mardi, 05 janvier 2010

Android dans le sillage de l’iPhone


Juste au moment où Google s’apprête à présenter officiellement son Nexus One, ChangeWave Research indique que le public est plus emballé que jamais à l’idée d’acheter un téléphone sous Android, aux dépens d’Apple, de Microsoft et de Palm.


ChangeWave a sondé 4.068 consommateurs au cours des premières semaines de décembre et a découvert que 21% des gens qui envisagent d’acheter smartphone au cours des trois prochains mois ont l’intention d’en acheter un sous Android. C’est une sacrée progression par rapport aux 6% d’intention constatés par ChangeWave en septembre.


Apple reste le smartphone de choix pour l’instant, avec 28% des personnes interrogées qui ont déclaré vouloir acheter un iPhone. Le BlackBerry se retrouve en troisième position avec 18%, mais l’intérêt pour les BlackBerry a malgré tout progressé. En fait, c’est surtout Palm qui se retrouve en difficulté.

Un communicateur de poignet pour apprenti super-héros


Qu’est-il advenu des montres téléphones?


Hormis la LG 910, il semble que l’industrie de la téléphonie mobile ait purement et simplement abandonné ce type d’appareil.


Bon évidemment, la technologie est beaucoup plus convaincante dans un comics que dans la vraie vie. Avouez que se tordre le cou et se contorsionner pour parler à son poignet n’est pas ce qu’il y a de plus naturel comme posture.


Les gens qui vous regardaient déjà bizarrement risqueraient d’appeler la police, et c’est un truc à vous retrouver avec un pyjama dont les manches s’attachent dans le dos. A vous de voir si vous êtes prêt à prendre le risque pour goûter la joie de parler dans les petits trous de ce Communicator HDBT-990 à 85$. Vous verrez bien qui, du Capitaine Kirk ou des infirmiers, arrive le premier pour vous emmener. [Helium Digital]

L’annonce Apple le 27 janvier ?

Publié sur Gizmodo.fr par fred le 05 jan 2010




Tout le monde a déclaré que l’événement Apple aurait lieu le mardi 26 janvier prochain.


 

Oui mais maintenant voilà qu’AllThingsD jette un pavé dans la mare en affirmant que l’annonce du “nouveau produit majeur” de la firme de Cupertino aurait lieu 27 janvier.

 

Qui croire? Un mercredi au lieu de l’habituel mardi? Peut-être Steve a-t-il piscine le mardi cette année? Allez savoir…

 

En revanche au niveau du lieu, pas de confusion possible, puisque le Yerba Buena Center est également confirmé par AllThingsD. Ouf, voilà un souci en moins pour les plus fébriles des croyants qui sont déjà en route pour San Francisco. [AllThingsD]

Un hybride tablette netbook chez Lenovo


L’IdeaPad U1 de Lenovo est une habile et jolie combinaison d’ordinateur portable et de tablette multi-touch.

 

Lorsque vous séparez les éléments pour n’emmener que la tablette, la machine change de processeur et de système d’exploitation!

 

Lorsque tous les morceaux de l’U1 sont réunis, la machine tourne sous Windows 7 avec un processeur Intel Core 2 Duo SU. Séparez-les et la tablette qui en résulte tourne avec une version spécifique de Linux et un processeur Qualcomm ARM Snapdragon. Cela signifie que vous bénéficiez de la meilleur combinaison de puissance et de batterie pour chaque scénario. Habile solution pour ménager la chèvre et le chou!

 

L’U1 embarque également 4 Go  de RAM (512 Mo en mode tablette), deux ports USB 2.0, eSATA, VGA, HDMI, un lecteur de carte mémoire 4-en-1 et une caméra de 1,3 Mégapixels.

 

Pas mal pour environ 1.000$. Lenovo commencera à vendre son joli hybride en juin. On verra si à cette date l’U1 réunit toujours le meilleur des deux mondes ou si on le percevra déjà comme une demi-solution.

Nexus One, le téléphone Google tant attendu

Créé le 05.01.10  par 20minutes.fr



Le Nexus One de Google embarquera Android, le système d'exploitation maison.
Le Nexus One de Google embarquera Android, le système d'exploitation maison./ D.-P. MORRIS / AFP


Plus qu'une rumeur, une quasi-certitude. Dix ans après sa création,


Plus qu'une rumeur, une quasi-certitude. Dix ans après sa création,

Google devrait officialiser aujourd'hui le lancement d'un smartphone vendu sous sa propre marque. Son nom : le Nexus One. Deux jours avant l'ouverture du salon de l'électronique grand public Consumer Electronic Show de Las Vegas, la firme de Mountain View donne de la voix avec ce premier mobile. Fabriqué par HTC, il embarquera la dernière version d'Android (2.1), le système d'exploitation maison. Les premiers à avoir pris en mains le Nexus One semblent enthousiastes. « Simply amazing » (« juste dément »), lit-on sur le NexusOneBlog tout à la cause du smartphone de Google. Plus pondéré, engadget.com salue la vitesse du smartphone mais ne voit pas en lui « l'iPhone killer » attendu malgré les commandes vocales pour dicter SMS, e-mail et lancer le moteur de recherche du mobile de Google.


Suffisant tout de même pour donner un coup de fouet à un Android, présenté comme le Graal pour détrôner le système Symbian de Nokia et concurrencer l'iPhone d'Apple, mais encore loin de rencontrer le succès escompté. Apparu fin 2008 aux Etats-Unis, puis mi-mars 2009 en France sur deux mobiles HTC (le « Dream » et le « Magic »), l'OS de Google est aujourd'hui seulement proposé par LG, Samsung, Motorola ou Sony Ericsson. A ce jour, il n'intégrerait que 2 % des mobiles vendus, selon le cabinet britannique Gartner. Quarante nouveaux terminaux Android lancés cette année, dont le Nexus One, devraient néanmoins lui permettre d'étendre son champ d'action. Selon Gartner, Android pourrait devenir le numéro 2 des systèmes d'exploitation pour mobiles en 2012, avec 14,5 % de parts de marché, juste derrière Symbian. ISuppli, un autre cabinet d'analyse, verrait plutôt l'OS de Microsoft, Windows Mobile, sur la deuxième marche du podium en 2013. La partie s'annonce donc ardue pour Google. D'autant que les LG, Samsung ou Motorola pourraient voir ce nouveau concurrent d'un mauvais oeil. W

Christophe Séfrin

lundi, 16 novembre 2009

L'Egypte crée le premier nom de domaine en arabe

16/11/2009| AFP


Les caractères non latins sont désormais autorisés pour les noms de domaineLes caractères non latins sont désormais autorisés pour les noms de domaine© AFP

L'Egypte a annoncé dimanche le lancement du domaine internet . misr qui deviendra le premier en caractère arabe, en marge d'une conférence consacrée à la gouvernance du réseau à Charm el-Cheikh.

Le nom, qui veut dire Egypte en arabe, sera enregistré à partir de lundi 00H00 (22H00 GMT dimanche) comme les . com ou . org, a expliqué le ministre égyptien des Communications, Tarek Kamel, lors du 4e Forum de gouvernance d'internet (IGF).

"Maintenant nous pouvons dire qu'internet parle arabe", a lancé M. Kamel.

Cette annonce intervient après la décision de l'organisme américain gestionnaire d'internet et des noms de domaine (Icann) de mettre un terme à l'utilisation exclusive des caractères latins pour les noms de domaine.

"La voix du monde en développement doit être entendue", a dit lors de la conférence le sous secrétaire général de l'ONU pour les Affaires économiques et sociales, Sha Zukang.

Diversité culturelle, cyberdélinquance et liberté d'expression

Cette conférence de quatre jours regroupe plus 1. 500 représentants gouvernementaux, d'ONG, et du secteur pour discuter de l'avenir d'internet.

Cette année, l'IGF se penche sur l'amélioration de l'accès au réseau, l'encouragement de la diversité culturelle, la lutte contre la cyberdélinquance ainsi que la censure, la sécurité et la liberté d'expression sur la toile.

L'Egypte a récemment été accusée de censurer le réseau internet et d'avoir arrêté "pour raisons de sécurité" plusieurs blogueurs et défenseurs de l'internet libre.

Les autorités égyptiennes ont notamment obligé les clients des cybercafés à donner leur nom, adresse e-mail et numéro de téléphone portable, sur lequel ils reçoivent un code pour accéder à l'internet.

mercredi, 28 octobre 2009

Désactivation d'antivirus : G-Data dénonce un test trop "spécifique"

Publié le 27/10/2009 par Le Point.fr


Par Guerric Poncet

Désactivation d'antivirus : G-Data dénonce un test trop

G-Data livre sa réaction en exclusivité au point.fr © G-DATA



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Un concours a récemment prouvé la possibilité de désactiver frauduleusement les antivirus grand public , en quelques minutes. La plupart des éditeurs d'antivirus ont rechigné à réagir. En exclusivité pour lepoint.fr, G-Data, éditeur allemand d'antivirus, livre sa réponse. "Effectivement, il y a bien eu des processus de désactivation relevés", reconnaît un porte-parole. "Ils sont réalisables et efficaces, mais il est important de noter que le protocole de test est spécifique", poursuit-il.

"Il s'agissait de manipulations physiques sur la machine", avance, en guise de défense, G-Data. En clair, les experts en sécurité étaient assis devant les ordinateurs cibles et disposaient des droits d'administrateur sur le système d'exploitation. "À moins de laisser sa porte ouverte et son ordinateur allumé sur un compte d'administrateur, on ne peut pas arriver à une telle situation aussi rapidement." Interrogé sur la possibilité de prendre à distance le contrôle de l'ordinateur pour arriver au même résultat, l'éditeur d'antivirus reconnaît : "Ce serait possible de le faire de l'extérieur, mais ce serait beaucoup plus long."

Organisé dans le cadre du congrès iAWACS, à l'École supérieure d'informatique électronique automatique (ESIEA) de Laval, le concours avait pour but de prouver la vulnérabilité des antivirus grand public. Sans proposer d'alternatives plus efficaces.

vendredi, 23 octobre 2009

Nokia s’en prend à l’'iPhone d’Apple

Par Mounia Daoudi (rfi.fr). Article publié le 23/10/2009


Le géant finlandais Nokia, leader de la téléphonie mobile, vient de porter plainte aux Etats-Unis contre Apple. Il accuse la firme à la pomme de violer sa propriété intellectuelle en utilisant pour son téléphone multifonctions iPhone, dix de ses brevets sans lui reverser de royalties.

Depuis le lancement de l'iPhone en 2007, Apple aurait refusé de payer des royalties à Nokia pour l'utilisation de ses brevets.(Photo : Robert Galbraith/Reuters)

Depuis le lancement de l'iPhone en 2007, Apple aurait refusé de payer des royalties à Nokia pour l'utilisation de ses brevets.
(Photo : Robert Galbraith/Reuters)

C'est une longue bataille judiciaire qui s'annonce. Car bien que numéro un mondial de la téléphonie mobile avec plus d’un tiers des parts de marché, Nokia digère mal le succès de l'iPhone d'Apple. Et c'est devant les tribunaux américains que le géant finlandais, entend obtenir réparation. Il soutient en effet que depuis son lancement en 2007, le téléphone multifonctions de la firme à la pomme a violé dix de ses brevets qui recouvrent « la transmission des données sans fil, le codage vocal, le cryptage et la sécurité ». Bref tout ce qui permet notamment aux usagers de l'iphone de surfer en toute sécurité sur internet.

« En refusant de respecter de façon appropriée les droits de Nokia sur la propriété intellectuelle, Apple essaie d'avoir un billet gratuit au détriment de l'innovation », dénonce le groupe finlandais dans un communiqué. Nokia, qui affirme avoir investi ces vingt dernières années 40 milliards de dollars en recherche et développement, soutient qu'une quarantaine d'industriels dans l'univers mondial de la téléphonie, lui paie déjà des droits pour utiliser ses technologies protégées par des brevets. Des royalties qu’Apple, après plus d’un an de négociations, refusent toujours de payer.

Première perte pour Nokia en dix ans

Nokia n’a pour le moment pas chiffré le montant de ses prétentions. Mais selon plusieurs analystes, l’enjeu pourrait être considérable pour le géant finlandais dont la part de marché a notablement reculé ces dernières années. Pour la première fois en dix ans, le groupe est en effet passé dans le rouge au troisième trimestre, enregistrant une perte de 559 millions d’euros pour un chiffre d'affaires en baisse de 20%.

Avec 37% des parts de marché, Nokia reste de loin le numéro un mondial de la téléphonie, devant les Coréens Samsung (19%) et LG (11%), ses principaux concurrents sur le moyen de gamme. Mais le groupe finlandais peine à trouver sa parade sur le secteur très porteur des « Smartphones », ces téléphones multifonctions qui permettent de surfer sur Internet ou d’utiliser des logiciels dédiés pour écouter de la musique ou avoir accès à de la vidéo.

Le succès de l’iPhone –33,7 millions d’unités vendus depuis son lancement en 2007–, a d’ailleurs beaucoup nui à Nokia qui a vu sa part de marché sur ce segment chuter en un an de 41 à 35%. Ce n'est pas la première fois qu'un fabricant de téléphones mobiles, et Nokia en particulier, attaque devant les tribunaux l’un de ses rivaux. Mais souvent un accord à l'amiable intervient avant la fin de la procédure.

jeudi, 22 octobre 2009

Windows 7 pour les déçus de Vista

Par  RFI. Article publié le 22/10/2009


Microsoft lance dans le monde entier une nouvelle version de son système d'exploitation pour ordinateur. Windows 7 aura vocation à convaincre les déçus de son prédécesseur, le système d'exploitation Vista qui est considéré comme un échec commercial.

Le PDG de Microsoft, Steve Ballmer, à Toronto, le 21 octobre 2009.(Photo : Reuters)

Le PDG de Microsoft, Steve Ballmer, à Toronto, le 21 octobre 2009.
(Photo : Reuters)


Avec une sortie réussie de Windows 7, Microsoft complètera une série de bonnes nouvelles ces derniers mois, après le lancement de son moteur de recherches Bing, qui grignote progressivement des parts de marché et un accord prometteur avec le portail Yahoo!

Un accueil tiède par contre représenterait une énorme déception pour Microsoft, qui doit publier ses résultats trimestriels le lendemain de ce lancement.

Côté technique, plus rapide au démarrage, moins gourmand en électricité et promettant de faciliter la mise en réseau de toute l'électronique de la maison, Windows 7, dans sa version grand public, a déjà été testé par plus de huit millions de personnes dans diverses versions expérimentales.

En 2007, Vista, en raison des pannes à répétition rencontrées par les utilisateurs avait nui à la compétitivité de la firme et avait donné à Apple l'occasion de gagner du terrain grâce surtout à son iPhone. Un succès donc indispensable à Microsoft pour court-circuiter aussi la menace de la concurrence de Google, qui travaille à son propre système d'exploitation.

Mais autre danger pour la firme : en Chine, Windows 7 Integral est déjà disponible pour 2 euros. Plus précisément, les versions piratées de son prochain système d'exploitation.

lundi, 19 octobre 2009

HP s’attelle à fixer les cerveaux africains sur le continent

La firme Hewlett Packard favorise la recherche en Afrique en fournissant l’infrastructure technologique

La firme informatique Hewlett Packard (HP) participe à maintenir les intelligences africaines sur le continent grâce à un programme dénommé "The Brain Gain initiative". Le programme, conduit en partenariat avec l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco), repose sur un principe simple. Celui de permettre aux scientifiques africains de travailler chez eux et dans les meilleures conditions technologies afin de développer de leur pays, en collaborant avec leur compatriotes évoluant à l’extérieur et avec des chercheurs du monde entier grâce à la mise en place de gigantesques réseaux virtuels baptisés grilles informatiques. Entretien avec Gabriele Zedlmayer, vice-présidente Corporate marketing et Citoyenneté mondiale HP Europe, Moyen-Orient et Afrique (EMEA).

Numéro un mondial et dans la zone Europe, Afrique et au Moyen-Orient (EMEA) en termes de ventes aux entreprises de serveurs et d’applications liées au stockage et à la gestion, leader des ventes de PC et d’imprimantes aux particuliers et aux entreprises, selon les chiffres communiqués par l’entreprise, Hewlett Packard est un acteur important du marché de l’informatique. Cette position alliée à une âme d’entreprise citoyenne font de la firme américaine un acteur de la lutte contre la fuite des cerveaux sur le continent africain depuis quelques années. Avec l’aide de l’Unesco et après avoir sélectionné 5 universités [1] , qui ont participé a un projet pilote entre 2006 et 2009, elle a permis officiellement début octobre à une dizaine d’autres de rejoindre la grande aventure du maintien des intelligences africaines sur leurs terres d’origine. Le Burkina Faso (2), le Cameroun (2), la Côte d"Ivoire (1), l’Ethiopie (1), le Kenya (2), le Maroc (1), la Tunisie (1) et l’Ouganda (2) ont rejoint le projet grâce à quelques unes de leurs universités. Développement de grilles informatiques (Grid, en anglais), questions climatiques, contribution de la diaspora au développement sont quelques uns des travaux de recherches des nouvelles recrues de "The Brain Gain Initiative", littéralement "gain de cerveaux". D’ici 2011, ils devraient être une centaine.

Afrik.com : Vous avez lancé un projet pilote majeur en 2006. Qu’est-ce qui vous a décidé chez Hewlett Packard à vous engager auprès de l’Organisation des Nations unies pour l’éducation, la science et la culture (Unesco) dans la lutte contre la fuite des cerveaux en Afrique ?
Gabriele Zedlmayer :
Hewlett Packard a toujours été une entreprise citoyenne. Nous nous y œuvrons depuis plus de 50 ans. A ce titre, nous travaillons avec des ONG et des gouvernements, des organisations comme l’Unesco ou l’Organisation des Nations unies pour le développement industriel (Onudi). Avec eux, nous identifions des domaines dans lesquels nous pouvons faire la différence en nous y investissant. La fuite des cerveaux en Afrique, qui coûte quelque 4 milliards de dollars par an au continent, a été identifié par l’Unesco comme étant un domaine d’action prioritaire. Beaucoup d’Africains diplômés quittent leur pays pour travailler à l’étranger au lieu de mettre leur expertise à la disposition du développement de leur pays. Pour y pallier, nous avons mis en œuvre avec l’Unesco un projet pilote qui est aujourd’hui dans sa phase d’extension.

Afrik.com : Vous avez choisi dans le cadre du projet pilote cinq universités dans cinq pays, à savoir l’Algérie, le Ghana, le Nigeria, le Sénégal et le Zimbabwe. Quels ont été vos critères ?
Gabriele Zedlmayer :
Encore une fois, c’est un processus dans lequel HP ne s’engage pas tout seul. Nous travaillons en étroite collaboration avec les ministères de l’Education de ces pays et l’Unesco. Les projets sélectionnés touchent à des domaines très variés comme les nanotechnologies, l’énergie ou encore les questions environnementales. Les critères qui prévalent vont de la nature des travaux de recherche menés par ces universités à leur contribution au développement, en passant par l’urgence des questions traitées.

Afrik.com : Pour relier d’abord les scientifiques africains entre eux, ceux qui sont restés à ceux qui travaillent à l’étranger d’abord, puis au monde entier, vous utilisez la technologie du Grid, une grille informatique. Pouvez-vous expliquer en des mots très simples en quoi elle consiste ?
Gabriele Zedlmayer :
Avant d’arriver au Grid, vous mettez en réseau des ordinateurs, des imprimantes et des serveurs. Vous mettez en place une infrastructure qui permet aux chercheurs de disposer d’un véritable environnement de travail. Ils peuvent entrer leurs données et les traiter. Mais certains projets demandent d’importantes capacités de stockage, plus importantes que celles qu’offrent les serveurs. La grille informatique permet d’intégrer les différents réseaux informatiques et de stocker de gros volumes de données de partout et qui, de même, deviennent accessibles de n’importe quel endroit dans le monde. Le Grid offre une grande capacité de travail tout en accédant à d’autres informations.

Afrik.com : Comment mettez-vous en contact les chercheurs qui travaillent dans leur pays et ceux qui travaillent en dehors du leur ?
Gabriele Zedlmayer :
L’Unesco et les ministères de l’Education, avec lesquels nous collaborons, disposent des informations précises sur la localisation de l’expertise.

Afrik.com : Le projet pilote a été mené de 2006 à 2009. Quinze nouvelles autres institutions ont rejoint récemment le projet, désormais baptisé " The Brain Gain Initiative". Vous voulez touchez une centaine d’universités africaines d’ici 2011, la date fixée pour la fin du programme ?
Gabriele Zedlmayer :
Nous sommes maintenant dans la phase d’extension du projet. Nous pensons que si nous introduisons toujours plus de technologie en Afrique, il sera d’autant plus facile d’étendre le programme. A ce stade, toucher 100 universités à l’horizon 2011 est un objectif raisonnable. Pour cela, nous avons besoin de plus de partenaires. Je rencontre actuellement d’importantes institutions, comme la Banque africaine de développement, pour voir comment nous pouvons donner de l’ampleur à cette initiative.

Afrik.com : Quels ont été les principaux enseignements de la phase pilote ?
Gabriele Zedlmayer :
L’idée derrière tout cela est de renforcer la collaboration entre scientifiques. Pour mettre en place le projet au Sénégal, par exemple, nous avons travaillé avec le Centre national de recherche scientifique (CNRS), l’institut de recherche français qui nous a aidés à installer le Grid à l’Université Cheikh Anta Diop de Dakar. Ce Grid fait partie de celui lancé par l’Union européenne en 2004, l’EGEE (Enabling Grids for E-sciencE qui intègre les ressources informatiques européennes) [2] Aujourd’hui, notre ambition est d’étendre ce Grid à tout le Sénégal, puis de reproduire ce schéma dans d’autres pays.

Afrik.com : Les scientifiques restent-ils vraiment dans leur pays ?
Gabriele Zedlmayer :
Nous savons déjà que ces programmes permettent de garder les scientifiques sur place. Avant l’Afrique, ils ont été conduits en Europe de l’Est, une région ravagée par la guerre dans les années 90. Nous l’avons encore une fois constaté en Afrique. Les scientifiques restent travailler dans leur pays parce qu’ils ont accès à la technologie, qu’ils peuvent conduire leurs travaux là où ils sont et qu’ils peuvent travailler avec des collègues partout dans le monde. Ils n’ont plus besoin dès lors de s’expatrier.

Afrik.com : Dans l’avenir, "The Brain Gain Initiative" misera aussi sur le "Cloud computing" [3] ?
Gabriele Zedlmayer :
C’est une technologie qui est diiférente de celle du Grid. "Le Cloud computing" n’est possible que par le biais d’Internet et nous aimerions mettre cette technologie à la disposition de l’Afrique. Il ne sera plus nécessaire de stocker ses données sur ses propres appareils, il suffira de les mettre sur le Net pour y accéder de n’importe où avec n’importe quel appareil.

 

Samedi 17 octobre 2009, par Falila Gbadamassi

Source : afrik.com


Pour en savoir plus,

- Visiter le site d’HP pour en savoir plus sur les projets pilotes.

- Visiter le site de l’Unesco pour en savoir plus sur "The Brain Gain Initiative" et les nouvelles universités qui rejoignent le programme.

- Lire aussi :
Des grilles de calcul pour contrer la fuite des cerveaux en Afrique

[1] Centre de développement des énergies renouvelables (CDER), Alger, Algérie
Création et consolidation d’un « Réseau virtuel » de chercheurs algériens travaillant sur l’énergie solaire dans leur pays et à l’étranger.
L’université KNUT (Kwame Nkrumah University of Science and Technology), Kumasi, Ghana Ce projet concerne le problème de la fourniture et de la gestion de l’énergie.
Université du Nigeria, Nsukka, Nigeria
Développement d’une expertise dans les techniques de culture des tissus des végétaux afin d’élaborer des stratégies visant à accroître et améliorer les récoltes indigènes au Nigeria et à les rendre plus résistantes à la sécheresse, aux maladies et aux insectes.
Université Cheikh Anta Diop, Dakar-Fann, SénégalCréation d’une série de programmes de recherche post-universitaires dans les domaines Science et Technologie, Médecine, Arts et Lettres.
Chinjoyi University of Technology, Chinjoyi, Zimbabwe
La recherche et le développement de technologies capables de répondre aux besoins énergétiques du pays de façon durable constituent l’un des objectifs clés de ce projet.
Source : HP

[2] La grille EGEE est composé de 41 000 unités centrales pour un espace de stockage de cinq millions de gigaoctets accessibles vingt quatre heures sur vingt quatre.
Source : L’atelier.fr

[3] "L’informatique dans les nuages" permet d’externaliser le stockage des données numériques

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