samedi, 26 décembre 2009

Union Africaine : le dernier sommet de Kaddafi

AFP | Par : Redaction Web


Mouammar Kaddafi est président de l'Union africaine depuis février 2008Mouammar Kaddafi est président de l'Union africaine depuis février 2008© AFP


Le prochain sommet des chefs d'Etat et de gouvernement de l'Union Africaine (UA) se tiendra à Addis Abeba du 31 janvier au 2 février 2010. Il s'agira essentiellement de trouver un successeur au "Guide" libyen, Mouammar Kaddafi, qui préside l'organisation depuis février 2008.


Ce 14e sommet ordinaire de l'UA qui aura lieu à Addis Abeba du 31 janvier au 2 février, aura pour thème officiel "Technologies de l'Information et de la Communication en Afrique: Défis et Perspectives pour le Développement", note un texte officiel rendu public le 24 décembre.


Mais il aura, en réalité,  pour objet principal le remplacement du colonel Mouammar Kaddafi à la tête de l'organisation, un an après qu'il en a été nommé président malgré l'opposition de certains présidents africains.


Récemment, le "Guide" avait essayé d'obtenir de ses homologues, sans succès jusqu'à présent, qu'ils le laissent accomplir un second mandat. Le sommet d'Addis Abeba du mois prochain devrait ainsi être le dernier du président libyen et autoproclamé "Roi des rois traditionnels d'Afrique", en tant que dirigeant de l'organisation panafricaine.


Réunions préparatoires


Le colonel Kaddafi a fêté en septembre dernier ses quarante ans de règne sur la Libye. Sa succession n'est pas encore déterminée mais son fils Seif el-Islam, désigné à la mi-octobre comme numéro deux de la Jamahiriya, tient la corde.


Comme toujours, le sommet de l'UA sera  précédé de réunion préparatoires: au niveau des experts les 25 et 26 janvier et des ministres des Affaires étrangères des 53 Etats membres les 28 et 29 janvier.


L'UA, créée en 2001, organise deux sommets par an, un à Addis Abeba, siège de l'organisation, et l'autre dans l'un des 53 Etats membres. Le dernier, en juillet dernier, s'était tenu à Syrte, en Libye. (avec AFP).

mardi, 24 novembre 2009

Crise: l'Afrique prend les commandes

24/11/2009 | Jeune Afrique | Par : Samir Gharbi, envoyé spécial à Addis-Abeba


de g. à droite: Abdoulie Janneh, Donald Kaberuka et Jean Ping, à Addis-Abeba, le 12 novembrede g. à droite: Abdoulie Janneh, Donald Kaberuka et Jean Ping, à Addis-Abeba, le 12 novembre© Dagnachew Teklu/APA

 

Jusqu’à présent, les Africains ont vu les crises mondiales se succéder sans réagir. Ils étaient sans pouvoir et sans voix. Le poids économique de leur continent était négligeable, leurs partenaires se limitaient à l’Union européenne et aux institutions multilatérales (FMI, Banque mondiale). Bref, ils n’avaient d’autre choix que de tendre la main, et d’obtempérer… Avec la dernière crise, qui a éclaté en septembre 2008, les choses semblent – enfin – changer pour de bon.

 

Ce changement, dont on avait senti les prémices avec la participation africaine aux sommets du G20, est apparu au grand jour lors du premier forum africain sur les effets de la crise mondiale, à Addis-Abeba. Du 11 au 13 novembre, la capitale éthiopienne a réuni l’élite du continent et de la diaspora – près de 400 experts de toutes disciplines – pour évaluer l’impact de la crise et réfléchir aux moyens de promouvoir le développement durable et l’intégration sur le continent.

 

Sous l’impulsion de la Banque africaine de développement (BAD), de la Commission économique des Nations unies pour l’Afrique (CEA) et de l’Union africaine (UA), ce forum a galvanisé les esprits et provoqué des discussions d’une franchise jamais atteinte. Plus personne n’est désormais indifférent au sort de ce continent qui comptera 2 milliards d’habitants en 2050, deux fois plus qu’aujourd’hui, et dont la superficie est trois fois supérieure à celle des États-Unis ou de la Chine.

 

Jean Ping, le président de la Commission de l’UA, l’a judicieusement rappelé : « La crise est salutaire pour tout le monde. On sait désormais que le marché capitaliste ne va pas tout résoudre et que rien n’est irréversible. Personne ne pourra plus nous dicter ce que nous devons faire. Mais notre seule voie de salut est dans le regroupement de nos forces et de nos potentialités naturelles. » Dans un discours flamboyant, il a réaffirmé que « l’Afrique doit d’abord compter sur elle-même » et – allusion aux accords de coopération avec la Chine, l’Inde ou l’Amérique latine – qu’elle a non seulement « raison de diversifier ses partenaires », mais que « c’est son droit le plus absolu ».

 

Pour Donald Kaberuka, le président de la BAD, l’Afrique devrait commencer à sortir de la crise dès 2010, avec un taux de croissance de 4 %, contre 1,7 % cette année. « Pour créer des emplois et réduire la pauvreté, nous avons besoin de 7 % de croissance, a-t-il tempéré. Ce n’est pas une tâche impossible, le continent est un gisement de matières premières. C’est aussi un marché de plus de 1 milliard de consommateurs. »

 

Le danger, a souligné Abdoulie Janneh, secrétaire exécutif de la CEA, réside dans la « mono-économie de l’extraction des matières premières et dans la croissance sans emploi ». « Imaginons l’Afrique de demain, a conclu le Premier ministre éthiopien, Mélès Zenawi, très en verve. Une Afrique capable de trouver une réponse globale à la crise et aux changements climatiques, une Afrique capable d’attirer les investissements, une Afrique qui ne se contenterait plus de gérer une pauvreté chronique… Pour y arriver, il faudra plus d’un forum de ce genre ! »

vendredi, 06 novembre 2009

Djibrill Ypénè Bassolé, médiateur conjoint ONU-UA : “La paix au Darfour ne viendra que par les Soudanais eux-mêmes”

vendredi 6 novembre 2009

Nommé médiateur conjoint Organisation des Nations unies Union africaine en 2007, Djibrill Ypène Bassolet, ancien ministre des Affaires étrangères et de la Coopération régionale du Burkina, mène avec la plus grande discrétion, la mission à lui dévolue. Le moins qu’on puisse dire, c’est que sa formation de gendarme, il a été chef d’état-major de la gendarmerie burkinabè, ajoutée à ses années qu’il a passées auprès du président Blaise Compaoré, homme de réputation dans les médiations, sont des atouts non négligeables dans cette nouvelle charge de monsieur Bassolé. A El Fasher, en plein dans le Darfour, ou dans les grandes capitales du monde, Djibrill Bassolé se sent dans son aise et sans tambour ni trompette, pose les jalons pour une paix et une réconciliation entre Soudanais. Présent à Khartoum lors du récent séjour du président Blaise Compaoré dans cette ville, M. Bassolé a volontiers répondu aux questions de la presse burkinabè sur le Darfour.

Depuis 2003, le Darfour grand comme la France, est en proie à une crise aiguë. Comment est-on arrivé à cette situation ?

Djibrill Ypénè Bassolé (DYB) : La crise du Darfour a commencé vers les années 2003. Elle est due à des revendications de la part des mouvements armés qui avaient trait à des questions de justice et d’inégalité. Les populations du Darfour qui ont connu des moments de sécheresse ont senti qu’avec la partie Est du Darfour, elles étaient marginalisées. Ces luttes se sont intensifiées. Il y a eu des approches d’abord par l’Union africaine, puis maintenant avec les Nations unies en vue de trouver des solutions. D’où tout ce dispositif de maintien de la paix et de médiation qui sont en cours en ce moment.

De votre nomination à aujourd’hui, qu’est-ce qui a pu changer ?

DYB : Tant que nous n’aurons pas abouti à un accord global définitif de paix, on ne pourra pas parler de changement notable et significatif. Il y a aujourd’hui sur le terrain, une accalmie. Même s’il ne faut pas se tromper, la tension persiste. Les différentes parties belligérantes sont toujours sur pied de guerre. ... Nous devrons évoluer vers d’autres rounds de négociation pour espérer aboutir à un accord global de paix. Nous voulons que ce dialogue soit inclusif. Une des caractéristiques de cette crise, est que les mouvements armés qui ont commencé en 2003 au nombre de deux avec le SLM de Salim et le DEM de Kalim Ibrahim, ce sont divisés. Aujourd’hui, nous n’avons pas moins d’une vingtaine de mouvements armés qui revendiquent de s’asseoir autour d’une table de négociation. Ce qui reste une préoccupation majeure.

Car les mouvements armés s’excluent les uns les autres. Une autre dimension du conflit est que les divisions entre les mouvements armés, reflète exactement les divisions entre les différentes communautés ethniques qui vivent au Darfour. Une autre des difficultés est qu’un des mouvements armés appartient à l’ethnie Zagawa qu’on retrouve de l’autre côté de la frontière au Tchad. Nous avons l’intention d’amener autour de la table de négociation, l’ensemble de ces mouvements armés sinon, dans un dispositif commun, du moins sur une date commune et partagée. Nous lancerons le 16 novembre à Doha, le processus des pourparlers inclusifs qui doivent aboutir d’ici à la fin de l’année, à la signature d’un accord global de paix. Mais aussi à l’adoption d’un consensus au sein des différentes communautés, au sein de la société civile sur la résolution de la crise au Darfour et sur l’ensemble du pays.

Vous avez fait cas des mouvements qui s’excluent les uns les autres, alors comment les amener à s’asseoir sur une même table ?

DYB : C’est l’une des préoccupations et des occupations du médiateur conjoint Organisation des Nations unies Union africaine que je suis. Je suis aidé en cela par des partenaires. La Libye a joué un rôle extrêmement important dans cette tentative de réunification des mouvements. Les Etats-Unis d’Amérique, par l’entremise de l’envoyé spécial du président Obama au cours d’une réunion à Addis Abéba en Ethiopie, ont aussi essayé de les rassembler. La tendance est au regroupement.

Ce n’est pas encore la fusion parfaite. Nous avons l’un des chefs historiques qui s’appelle Abdel Wahib, il vit à Paris en France. Il a complètement refusé de participer à ces pourparlers de paix. Il refuse absolument de s’asseoir autour de la négociation avec le gouvernement. A la différence du Djen. Ce qui est une complication supplémentaire. Ceci a pu provoquer au sein de son mouvement des divisions entre ceux qui sont fidèles à leur chef et ceux qui souhaitent s’engager dans le processus de Doha. J’ai longuement partagé avec lui à Paris récemment. Sa position est en train d’évoluer. En tous les cas, nous ne pourrons jamais réaliser une paix tant que ces mouvements resteront divisés. En fin de compte, l’objectif de la médiation est de pouvoir les amener tous à adhérer au moins au processus de négociation qui va bientôt commencer.

Apparemment, il y a beaucoup d’interventions. Bientôt le groupe de haut niveau de l’Union africaine va intervenir, cela ne va pas perturber la médiation ?

DYB : Non, je ne le crois pas. Et puis le problème n’est même pas à ce niveau. Franchement, pour moi qui suis sur le terrain avec les parties, la difficulté n’est vraiment pas au niveau de la multiplicité des interventions. La difficulté est comment faire en sorte que les parties acceptent d’entamer au moins le dialogue politique. C’est ce qui fait défaut. En tous les cas, je bénéficie du soutien de la communauté internationale, de l’Union africaine et je m’emploierai au mieux de mes possibilités. Tout ce qui vient comme intervention, ne fait qu’appuyer les efforts de la médiation. Je pense que dans ce sens, nous n’aurons pas de difficultés à imposer notre approche. Et petit à petit, convaincre les parties de trouver par elles-mêmes, les solutions à la sortie de crise. Aucune recommandation, aucune solution venant de l’extérieur ne pourra créer la paix si les Soudanais eux-mêmes ne sont pas déterminés à construire la paix.

Cette guerre du Darfour dure depuis pratiquement six ans, est-ce que vous percevez quelque part, une réelle volonté du président soudanais pour sortir de cette crise ?

DYB : Tous les gouvernements du monde aspirent à la paix pour pouvoir réaliser leurs objectifs de progrès social et économique. Le gouvernement du Soudan, j’ai le sentiment, veut une sortie de crise. Il est certainement pris dans un certain nombre de réalités et de contradictions qui rendent sa démarche extrêmement compliquée. Nous allons nous y attacher aussi car c’est l’objectif de la médiation de faire en sorte que le gouvernement qui, en fin de compte, est la cheville ouvrière puisse trouver sa stabilité, puisse avoir confiance en lui-même et puisse régler les préoccupations premières des populations du Darfour qui font partie intégrante du Soudan.

Au sommet d’Abuja, le vice-président du Soudan a parlé de la résolution de la crise du Darfour en tenant compte de la constitution du Soudan, de sa partie justice. N’est- ce pas là une complication supplémentaire à votre mission ?

DYB : Tout est déjà compliqué. On n’en est plus à une complication complémentaire. Ce que je veux dire c’est que nous devons en tout état de cause, tenir compte des facteurs de stabilité du Soudan au plan institutionnel comme au plan sécuritaire. Ce n’est que dans ces conditions qu’on peut réaliser la paix. Entant que médiateur, j’aborde la question de la justice comme toutes les autres questions. En particulier, la question du développement socio économique, la question du retour de ces millions de réfugiés de guerre, la question de la réinsertion sociale, la question de l’amélioration des conditions de sécurité au Darfour. Toutes ces questions doivent constituer un paquet qui ramènera la paix. Je ne voudrais donc pas dissocier la question de justice de l’ensemble de ces questions. Les questions de justice sont de nature extrêmement compliquées et extrêmement sensibles. Surtout lorsque des milliers de personnes ont été victimes d’un certain nombre d’atrocités liées à la guerre. Comment maintenant réparer ces torts, rendre une justice équitable, parvenir à la réconciliation et rétablir un climat de confiance. Je pense qu’avec le dialogue, on va y arriver.

Le mandat d’arrêt du président Al Béchir du Soudan n’est pas une autre complication ?

DYB : Je vous disais qu’il n’y a que des complications. C’est pour cela qu’il y a un médiateur. Ce qui est fait est fait. Aujourd’hui malgré tout, toutes les parties ensemble, les communautés vivant au Darfour, la majorité des mouvements armés sont prêts à trouver une solution définitive de sortie de crise par le dialogue. On ne peut que les encourager à continuer dans ce sens-là.

Le Burkina a déployé un bataillon au Darfour dans le cadre de la force conjointe ONU-UA. Comment se comportent les hommes sur le terrain, sont-ils en sécurité ?

DYB : Déjà il faut se féliciter que le Burkina Faso ait pu mettre à la disposition de l’opération hybride de maintien de la paix, un bataillon qui est à mettre à l’actif de ce que le Burkina fait pour renforcer la paix et la sécurité en Afrique. Le bataillon s’installe. Le déploiement d’une manière générale, de l’ensemble des troupes de l’UNAMID se fait relativement bien. Evidemment, il y a des préoccupations, des difficultés liées aux lourdeurs administratives, aux différentes formalités. Je pense que ce ne sont que des difficultés de parcours. Elles seront surmontées assez rapidement et le bataillon pourra pleinement apporter sa contribution à l’œuvre de maintien de la paix au Darfour.

Propos recueillis à Khartoum par Jean Philippe TOUGOUMA

Sidwaya

 

jeudi, 05 novembre 2009

Les blocages du sommet inter-malgache

05/11/2009 | AFP


La médiation cherche à aboutir à un partage du pouvoir avant les élections fin 2010La médiation cherche à aboutir à un partage du pouvoir avant les élections fin 2010© AFP

Les discussions entamées mardi entre chefs politiques malgaches sont "encore plus difficiles que prévues", selon la médiation africaine qui cherche à aboutir à un partage du pouvoir avant les élections fin 2010.

"On savait que ce serait difficile, ça l'est encore plus que prévu", a déclaré jeudi à l'AFP un proche de la médiation sous couvert d'anonymat.

L'actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, le président évincé en mars dernier, Marc Ravalomanana, et deux anciens chefs d'Etat, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, participent à ces discussions au siège de l'Union africaine (UA), afin de mettre en oeuvre les accords de Maputo, signés le 9 août.

Ces accords ont notamment dessiné l'architecture d'une transition politique censée mener le pays à une élection présidentielle au plus tard fin 2010.

Mercredi, les dirigeants ont discuté à huis clos avec la médiation pendant plus de quatre heures, avant une session plénière avec l'ensemble des délégations.

Deux propositions

A l'issue de cette réunion, aucun commentaire n'a été fait officiellement par l'équipe de médiation.

Selon des sources concordantes, deux propositions ont été principalement discutées.

L'une consiste à partager la présidence entre Andry Rajoelina et la mouvance Ravalomanana, option défendue par cette dernière, selon son chef de délégation Fetison Andrianirina.

Dans un communiqué transmis à l'AFP, la mouvance Rajoelina indique qu'elle "n'y a donné aucune suite étant donné l'entorse que représente une telle demande à l'esprit de la Charte de Maputo".

L'autre option créerait, à côté de celui prévu pour Emmanuel Rakotovahiny, de la mouvance Zafy, un second poste de vice-président qui reviendrait à un proche de M. Ravalomanana.

Réelles avancées ?

"Nous avons quand même avancé, tout le monde est conscient qu'il faut trouver une solution à cette crise", a déclaré à l'AFP M. Andrianirina.

A la sortie de la réunion, la majorité des participants ne semblaient pas partager cet optimisme.

Des sources proches de la médiation ont ainsi indiqué que le sommet serait certainement prolongé d'au moins une journée, d'autant que la répartition des postes ministériels doit encore être discutée.

mercredi, 04 novembre 2009

L'UA appelle les leaders malgaches à prendre leurs responsabilités

04/11/2009 | AFP


Jean Ping a renvoyé dos à dos mardi les dirigeants politiques malgachesJean Ping a renvoyé dos à dos mardi les dirigeants politiques malgaches© AFP

Le président de la Commission de l'Union africaine (UA), Jean Ping, a renvoyé dos à dos mardi les dirigeants politiques malgaches, les appelant à prendre leurs responsabilités, lors de l'ouverture d'une réunion pour sortir la grande île de la crise politique.

L'actuel homme fort de Madagascar, Andry Rajoelina, le président évincé en mars Marc Ravalomanana et deux anciens chefs d'Etat, Didier Ratsiraka et Albert Zafy, participent à cette réunion au siège de l'UA à Addis Abeba qui vise à mettre en oeuvre un partage du pouvoir pendant une période de transition fixée à 15 mois par les accords de Maputo signés le 9 août.

"La situation actuelle à Madagascar est caractérisée par une lassitude quasi-générale ressentie légitimement au niveau de la population", a rappelé M. Ping aux quatre chefs de file.

"La responsabilité des uns et des autres, devant l'Histoire, est pleinement engagée, et aucune considération particulière, aussi légitime fût-elle, ne saurait valoir devant la primauté indiscutable de l'intérêt général", a-t-il estimé.

"Est-ce que Madagascar sortira de la crise?"

En tant que "doyen d'âge des chefs de file des mouvances politiques malgaches", l'ancien président Zafy a prononcé un discours inaugural résumant l'enjeu de cette rencontre.

"Le peuple malgache souffre depuis plus de sept mois, oscillant entre espoir et désespoir", a-t-il dit avant de s'interroger: "Est-ce que Madagascar sortira de la crise? Si c'est oui, alors c'est la fête. Si c'est non, alors c'est un avenir sombre qui s'annonce dont on ne connaît pas la suite".

M. Ping a insisté sur la nécessité pour les chefs de file d'accélérer la mise en oeuvre de ces accords et de la Charte de transition "qui constituent bien l'instrument convenu pour une sortie de crise pacifique, consensuelle et inclusive à Madagascar".

Les accords de Maputo ont notamment dessiné l'architecture d'une transition politique censée mener le pays à une élection présidentielle au plus tard fin 2010.

Selon des sources proches de la médiation, le principal obstacle à l'application des accords est constitué par la position de M. Ravalomanana qui "cherche à reprendre le processus de négociations et d'attribution des postes depuis le début" et à "préserver ses intérêts économiques" dans l'île.

Ravalomanana freine des quatre fers

M. Ravalomanana conteste l'attribution des postes de président, vice-président et Premier ministre de transition, annoncés le 6 octobre à Antananarivo après une réunion entre les quatre mouvances politiques.

Il a récemment martelé qu'il n'accepterait "jamais la nomination d'un auteur de coup d'Etat (Andry Rajoelina) à la tête de la transition".

Lâché par l'armée, M. Ravalomanana avait remis le 17 mars ses pouvoirs à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, l'ex-maire d'Antananarivo, devenu en quelques mois son principal opposant au terme d'un mouvement populaire.

Outre la désignation à la tête de la transition, un Premier ministre de consensus avait été trouvé en la personne d'Eugène Mangalaza, de la mouvance de M. Ratsiraka, en remplacement de Monja Roindefo.

M. Rajoelina a confirmé cette nomination par décret, mais M. Roindefo, le Premier ministre écarté, refuse de quitter la Primature malgré la défection de ses ministres.


Source : jeune Afrique

mercredi, 28 octobre 2009

Sommet inter-malgache prévu à Addis Abeba

28/10/2009 | AFP


La réunion visera à mettre en oeuvre les accords de MaputoLa réunion visera à mettre en oeuvre les accords de Maputo© AFP

Un sommet réunissant les quatre chefs de file des principales mouvances politiques malgaches se tiendra à Addis Abeba les 3, 4 et 5 novembre, a annoncé mardi le médiateur de l'Union africaine dans la crise malgache, Ablassé Ouedraogo, à des journalistes.

"Au terme de ma mission à Antananarivo (débutée dimanche), je peux avec force confirmer que les chefs de file des mouvances politiques de Madagascar se rencontreront à Addis Abeba les 3, 4, 5 novembre 2009", a-t-il déclaré.

"L'objectif sera de compléter la mise en oeuvre des accords de Maputo", a-t-il ajouté.

Un précédent sommet prévu mi-octobre à Genève avait été annulé, le président évincé Marc Ravalomanana ayant plaidé avec insistance pour la tenue de cette réunion sur le continent africain.

Ce nouveau sommet, qui doit réunir l'actuel homme fort de l'île Andry Rajoelina, M. Ravalomanana et les deux ex-présidents Didier Ratsiraka et Albert Zafy, vise à lever les obstacles actuels à la mise en oeuvre des accords de sortie de crise de Maputo (signés le 9 août).

Blocage sur les postes clés

Ces accords ont notamment dessiné l'architecture d'une transition politique censée mener le pays à une élection présidentielle au plus tard fin 2010.

Lors d'une réunion le 6 octobre, les quatre mouvances ont ensuite trouvé un consensus: M. Rajoelina se voyait confier la présidence de la transition et Eugène Mangalaza, de la mouvance de M. Ratsiraka, était désigné Premier ministre en remplacement de Monja Roindefo.

M. Ravalomanana a depuis contesté cet accord de principe, répétant qu'il "n'accepterait jamais Andry Rajoelina à la tête de la transition".

Lâché par l'armée, le président Ravalomanana avait remis le 17 mars ses pouvoirs à un directoire militaire, qui les avait immédiatement transférés à Andry Rajoelina, l'ex-maire d'Antananarive, devenu en quelques mois son principal opposant au terme d'un mouvement populaire.

SANCTIONS CONTRE LA GUINEE : Ne jamais oublier l’essentiel

L’Union européenne décrète des sanctions contre la junte au pouvoir en Guinée et un embargo sur les armes. Il faut dire qu’on s’y attendait, les signes de bonne volonté envoyés par la junte étant jusque-là restés en deçà des attentes. Qu’on s’en souvienne. Invités, par l’Union africaine (UA), à prendre des engagements écrits de ne pas se présenter aux élections présidentielles, Dadis Camara ainsi que les membres du gouvernement de la junte avaient … botté en touche. Sans doute, des tractations sont-elles toujours en cours, en vue d’une solution négociée à la crise. Quant à savoir si les membres de la junte survivront politiquement à l’’électro-choc du 28 septembre dernier, difficile d’en fournir une réponse exacte, tant la tragédie continue à coller, comme une sordide marque indélébile, à leur treillis et à hanter le sommeil de bon nombre d’entre eux. Alors, partiront, partiront pas ? Pour le meneur de la troupe, le nectar du pouvoir a-t-il fini par se transformer en quinine, de sorte qu’il veuille à présent s’en débarrasser ? Rien n’est moins sûr. L’Union africaine, en tout cas, a été on ne peut plus claire : elle a récemment indiqué la porte de sortie à la junte, au cas où elle voudrait renoncer à faire ses malles au terme de la transition.

L’UA travaillera main dans la main avec l’Union européenne qui se dit "prête à contribuer à une mission de maintien de la paix", si l’organisation panafricaine venait à décider d’en organiser une en Guinée. On comprend donc qu’après la Communauté des Etats de l’Afrique de l’Ouest (CEDEAO), elle décide à son tour de frapper fort. Toutes choses qui satisfont assurément l’opposition et les syndicats guinéens, réjouis de savoir que l’étau se resserre de plus en plus autour de cette junte. Mais, quel sera l’impact de cette avalanche de sanctions sur le cours des événements en Guinée ? Permettra-t-elle à ce pays de se débarrasser définitivement de ces béquilles qui continuent à retarder sa marche vers un avenir meilleur ? Telle devrait être la question essentielle. Car, le plus important n’est-il pas que la Guinée reparte du bon pied, et pour de bon ? Que vaudront, à vrai dire, des sanctions si, plutôt que de faire avancer ce pays, elles ont pour effet de le pousser encore plus loin dans l’abîme ? Une junte poussée à bout peut se révéler encore plus menaçante pour les objectifs à atteindre.

Guérir. C’est, assurément, le plus grand souhait pour ce pays qui a tant souffert de ses nombreux errements. L’opposition gagnerait mieux, pour cela, à se faire plus conciliante, à adopter un ton plus mesuré, les organismes fouettards à agir avec plus de tact, et la junte à mesurer tout le poids de sa responsabilité devant l’Histoire. Personne, même pas elle, n’a intérêt à ce que la Guinée devienne un enfer sur terre. Si donc des objectifs, à quelque niveau qu’on soit, doivent être atteints, la Guinée doit rester debout et se porter mieux.

En tout état de cause, une issue pacifique est possible. Pouvoir comme opposition, c’est à chacun de savoir faire la part entre l’utile et le superflu. Et c’est en cela qu’on reconnaîtra les dignes fils de la Guinée. Et le dialogue reste la seule voie.

Par Cheick Beldh’or SIGUE

Source : lepays.bf

lundi, 26 octobre 2009

Jacob Zuma veut donner plus de pouvoir au Parlement panafricain

MIDRAND (Afrique du Sud) (AFP) - 26.10.2009


Le président sud-africain Jacob Zuma a apporté lundi son soutien à un renforcement des pouvoirs du Parlement panafricain (PAP), un organe purement consultatif de l'Union africaine (UA).

voir_le_zoom : Le président sud-africain Jacob Zuma, le 9 octobre 2009 à BrasiliaLe président sud-africain Jacob Zuma, le 9 octobre 2009 à Brasilia - AFP/Archives - Evaristo Sa


Le président sud-africain Jacob Zuma a apporté lundi son soutien à un renforcement des pouvoirs du Parlement panafricain (PAP), un organe purement consultatif de l'Union africaine (UA).

"Nous restons déterminés à transformer le Parlement panafricain en institution dotée de réels pouvoirs législatifs, avec des membres élus aux suffrage universel", a déclaré le chef de l'Etat, lors de l'ouverture de la 1e session ordinaire du second PAP.

Le PAP, dont le siège est dans la zone du Midrand, entre Johannesburg et Pretoria dans la province du Gauteng, a commencé ses travaux en 2004. Il est constitué de cinq représentants par pays, choisi par les Parlements nationaux.

"La nouvelle équipe a beaucoup de sujets lourds à prendre en compte pendant son mandat", a poursuivi Jacob Zuma, en citant notamment les questions de "paix, de stabilité, de droits de l'Homme et de démocratie".

"Concernant ces sujets, le Parlement panafricain ne peut pas prolonger plus longtemps une discussion de fond (...). Si ces sujets ne sont pas mis au débat, ce Parlement n'a pas vraiment de raison d'exister", a-t-il ajouté.

Le PAP est régulièrement critiqué pour ne pas s'attaquer aux sujets qui fâchent. Les rares fois où les parlementaires se sont saisis d'un dossier, comme lors de la crise au Zimbabwe, leurs résolutions n'ont pas été mises en oeuvre par la suite.

© 2009 AFP

 

vendredi, 23 octobre 2009

L'Union africaine adopte la première convention sur les réfugiés et déplacés

KAMPALA (AFP) - 23.10.2009

voir_le_zoom : Les présidents ougandais Yoweri Museveni (G), zimbabwéen Robert Mugabe (C) et zambien Rupia Banda, le 22 octobre 2009 à KampalaLes présidents ougandais Yoweri Museveni (G), zimbabwéen Robert Mugabe (C) et zambien Rupia Banda, le 22 octobre 2009 à Kampala

L'Union africaine (UA) a adopté vendredi une convention unique en son genre sur les déplacés, rapatriés et réfugiés, destinée à protéger les quelque 17 millions de déracinés d'Afrique, lors d'un sommet spécial à Kampala.

AFP - Peter Busomoke
voir_le_zoom : Le président ougandais Yoweri Museveni (G) accueille le président de la Commission de l UA, Jean Ping, à Kampala le 22 octobre 2009Le président ougandais Yoweri Museveni (G) accueille le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, à Kampala le 22 octobre 2009

Pour le président ougandais Yoweri Museveni, hôte de la rencontre, "les conflits sont la principale cause qui provoque des réfugiés. C'est pourquoi la principale solution au phénomène est de s'assurer qu'il n'y a pas de conflit et que ceux en cours se terminent de manière juste".

AFP - Peter Busomoke

 

L'Union africaine (UA) a adopté vendredi une convention unique en son genre sur les déplacés, rapatriés et réfugiés, destinée à protéger les quelque 17 millions de déracinés d'Afrique, lors d'un sommet spécial à Kampala.

Cette convention impose aux pays signataires de venir en aide aux déplacés, notamment les plus vulnérables comme les personnes âgées, et entend devenir un outil de prévention des déplacements forcés.

L'année dernière, les 53 Etats membres de l'UA avaient décidé d'améliorer le sort et la protection de ces populations. Un diplomate africain a toutefois relevé cette semaine que certains pays pourraient se montrer réticents à ratifier une convention contraignante d'un point de vue juridique.

Ce sont en effet ces dispositions juridiques qui constituent la nouveauté du texte adopté vendredi.

"Les Etats sont obligés de poursuivre pénalement des personnes qui commettent des violations graves du droit international humanitaire", explique le président du Comité international de la Croix-Rouge (CICR) Jakob Kellenberger.

"Elle lie aussi les groupes armés, ce qui constitue un élément très important parce que nous sommes confrontés presque partout à des conflits internes, plus qu'entre Etats", a-t-il relevé.

Une porte-parole de l'UA a expliqué qu'il y avait "eu quelques amendements au projet, notamment après des discussions sur les groupes armés, la définition et leur rôle". "Mais les documents ont été adoptés", a-t-elle expliqué en faisant référence à la convention et à une déclaration de principe, non contraignante.

"Le droit humanitaire international dès l'origine s'est préoccupé de la question des réfugiés, mais pas complètement de la question des déplacés. Il s'agit donc avec cette convention d'un enrichissement du droit international dans la mesure où le nombre des déplacés en Afrique est bien supérieur à celui des réfugiés", a expliqué le Commissaire à la paix et sécurité de l'UA, Ramtane Lamamra.

Selon le Haut commissariat des Nations unies pour les réfugiés (HCR), l'Afrique compte environ 17 millions de réfugiés et déplacés internes, ces derniers (plus de 12 millions) constituant la majorité de ces déracinés.

Le CICR a qualifié la convention d'"historique" tout en reconnaissant qu'elle ne ferait pas sentir ses effets dans l'immédiat.

"C'est vrai qu'entre la ratification et l'entrée en vigueur, le chemin est encore long. On peut se demander à quel moment elle va vraiment contribuer à une meilleure protection et assistance des déplacés internes", a estimé M. Kellenberger.

"Mais si au niveau continental on adopte un tel instrument, ça a quand même une valeur en soi: il y a un engagement politique, moral, sur un des problèmes humanitaires les plus graves dans le cadre des conflits armés", a-t-il plaidé.

Le président de la Commission de l'UA, Jean Ping, a pour sa part souligné que ces millions de déplacés et réfugiés constituaient "une menace pour la stabilité entière de l'Afrique".

"L'Afrique compte environ un tiers du total des réfugiés dans le monde. Il est question de l'avenir du continent", a-t-il averti.

Pour le président ougandais Yoweri Museveni, hôte de la rencontre, "les conflits sont la principale cause qui provoque des réfugiés. C'est pourquoi la principale solution au phénomène est de s'assurer qu'il n'y a pas de conflit et que ceux en cours se terminent de manière juste".

Un discours que peu de ses homologues auront entendu: seuls quatre présidents (Ouganda, Zambie, Zimbabwe, Somalie) et deux Premiers ministres (Guinée Equatoriale, Namibie) participaient à ce sommet.

© 2009 AFP

Somalie: les shebab menacent de frapper à Bujumbura et Kampala

MOGADISCIO (AFP) - 23.10.2009

voir_le_zoom : Des insurgés islamistes shebab dans les rues de Mogadiscio, le 4 octobre 2009Des insurgés islamistes shebab dans les rues de Mogadiscio, le 4 octobre 2009

Les insurgés islamistes shebab ont menacé de frapper les capitales de l'Ouganda et du Burundi pour se venger des bombardements d'artillerie menés à Mogadiscio par les soldats de ces deux pays qui composent de la force de paix de l'Union africaine (Amisom) en Somalie.

AFP/Archives - Abdurashid Abikar
voir_le_zoom : Des insurgés islamistes shebab dans les rues de Mogadiscio, le 4 octobre 2009Des insurgés islamistes shebab dans les rues de Mogadiscio, le 4 octobre 2009

Le 10 septembre, l'Amison avait été la cible d'un double-attentat suicide à la voiture piégée contre son quartier général sur l'aéroport de Mogadiscio. Revendiqué par les shebab, l'attaque avait fait 21 morts, dont 17 soldats de l'Amisom, et parmi eux le numéro deux de la force, un général burundais.

AFP/Archives - Abdurashid Abikar


Les insurgés islamistes shebab ont menacé de frapper les capitales de l'Ouganda et du Burundi pour se venger des bombardements d'artillerie menés à Mogadiscio par les soldats de ces deux pays qui composent de la force de paix de l'Union africaine (Amisom) en Somalie.

"Dès qu'ils doivent faire face au feu des shebab, l'Amisom riposte par des bombardements indiscriminés sur des zones habitées par les civils", a dénoncé au cours d'une conférence de presse dans la capitale le chef des shebab pour la région de Mogadiscio, cheikh Ali Mohamed Hussein.

Ce responsable islamiste s'exprimait au lendemain de violents échanges d'artillerie dans la ville entre les forces de l'Amisom et les insurgés.

Au moins 21 civils ont été tués dans ces duels d'artillerie, la plupart par les bombardements de l'UA sur des quartiers populaires, et plus particulièrement sur le marché de Baraka, un bastion islamiste.

"Il était difficile de reconnaître les corps des mères qui ont été tuées dans ces bombardements menées par les troupes ougandaises et burundaises", a déclaré cheikh Ali Mohamed Hussein.

"Les enfants de ces victimes innocentes doivent amener la guerre de Mogadiscio jusqu'au coeur des capitales de ces pays qui attaquent la Somalie", a-t-il menacé: "j'espère qu'ils le feront".

Le président ougandais Yoweri Museveni, s'exprimant en marge du sommet spécial de l'Union africaine à Kampala consacré aux réfugiés et déplacés, a vivement réagi.

"Ces terroristes, je leur conseille de s'occuper de leurs affaires. S'ils nous attaquent, ils paieront car nous savons comment frapper ceux qui nous attaquent", a-t-il déclaré à plusieurs journalistes.

"S'ils veulent le pouvoir, qu'ils le prennent en se faisant élire. S'ils nous attaquent, ils auront droit à la punition qu'ils cherchent", a ajouté le président ougandais, le premier à avoir envoyé des troupes en Somalie en mars 2007 dans le cadre de l'Amisom.

Le Burundi et l'Ouganda sont les seuls pays à contribuer à l'Amisom, qui totalise 5.000 hommes (sur les 8.000 prévus lors de son lancement), et est déployée dans quelques secteurs clés de Mogadiscio en soutien au gouvernement de transition somalien (TFG).

Bujumbura et Kampala demandent aujourd'hui, avec l'UA, un renforcement du mandat de la force.

Le 10 septembre, l'Amison avait été la cible d'un double-attentat suicide à la voiture piégée contre son quartier général sur l'aéroport de Mogadiscio. Revendiqué par les shebab, l'attaque avait fait 21 morts, dont 17 soldats de l'Amisom, et parmi eux le numéro deux de la force, un général burundais.

Les insurgés ont depuis lors appelé à de nouvelles attaques contre la force de paix africaine, prise à partie presque quotidiennement dans les rues de la capitale somalienne.

© 2009 AFP

Toutes les notes