pourtant fini le précédent exercice en trombe, remportant leurs sept derniers matches devant leur public, dominant au passage Toulouse, Clermont ou Perpignan. L'absence des internationaux a coûté cher à Biarritz, contré sur ses points forts par le Castres Olympique. Mais peut-être que le BO a eu le tort de se voir trop beau après des matches amicaux prometteurs. "Les joueurs sont passés totalement à côté de la rencontre. Je pense que nous sommes entrés dans une douce euphorie après nos trois matchs amicaux. Il faut vite se reprendre", a prévenu le président Serge Blanco. :

LE JOUEUR: Marc Andreu (Castres olympique)

Eblouissant lors de l'ouverture du Top 14 la saison dernière alors qu'il évoluait à Toulon, l'ailier de poche n'a pas manqué ses débuts avec Castres. Arrivé dans le Tarn sur la pointe des pieds après une année difficile au RCT, Marc Andreu est à la recherche de temps de jeu et de confiance. A Biarritz, l'ancien varois a parfaitement lancé sa saison en réalisant un superbe doublé. Vitesse, technique, coup d'oeil, il n'a rien perdu de ses qualités entrevues l'an passé lors de ses rares apparitions. Nicolas Brusque et Julien Peyrelongue, executés par deux cadrages débordements, se sont montrés aussi efficaces que des plots d'entraînement.

L'ESSAI: Patricio Albacete (Stade toulousain) :

Toulouse s'est imposé à la dernière seconde sur le terrain de Montauban (17-16) grâce à un essai de Patricio Albacete. Le deuxième ligne argentin était à la conclusion d'une superbe action initiée par Rémi Lamerat. Le jeune centre prenait l'intervalle avant d'être repris à quelques mètres de l'en-but. Le jeu rebondissait rapidement vers Bertus Swanepoel qui oubliait un surnombre gagnant au grand dam de Louis Picamoles. Albacete et Nyanga s'empressaient de venir au soutien et l'Argentin ramassait le ballon pour le porter derrière la ligne.

LA DECLA: Richard Dourthe (Aviron bayonnais)

Battu à Perpignan (28-20), l'Aviron aurait dû remporter le match selon son manager qui ne cachait pas son mécontentement au coup de sifflet final. "Je suis en colère, on devait gagner ce match. Je le dis sans prétention. D'abord on a offert 6 à 9 points aux Perpignanais. Ensuite, on en rate 12 à cause de notre manque d'efficacité au pied. Faites la différence, le score aurait dû être en notre faveur. On a fait trop de fautes bêtes, inadmissibles même. C'est ça que l'on veut travailler et, faites-moi confiance, on va travailler." :

LA STAT: 20

Le nombre de joueurs du Top 14 qui n'ont pas pu jouer ce week-end car la DNACG a décidé de bloquer leur licence. Quatorze berjalliens (dont Senio, Vulivuli, Di Bernardo) et six montalbanais sont concernés (Etien, Lozupone, Campos, Koffi, Henderson, Le Bourhis).

LES CHIFFRES CLES :

Meilleure attaque: Clermont (37 points)
Meilleure défense: Brive (9 points)
Meilleur buteur: Wilkinson, Oelschig, James, Mélé (17 points)
Meilleur réalisateur: Orquera (Brive, 20 points)
Meilleur marqueur: Andreu, Nalaga (2 essais)

Rugbyrama - N.A et L.V

samedi, 30 mai 2009

Rugby - Top 14 : Pelous tourne la page

Par lequipe.fr

Porté par ses coéquipiers, Fabien Pelous a quitté le stade sous une immense ovation. C'était son dernier match.(L'Equipe)
Porté par ses coéquipiers, Fabien Pelous a quitté le stade sous une immense ovation. C'était son dernier match.(L'Equipe)

L'histoire retiendra donc que Fabien Pelous a disputé son dernier match de rugby lors d'une demi-finale contre Clermont à Bordeaux. Elle retiendra surtout ces longues minutes d'émotion après le coup de sifflet final, seul sur la pelouse, salué par tout un stade. Puis il fut porté en triomphe pas ses désormais ex coéquipiers, presque contre son gré. Le joueur le plus capé du rugby français quitte donc la scène la tête haute, déçu par la défaite mais heureux d'avoir vécu une carrière aussi exceptionnelle.

«Fabien Pelous, voilà, ça y est, vous avez disputé votre dernier match, et vous terminez sur une défaite cruelle. Que ressentez-vous?
J'aurais espéré autre chose ce soir, mais il n'y a pas eu photo sur le match. On n'a pas su élever notre niveau de jeu pour rivaliser avec cette équipe de Clermont. C'était mon dernier match, c'est comme ça. Mais la frustration que je peux avoir par rapport à cette fin est compensée par le reste. Quand je me retourne sur ma carrière, je me dis que ça aurait été la cerise sur le gâteau, mais le gâteau est quand même bien conséquent.

Qu'est-ce qui a manqué à Toulouse dans ce match ?
Je ne sais pas trop finalement. Je crois qu'on ne l'a pas abordé comme il le fallait, on a été fébrile dès le début du match, et on n'a pas su trouver les ressources nécessaires pour inverser la tendance. Ce ne fut pas un grand match de rugby, il y a pas eu un jeu extraordinaire, mais on a subi la plupart des duels, on n'a pas pu imposer notre rythme, et forcément quand on recule à ce jeu, c'est difficile. On a été battus sur l'engagement physique, et sur l'agressivité.

Vous n'avez pas été capable de marquer à quatorze contre quinze pendant le carton de Cudmore. C'est le tournant du match?
Franchement il n'y a pas de tournant. Il y a une équipe qui était plus déterminée surtout, et on a perdu dans le domaine de l'envie.

Toulouse n'a donc rien gagné cette saison, quel bilan tirez-vous ?
C'est bien sûr un échec de ne pas ramener le titre, mais bizarrement, c'est peut-être la meilleure saison régulière que l'on fait, en gagnant 21 matches, ce qui est un record. On savait qu'il fallait être prêts pour ces phases finales, on n'a pas su le faire. Malgré la belle saison qu'on a faite, on n'a pas de titre. On est déçu de terminer comme ça. Certainement qu'il y a eu des ratés dans la préparation cette semaine. Il faudra en tirer les conséquences

Une des images du match, c'est ce bel hommage que vous a rendu tout le public de Bordeaux, Toulousains comme Clermontois.
J'avais déjà vécu un bel hommage à Toulouse, mais c'était mon jardin et je m'y attendais. Aujourd'hui, le jardin était un peu plus grand et c'est une fierté, bien sûr. Ca veut dire que j'ai un peu marqué les esprits. Les gens me voient sur le terrain et voilà. Mais il devait leur tarder que je m'en aille, c'est peut-être pour ça qu'ils ont applaudi.

Votre vie de joueur de rugby est terminée, vous réalisez que vous tournez une page de votre vie ?
Je vais sûrement avoir des moments un peu difficile au démarrage de la prochaine saison, et je me dirai sans doute que j'aurais pu continuer. Je m'y attends, mais je vais m'y préparer. Mais j'ai eu une carrière exceptionnelle, et j'ai été quand même béni des dieux quand je vois mon palmarès, donc la frustration est vite évacuée. Maintenant je vais savourer tout ce que j'ai pu vivre sur le terrain avec mes partenaires.»

lundi, 18 mai 2009

Rugby -Top 14 : La 26e journée en bref

Par eurospot.fr

Rugby Top 14 La 26e journée en bref

La phase régulière du Top 14 s'est achevée samedi. Pour beaucoup, c'est l'heure des vacances. Mais pas pour les quatre demi-finalistes. Pour eux, tout ne fait même que commencer. Ainsi, Perpignan, en haut de l'affiche cette saison, rêve de rester numéro un jusqu'au bout et de soulever le Brennus.

EN HAUSSE

Perpignan (1er)

Certes, ça ne vaut pas un Bouclier de Brennus. Au mieux, c'est honorifique. Au pire, anecdotique. Mais Perpignan aurait tort de bouder son plaisir. Les Catalans terminent pour la première fois à la première place du Top 14. Après les 26 journées de la saison régulière, les Catalans sont les premiers de classe. Devant Toulouse, le champion de France. Devant Clermont, finaliste ces deux dernières années. Devant le Stade français, qu'ils retrouveront en demi-finales. Les Perpignanais ont conservé in extremis leur fauteuil de leader en s'imposant à Castres (26-32). Un match qui était pourtant bien mal embarqué. Mais l'Usap, fidèle à elle-même, n'a rien lâché. Maintenant, le plus dur reste à faire pour les hommes de Jacques Brunel: ramener le gros bout de bois dans le Languedoc.

EN BAISSE

Stade français (4e)

Le Stade français est en demi-finales, et certains lui envient cette place. Reste à savoir quel Paris sera face à Perpignan dans deux semaines. Car les joueurs de la capitale sont loin des standards d'un candidat au titre ces dernières semaines. Ils doivent leur place dans le quatuor de tête à leur remarquable début de saison. Le match à Bayonne, s'il est sans conséquence au plan comptable, ne leur a pas permis de se rassurer. Au contraire, ils ont même encaissé quatre essais pour la première fois de la saison. "On est passé complètement à côté de notre sujet" , déplore Fabrice Landreau. Le Stade français avait perdu seulement trois fois lors des 17 premières journées. Il s'est incliné à six reprises lors des neuf dernières...

LE JOUEUR

Napolioni Nalaga (Clermont)

Napolioni Nalaga est incroyable. Un phénomène. L'ailier fidjien a encore largement contribué au festival offensif de l'ASM samedi face à Dax en inscrivant deux essais. Il porte ainsi son total à 20 réalisations cette saison, un nouveau record en Top 14, deux crans au-dessus de celui établi la saison dernière par Nalaga lui-même. La statistique est d'autant plus saisissante que le bulldozer du Pacifique a marqué ces 20 essais en seulement... 19 matches. Attention toutefois: Nalaga a marqué 18 de ses 20 essais à Marcel-Michelin, et presque toujours dans des matches "faciles", que l'ASM a remportés par au moins 20 points d'écart. Dans des matches plus tendus, il a parfois du mal à s'exprimer.

L'ESSAI

Tana Umaga (Toulon)

Ce n'est pas l'essai de l'année, mais c'est peut-être le plus symbolique. Tana Umaga a marqué face à Montpellier le dernier essai de la saison du RC Toulon. Lui qui, il y a moins de quatre mois, n'était encore que le manager du club varois avant de reprendre sa carrière de jouer de façon inattendue. Un pari gagnant. Son charisme, son aura, son influence ont pesé lourd sur le terrain. A 36 ans, l'ancien trois-quarts centre des All Blacks a de beaux restes. Il n'oubliera sans doute pas l'ovation que lui a rendu Mayol lorsqu'il a aplati le ballon à la 76e minute face au MHRC, après une libération de Matt Henjak. Son premier essai depuis son retour à la compétition. Peut-être pas le dernier de sa carrière, puisque Umaga nous a confiés qu'il souhaitait prolonger le bonheur sur le pré la saison prochaine.

LA STAT

44

Cette dernière journée a viré à l'orgie offensive. C'est souvent le cas en fin de saison. Quand il n'y a plus d'enjeu, ce qui était le cas pour beaucoup d'équipes lors de ce dernier acte, le jeu prend le dessus. Résultat, 44 essais not été marqués en sept rencontres, soit quatre de plus que lors du précédent record de la saison. Cela représente une moyenne de plus de six essais par rencontre. Impitoyables face aux relégués landais, Clermont (11 essais contre Dax) et Toulouse (10 à Mont-de-Marsan) totalisent 21 réalisations à eux seuls, soit quasiment la moitié de la journée !

LA DECLA

Rémy Martin (Bayonne)

"C'est quand même gros ce qu'on a fait. Il y a quand même de la frustration, mais c'est comme ça. On va rester positif, se dire qu'on a battu un demi-finaliste. Cette saison, nous n'avons sans doute pas été assez réguliers, peut-être à cause du manque d'expérience. Nous sommes passés à côté sur certains matches, moi le premier."

samedi, 16 mai 2009

Rugby, Top 14 (26e journée) : L'heure du verdict

Par sport24.com

Juan Martin Hernandez Juan Martin Hernandez et Paris retrouvent Bayonne samedi (DPPI)

Le Top 14 va livrer son verdict, samedi, à l’occasion de la 26e et dernière journée du championnat. Le programme des demi-finales sera connu, tout comme le dernier qualifié pour la H Cup. Dax et Mont-de-Marsan sont déjà relégués.

L’affiche de la journée : Bayonne-Paris
Le stade Jean Dauger sera plein comme un œuf pour la venue de Paris samedi. L’occasion pour les Bayonnais de terminer la saison sur une bonne note et d’entretenir un mince espoir de qualification en H Cup. Car la défaite à domicile contre Toulouse (9-12) lors de la dernière journée place désormais l’Aviron à la 7e de Top 14, à 4 points de la 5e place. Un revers qui reste en travers de la gorge de l’entraîneur Richard Dourthe : «Les joueurs sont abattus. Ils savent ce qu'il s'est passé. Dix mois. Dix mois de travail qui ne seront peut-être pas récompensés.» Les chances d’obtenir le billet pour l’Europe relèvent désormais du miracle. Bayonne doit s’imposer avec bonus face aux Parisiens, tout en espérant un faux pas de Brive et de Biarritz, qui occupe pour le moment le strapontin européen. Autant dire que les dieux de l’ovalie vont devoir donner un sérieux coup de pouce aux Bayonnais pour y arriver. Car des deux conditions à la qualification, passer plus de 3 essais au Stade, qui bafouille son rugby actuellement, paraît la plus abordable. C’est dire le défi qui attend les partenaires de Pepito Elhorga ! L’infirmerie basque sera bien remplie pour cette rencontre, Arnaud Héguy, Mathieu Maillard, Jacques Deen et Nicolas Lafitte manquant tous à l’appel.

Du côté parisien, on ne voit pas la vie en rose actuellement. Le jeu proposé est fade, les victoires étriquées et les défaites s’accumulent (4 lors des 6 dernières journées). Même si club de la capitale n’est jamais aussi fort que quand les choses sérieuses commencent, se rassurer avec un gros match à Bayonne ne serait pas un luxe avant les demi-finales. Les demies justement, Ewen McKenzie, l’entraîneur parisien, les a déjà en tête. Il préservera Lionel Beauxis et Mathieu Bastareaud en vue de cette échéance. Guillaume Bousses ne sera également pas du voyage dans le sud-ouest. En revanche, Mark Gasnier et Julien Saubade feront leur retour samedi.

Les autres matches :
Le classement des 4 premiers et le 5e et dernier qualifié pour la H Cup, ce sont les enjeux de cette dernière journée de Top 14. Car en bas du classement tout est joué : Dax et Mont-de-Marsan rejoindront la Pro D2. Pour être assuré de finir en tête du Top 14, Perpignan doit s’imposer à Castres car il y a peu de chances que Toulouse s’incline du côté de Mont-de-Marsan. Clermont devrait finir 3e du championnat, à moins d’un exploit dacquois en Auvergne. Le dernier qualifié pour la H Cup n’est pas encore connu mais Biarritz, actuellement 5e, a son destin entre ses mains. Il suffit aux Biarrots de battre Montauban au stade Aguilera. Brive (6e) sera en embuscade derrière les Basques. Les Brivistes devront aller gagner à Bourgoin, qui aura déjà la tête à la finale du Challenge Européen, tout en espérant un faux pas du BO. Enfin, ça sent le match exhibition à Mayol entre Toulon et Montpellier qui n’ont plus rien à jouer.

Programme de la 26e journée :
Samedi à 16h30
Bayonne-Paris
Biarritz-Montauban
Bourgoin-Brive
Castres-Perpignan
Clermont-Dax
Mont de Marsan-Toulouse
Toulon-Montpellier

samedi, 18 avril 2009

Rugby / Top 14 (23e journée) Biarritz-Perpignan : Les demies quand même

Par sport24.comAgrandir la taille du texte

Biarritz, Perpignan, Top 14, Vahafolau

Les Biarrots de Samiu Vahafolau ont dominé Perpignan (Panoramic)

Malgré sa défaite à Biarritz (12-10), Perpignan a obtenu son billet pour les demi-finales du Top 14 grâce à son point de bonus défensif. Le BO peut lui rêver d’Europe.

Perpignan voulait un test avant les demi-finales. Il l’a eu. Avec pour objectif de décrocher l’une des 6 places qualificatives pour la H Cup, Biarritz a proposé une opposition consistante, pleine d’engagement et de férocité. Pour une victoire biarrote qui finalement convient à tout le monde.

Perpignan réaliste
Au complet, le BO ne perdait pas une seconde pour afficher ses intentions. Une grosse pression d’entrée et un drop de Traille au bout d’une minute, le match était lancé (3-0, 1e). Mais il ne fallait pas attendre plus de cinq minutes pour assister à la réaction perpignanaise. Marty, d’un raffut, trouait la défense biarrote et s’en allait aplatir sous les poteaux (3-7, 7e). Yachvili ramenait ensuite son équipe à un point sur pénalité (6-7, 16e), profitant des échecs de Laharrague (6e, 25e). La rencontre, finalement, était équilibrée. Les ambitions de Biarritz étaient contrecarrées par une équipe catalane très solide sur les impacts. Parfois trop, comme sur ce plaquage cathédrale de Mermoz sur Peyrelongue, qui valait un carton jaune au Perpignanais (30e). Yachvili plaçait les siens devant au tableau d’affichage sur la pénalité qui suivait (9-7, 30e) mais les Biarrots ne jouissaient pas longtemps de leur avantage numérique. Yachvili était à son tour sorti dix minutes après avoir déclenché un début de bagarre (34e). Le jeu avait quelque peu disparu au profit d’une agressivité mal canalisée et la première période se terminait après un échec de Peyrelongue (37e).

Barcella soulève Mas !
Mermoz revenu, l’USAP gérait mieux ses quelques minutes à 15 contre 14 en reprenant l’avantage par Laharrague (9-10, 44e), juste avant le retour de Yachvili, et après un drop manqué de Traille (41e). La première réussite de l’ouvreur catalan était suivie d’un nouveau raté (53e), malvenu dans une partie indécise. A la recherche d’une indispensable victoire, Biarritz dominait territorialement et en mêlée avec ce moment unique : Barcella soulevant son rival dans le XV de France, Mas (56e). Revenu sur terre, le capitaine perpignanais allait directement ravaler son humiliation aux vestiaires ! Poussée à la faute, l’USAP offrait une pénalité à Yachvili (12-10, 67e), pour un nouveau changement de mains. Il n’y en aurait plus d’autre. Biarritz terminait plus fort. Constamment installés dans le camp catalan, les Basques n’offraient aucune possibilité à Perpignan d’espérer inverser la tendance (12-10). Avec une telle conquête, le BO peut sérieusement songer à la H Cup.

Résultat de la 23e journée :
Vendredi 16 avril
Biarritz-Perpignan 12-10

Samedi 17 avril
14h30
Paris-Montpellier
Bayonne-Bourgoin
Clermont-Brive
Mont-de-Marsan-Castres

16h30
Toulon-Toulouse

20h35
Montauban-Dax

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