vendredi, 17 août 2012

SPORT

Place à la bagarre


Par Baptiste Desprez, 17-08-2012

Toulon - Van Niekerk

A l'image de Joe Van Niekerk, qui harangue Carl Hayman, Toulon aura fort à faire face à Perpignan lors de la première journée - Panoramic


Avec des prétendants aux dents longues tels que Toulon, Clermont ou le Racing, le Top 14 s’ouvre en fanfare ce week-end. Au programme, déjà des chocs à Bayonne ou à Perpignan. Rien de tel pour lancer une saison passionnante.

Le match de la journée : Bayonne – Clermont
 La canicule est attendue samedi à Jean-Dauger pour la chaude réception de Clermont par Bayonne. Même en ayant décalé l’horaire du début de match (19h au lieu de 15h), le LNR n’empêchera pas le public basque de monter en pression pour ce premier grand rendez-vous des partenaires de Cédric Heymans. Cornaqués par le nouveau duo Lanta-Deylaud après une triste saison terminée en queue de peloton, les Bayonnais veulent faire tomber des Clermontois conscients du danger. «Il faut que les gens aient peur de venir chez nous, annonçait le président Afflelou cette semaine. Cela voudra dire que l’on compte.» Début de réponse samedi soir.

A lire : Les pronos de Nicolas Durand

L’homme à suivre : Maxime Mermoz
Parti de Perpignan pour migrer à Toulon cet été et ainsi redonner un nouvel élan à sa carrière, Maxime Mermoz ne pensait sans doute pas revenir aussi rapidement à Aimé-Giral. Le hasard du calendrier lui offre la possibilité d’affronter une partie de ses anciens partenaires sous les couleurs du RCT dans un match qui sent la poudre. Aligné au centre de l’attaque varoise, l’international aura à cœur de bien débuter la saison au sein de l’effectif pharaonique dirigé par Bernard Laporte.

A lire : Boudjellal : «La seule star à Toulon, c’est moi»

Zoom sur… Stéphane Glas, Mario Ledesma et Fabien Galthié
Il régnera comme un parfum de nostalgie samedi après-midi dans les travées de Charléty. En recevant Montpellier, le Stade Français aura face à lui un pendant de son histoire puisqu’en dehors de Fabien Galthié, joueur puis entraîneur des Parisiens, le staff héraultais s’est adjoint cet été les services de Mario Ledesma, ancien bras droit de Michael Cheika la saison dernière dans la capitale et de Stéphane Glas, qui a porté les couleurs stadistes entre 2003 et 2009. Autant dire qu’avec ces trois larrons, en plus du trio parisien composé de Pool-Jones, Laussucq et Auradou, l’ancien président du Stade Français, Max Guazzini, observera ces retrouvailles chargées d’émotion avec une certaine mélancolie.

A lire: Saint-André: «Un trio se dégage…»

Ils ont dit…

Yoann Huget (Ailier de Toulouse) : «C’est un challenge excitant ! Je suis dans l’un des plus grands clubs d’Europe et je veux entrer dans l’histoire du club en remportant une cinquième Coupe d’Europe ou un vingtième Bouclier de Brennus. On joue dans cette équipe pour entrer dans l’histoire.»

Nicolas Durand (demi de mêlée de Toulon) : «On a fait une bonne préparation et il y a une bonne ambiance. Maintenant, à nous de jouer. Je me sens bien dans cette équipe. Je vais enfin rejouer au rugby. Ne serait-ce que parler rugby ou manger rugby, ça me change la vie. On a une belle équipe, les matches amicaux se sont bien déroulé»

Philippe Saint-André (sélectionneur du XV de France) : «A mon sens, il y a un trio qui se dégage avec Toulouse, Clermont et Toulon. Entre qualité d’effectif, parcours la saison passée et matches amicaux, ces trois formations me semblent un ton au-dessus des autres. Après, tu as toujours les outsiders comme Castres, le Racing ou Montpellier.»

Le chiffre : 4
Comme le nombre de doublons qui perturberont le déroulement du Top 14 cette saison. Ainsi, les 11e (9-10 novembre), 17e (8-9 février), 19e (22-23 février) et 21e journée (8-9 mars) priveront les clubs de leurs internationaux, tout comme lors de la 18e, en qualité de «faux-doublon». Soit cinq week-ends au total. Pour rappel, la saison passée, Coupe du monde oblige, 13 doublons avaient pollué l’évolution du championnat.

A lire: Les attentes de la rédaction sont ...

Programme de la 1re journée :
 Vendredi 21h
 Toulouse – Castres

Samedi 18h30
 Agen – Racing-Métro
 Biarritz – Mont-de-Marsan
 Bordeaux-Bègles – Grenoble
 Stade Français – Montpellier
 
 19h
 Bayonne – Clermont
 
 20h40
 Perpignan - Toulon
 

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jeudi, 03 mai 2012

Sport

Hernandez : «Je crois en l’avenir du Racing »Par Arnaud Coudry, 02-05-2012

Juan Martin Hernandez vivra un match particulier samedi - Panoramic

Le choc samedi entre le Racing-Métro et le Stade Français sera décisif pour l’accession aux barrages. Juan Martin Hernandez, après 6 saisons à Paris ponctuées de deux titres, porte désormais les couleurs du rival francilien. Gravement blessé au dos, « El Mago » retrouve petit à petit son niveau et garde son sang-froid à l’approche de ce match à quitte ou double.

Juan Martin, comment abordez-vous ce derby capital face au Stade Français ?
Juan Martin Hernandez : Il y a beaucoup de choses en jeu : nous allons célébrer les 130 ans du Racing au Stade de France et, bien sûr, jouer notre qualification. Il ne faut pas se laisser polluer par tout ce qu’il y a à l’extérieur. Je m’attends à un gros engagement physique, un match de très haut niveau. L’équipe la plus en forme s’imposera…

Le Racing-Métro monte-t-il en puissance à l’approche des phases finales ?
À part notre dernière défaite à Biarritz (22-13), on reste sur de bons résultats (5 victoires en 6 matches, NDLR). On joue mieux qu’avant. Mais on bataille chaque week-end, donc il ne faut pas penser que l’on est déjà en quarts de finale. C’est le meilleur moyen de se retrouver en vacances… Sur nos quatre derniers matchs, l’équipe a peu changé. Auparavant, il y avait beaucoup de rotations, jusqu’à huit joueurs pouvaient changer d’un match à l’autre. Maintenant, on garde le groupe, on joue de la même façon et on s’améliore. On se sent plus en confiance, alors que ce n’était pas forcément le cas auparavant…

Les crises traversées cette saison par le Racing (licenciements de Mannix et Chabal, fronde des joueurs) sont-elles derrière vous ou encore présentes ?
Un peu des deux. Les péripéties, bonnes ou mauvaises, font partie de la vie d’un groupe. On ne va pas oublier ce qui s’est passé, mais on va le mettre de côté pour continuer à avancer. Aujourd’hui, le groupe s’est resserré, c’est ce qui est le plus important. Je ne sais pas si cela nous rend plus fort, mais cela nous a ouvert l’esprit sur ce que l’on devait faire.

Est-ce cela qui vous a décidé à prolonger votre contrat au Racing ?
Je regarde l’avenir. Le groupe et les joueurs qui le composent sont de très bonne qualité. Le socle est solide. Certains vont partir et d’autres vont arriver, mais le projet du Racing est solide. Et puis je remercie le club pour son soutien durant ma blessure au dos. La loyauté de Jacky (Lorenzetti, le président du Racing) a été déterminante. Je suis arrivé au club blessé et personne ne savait si j’allais revenir. Ensuite, je me suis blessé au genou et j’étais prêt à résilier mon contrat. On m’a répondu : « Non, tant que tu joueras au rugby, tu seras ici. » Quand j’ai été opéré du dos, il y avait pourtant un risque que je ne puisse plus rejouer…

Vous êtes considéré comme un artiste du rugby. Êtes-vous à l’aise dans le jeu parfois restrictif pratiqué par le Racing ?
Aujourd’hui, l’équipe a plus besoin que je la fasse jouer plutôt que je prenne l’initiative. Je dois gérer le rythme du jeu de mon équipe et moins m’appuyer sur mes qualités individuelles. De toute façon, mes possibilités physiques ne sont pas encore les mêmes qu’avant ma blessure. Je dois continuer comme ça pour, petit à petit, monter en puissance. Aujourd’hui, je ne suis qu’à 50 % du potentiel où j’évoluais avant. Je ne savais si j’allais rejouer un jour au rugby, je suis donc content d’en être là. (Sourire) Et puis je ne suis pas trop mauvais non plus… Mon objectif est de revenir comme avant. Ces problèmes m’ont permis de retrouver une certaine fraîcheur.

Vous avez connu les deux clubs, quelles différences y a-t-il entre le Stade Français et le Racing-Métro ?
Le Stade a beaucoup brillé à l’époque de Max Guazzini. Ce club a beaucoup fait pour le rugby en Ile-de-France et même en Europe. Il a attiré beaucoup de gens dans les stades. Le Racing n’est pas dans ce registre. Nous sommes encore en construction, mais je crois énormément en son avenir. Il va vite redevenir le grand club qu’il était il y a vingt ans. Paris avait gravi rapidement plusieurs échelons avant d’être champion de France. Le Racing est un peu en retard par rapport à la rapidité des résultats du Stade Français.

Le Stade Français est-il encore le Stade Français sans Max Guazzini ?
Non. Je ne connais pas les nouveaux dirigeants, mais Max était particulier, très proche de ses joueurs, il intervenait beaucoup dans notre vie de tous les jours. C’était sans doute mes plus belles années en France. (Sourire) Mais j’espère arriver à faire mieux, dans les saisons qui viennent, avec le Racing.

mardi, 28 juin 2011

Rugby, Top 14

Le Stade Français reste en vie

Max Guazzini - Stade Français Le Stade Français évoluera en Top 14 la saison prochaine. (Panoramic)

Le Stade Français, après son passage devant la DNACG ce lundi après-midi à Marcoussis, a été maintenu en Top 14. Le nouvel homme fort du club parisien se nomme Thomas Savare alors que Max Guazzini pourrait se cantonner à un titre de président d'honneur.

par Baptiste Desprez, le 27-06-2011

Le Stade Français évoluera la saison prochaine en Top 14 et non en Pro D2 ou Fédérale 1 comme cela fut murmuré ces dernières heures. Le sauveur du club parisien se nomme Jean-Pierre Savare (Oberthur Technologies, deuxième fabriquant mondial de cartes à puce) - dont le projet a été présenté à Max Guazzini par l'intermédiaire de l'ancien joueur, Richard Pool-Jones -  qui a permis d’éponger les dettes et réussi à apporter les garanties financières suffisantes à un maintien dans l’élite. Son fils, Thomas Savare, devient ainsi le nouveau président du Stade Français. Unique patron depuis 19 ans, Max Guazzini pourrait conserver, s'il le décide, le titre honorifique de président d'honneur.

Thomas Savare nouveau président
Le nouvel homme fort de la formation francilienne, Thomas Savare, a annoncé d’emblée ce lundi soir que «les contrats signés» existaient. Autrement dit, le Stade Français débutera la saison prochaine avec l’ensemble de ses recrues (Kelleher, Contepomi, Sackey…). 46e fortune de France, la famille Savare devient donc le nouveau patron du Stade Français, après avoir discuté et négocié jusqu’à ce lundi matin avec Max Guazzini. Les prochaines heures en diront plus sur l’ambition et la surface financière dont jouira le club parisien. «Nous allons discuter avec Max , qui va continuer à nous accompagner, sans doute avec le titre de président d’honneur», a confié le nouveau boss du club.

Laporte le grand perdant
Dans cette affaire, si Max Guazzini laisse la main après avoir été l’omnipotent président, le grand perdant se nomme Bernard Laporte. Toujours proche de son ancien club, l’ancien sélectionneur de l’équipe de France a failli dans son entreprise de reprendre en main la formation aux treize titres de champion de France, après avoir notamment tenté ces derniers jours de monter un dossier susceptible de répondre aux attentes de la DNACG. «J’ai une pensée pour Bernard, je ne l’oublie pas, il s’est fourvoyé avec une bande d’escrocs, mais je n’oublie pas ce qu’il a fait», a confié Guazzini.